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Une ode à la belle chanson

L'édition 2018 de Festiv'en Marche s'est déroulée du 17 au 21 mai à Mouhet, avec  exposition, foire aux vinyles, spectacle pour les enfants et concerts.
Cinq jours de chansons où se sont côtoyés plus d'une douzaine d'artistes, venus d'univers très différents mais tous unis par un même combat :  porter la chanson d'expression, la défendre et la partager, agiter nos neurones. Fil rouge de l'évènement, les frères Scopitone ont revisité les grands standards de la chanson dans les 4m2 d'une caravane aux multiples ambiances pour le plaisir de tous.
Le concours « Chanson de paroles »  a fait découvrir Archibald, artiste aux multiples facettes. Melissmell est entrée dans l'arène avec ses convictions, ses forces et ses faiblesses, en contestataire affirmée. Puis Zoé Malouvet, lauréate de « Chanson de paroles » en 2016 est revenue pour laisser quelques traces d'une bien jolie écriture, fine et déliée comme sa voix. Haute-voltige ensuite avec Rémo Gary qui a embarqué le public à bord de son vaisseau dans les hautes sphères de sa « poélitique » pour jouer avec les mots et se jouer des maux de l'humain et de la société ! Certes élitiste par ses références historiques et poétiques, le propos fut servi par une interprétation hors du commun et magistralement accompagné par son pianiste. Il s'agissait bien là d'un chanteur engagé, mais à des années-lumière du produit marketing au champ lexical basique de la chanson racoleuse et consensuelle !
Dimanche, une grande bouffée d'air frais a soufflé sur Mouhet  avec Lucie Manusset, la femme aux deux têtes bien faites sachant manier le verbe haut et la dérision, avec ironie, dans la joie et une bonne « mauvaise » humeur contagieuse. Réjouissant ! Et Boule, aux textes ciselés, aux accompagnements soignés, entre humour et cruauté, entre rêve et réalité. Doit-on pleurer ou bien rire des choses de la vie telle qu'il nous la décrit ? La question reste posée.
Pour la dernière journée, nous étions loin des standards et du politiquement correct. C'est qu'il ose tout ce trublion nommé Eric Mie et il aurait tort de s'en priver même s'il vous demande ensuite s'il n'a pas exagéré, si vous n'avez pas été choqué ! Florilège de « gros mots » et d'expressions triviales comme pour mieux décrire l'homme dans son quotidien. Celui ou celle qui s'y est reconnu ne le dira peut-être pas mais l'aura certainement chanté. Parfaitement subversif !
Et pour conclure ce festival, Bernard Joyet qui n'écrit ni couplet ni refrain. Et pourtant il chante ! Beaucoup trop de notes, beaucoup trop de texte lui a-t-on dit un jour. Celaa tombe plutôt bien pour l'auditeur. De magnifiques moments de poésie partagés d'une voix douce et profonde, touchante. Et quel humour ! La chanson à texte, engagée ou dégagée, d'humour ou d'amour, simplement témoin de notre époque existe toujours !
Il suffit simplement de lui donner l'occasion de s'exprimer et de tendre une oreille curieuse, d'oser s'écarter des sentiers battus. Elle est bien « vivante » et la relève est assurée par toute une jeune génération enthousiaste, la preuve !
Il faut noter qu'à Festiv'en Marche, grâce à Eric Laurent et à son équipe de bénévoles, tout est réuni pour cela : l'organisation,  l'accueil des artistes et du public, les conditions d'écoute. Alors, rendez-vous pour l'édition 2019 !

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