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Des travaux attendus !

Routes

Après trente ans d’attente, les travaux d’aménagement de la RD990 seront enfin lancés, entraînant la fermeture de cet axe très fréquenté entre La Clide et la Seiglière, pour la période s’étalant du 24 juillet au 22 décembre.
La réunion d’information, qui s’est tenue sur la commune de Moutier-Rozeille, a été l’occasion pour les différents acteurs du projet, de livrer aux médias et riverains des données techniques permettant une compréhension des enjeux globaux de la réalisation. Lors de l’assemblée, étaient présents Valérie Simonet (présidente du Conseil Départemental), Hélène Faivre (vice-présidente en charge des infrastructures), Jean-Paul Burjade (maire de Moutier-Rozeille), Geneviève Barat (vice-présidente en charge de la Ruralité pour la région), les conseillers départementaux du canton de Felletin, les maires des communes riveraines, des représentants des entreprises concernées et des responsables techniques du projet. Une assemblée pluridisciplinaire qui a mis en avant le travail de concertation qui a été entrepris pour répondre à l’ensemble des contraintes posées pour cette opération d’envergure. Valérie Simonet a résumé l’état d’esprit de cette collaboration en ces termes : «avancer sereinement, et en écoutant tout le monde ».
Cet ambitieux projet attendu de pied ferme par les usagers et les municipalités a nécessité pour sa mise en œuvre la mobilisation de fonds publics importants, permise par le co-financement, à hauteur de 50% chacun, des conseils départementaux et régionaux. Cette double contribution a été rendue possible par la reconduction de la convention liant les deux collectivités - auparavant entre la région Limousin et le Conseil Départemental. Le soutien de la Nouvelle-Aquitaine a été primordial pour lancer ces travaux, dont le budget prévisionnel pour la première tranche se monte à 2,7 millions d’euros.
Après des reports successifs qui s’expliquent par des problématiques financières, écologiques ou encore de qualification des axes, le projet se concrétise enfin avec la volonté de répondre aux enjeux actuels, notamment en terme de désenclavement. Geneviève Barat a d’ailleurs précisé l’intégration de cette opération dans le cadre du «Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité territoriale», qui fixe un certain nombre d’objectifs en matière d’accessibilité, d’aménagement du territoire ou encore de développement durable. L’idée de faire de ces travaux un projet viable et vivable pour tous a été largement serinée. Un projet qui s’inscrit donc sur une longue durée, et pour lequel Hélène Faivre a remercié les nombreux partenaires «de ne pas s’être essoufflé en cours de route».
Au cours des dernières années, ce projet est clairement devenu une priorité, compte tenu de l’état des revêtements et de la source accidentogène que constituait cet axe et l’intersection de la Seiglière. Jean-Luc Léger a tenu à souligner la responsabilité dont ont fait preuve les élus locaux, en acceptant de renoncer à des réfections sur leurs communes, au profit de cet ambitieux projet. La sécurité routière et la qualité de mobilité ont été des facteurs décisifs.
Les travaux
Concrètement, en quoi ces travaux consistent-ils ? Après le lancement d’un double appel d’offres, la solution finalement retenue prévoit la création d’un créneau de dépassement. La première tranche se concentre sur une portion de deux kilomètres avec l’aménagement de ce créneau, qui nécessite la fermeture jusqu’au début de l’hiver prochain, de la RD 990 entre La Clide et La Seiglière. En plus, la création d’un passage agricole, d’une dimension de 4x4m est prévue à l’intersection de la RD 990 et la voie allant de Forest à Montrobert, sur le modèle de celui réalisé sur la RD941.
Durant la fermeture de l’axe, un itinéraire de substitution sera mis en place par la RD982, dite « route du Thym ». En prévision, des travaux de renforcement ont été menés, afin de supporter le trafic, qui y sera dévié. L’opération a coûté 180 000 euros. A noter, que deux jours seront encore nécessaires pour la finalisation de ces mesures, avant le 24 juillet. Les équipes techniques de la SNCF ont également été mise à contribution pour la sécurisation du passage à niveau et l’adaptation du rythme des liaisons circulant sur ces voies ferrées.
L’une des principales causes des retards enregistrés pour la réalisation de ce gros œuvre a été la question environnementale et écologique. Lors des prospections menées, des espèces animales et protégées ont, en effet, été découvertes sur le site, menant à une adaptation des temps possibles d’intervention et l’ajout de contraintes pour respecter leur milieu naturel. A cela s’ajoutent également d’autres réglementations notamment la «loi sur l’eau». Toutes ces nouvelles données ont dû faire l’objet de recherches plus approfondies et de demandes de dérogation pour l’obtention d’un arrêté préfectoral validant l’autorisation du chantier. Cependant, Valérie Simonet a affirmé qu’il n’était pas seulement question de subir ces contraintes, mais de faire de celles-ci un atout de développement durable». Un label «éco chantier»  a, à cette occasion été lancé, à titre expérimental. Elaboré avec l’aide de la Fédération Nationale des Travaux Publics, il a pour vocation de s’étendre à d’autres réalisations départementales. De plus, la présidente a insisté sur l’aspect qualitatif de ce chantier par la sélection d’entreprises certifiées. En terme environnemental, le projet s’inscrit sur le long terme avec un suivi par des experts environnementaux, qui se prolongera au-delà de la durée des travaux. De plus, tout un ensemble de mesures dites « compensatoires » ont été mises en œuvre, et, les ouvriers devant intervenir sur le chantier seront sensibilisés à ces questions lors d’une formation, le 19 juillet.
Pour répondre aux contraintes financières et environnementales, des solutions techniques innovante, qui se sont inspirées d’autres projets antérieurs concluants, ont été retenues. En terme de matériaux utilisés, ce sont, par exemple,  des enrobés tièdes, fruits d’une technologie complexe permettant un abaissement de la température de traitement, et  l’utilisation d’agrégats d’enrobés, consistant à recycler de l’enrobé déjà employé, qui permettront de l’imiter l’empreinte écologique.
Enfin, si une part belle a été faite à la préservation de l’environnement, les hommes n’en ont pas été pour autant oubliés. Le chantier permettra d’employer des entreprises locales, qui souffrent du déficit de commandes publiques, ces derniers temps. A l’issue de l’appel d’offres ce sont les S.A. Colas Sud-Ouest de la Brionne, S.A.S. TTPM d’Aubusson, et l’entreprise Bouillot BTP de Moutier-d’Ahun, qui ont été choisies. De plus, il a été précisé que la complète fermeture de l’axe, si elle peut être vue comme contraignante, a pour but d’améliorer la qualité de travail des ouvriers, et, à terme, d’assurer plus de sécurité pour les usagers, avec l’assurance de travaux réalisés dans les meilleures conditions. Le confort des riverains a bien entendu été pris en compte, même si certains s’inquiètent des conséquences de ces déviations et ont émis le souhait d’être informés plus personnellement par les conseillers techniques. Pour les personnes habitant aux abords de la zone fermée, des facilités d’accès seront mises en place, ainsi que l’aménagement de voies parallèles pour les voies communales. En dépit, de ces réticences marginales, on mesure le soulagement que procurent les débuts de ce chantier, pour les usagers de la RD 990 !

Quelques repères

gains écologiques
- limitation de 31% des émissions  CO2
- économie de 31% d’énergie et de 45% de la masse d’enrobé.
Mesures
compensatoires retenues :
- plantation de 800 mètres de haies pour replacer les 750 mètres arrachés
 - création d’habitats pour les espèces protégées type niches pierreuses, mares

Suite des travaux :
Deux autres phases de travaux sont prévues pour 2018-2019 prévoyant l’aménagement du carrefour de la Seiglière, l’année prochaine.
Pour ce qui concerne la physionomie de l’intersection de la Seiglière, pour l’heure rien de sûr. L’hypothèse avancée pour l’instant est celle de la réalisation d’un carrefour à sens giratoire, avec une potentielle branche supplémentaire prévue pour la zone artisanale.
Une seule donnée certaine, la date butoire de livraison du chantier final, fin 2019, fixée par la région.

 

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