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Un bon cru pour la 21e Foire du Livre

Littérature

La 21ème édition de la Foire du Livre de Naves, Mille et Une pages s’est déroulée ce week-end. Samedi, la conférence de Gilles Clément sur le thème du jardin planétaire a attiré plus de 200 personnes et la foire dominicale a battu son plein de convivialité et de dédicaces. La Foire du Livre de Naves a tenu son rang de rendez-vous littéraire mariant qualité et proximité.
La chaleur conviviale de la salle du Pré Bourru contrastait avec la  pluie froide du dehors. Un temps de lecture propice à la foire aux écritures, idées, dessins, styles, genres, rencontres et autres plaisirs textuels.
Claude Sérillon, journaliste et écrivain, était venu avec deux livres dont son premier recueil de poésie «Vers à Moi» : «Ce sont 36 textes en versification libre. A ma grande surprise, le livre trouve son lectorat» souligne l’auteur. Nous avions annoncé de lui un ouvrage mettant en scène De Gaulle et le général Franco. «Il sortira au mois de mai. Je me suis inspiré de faits historiques entre les deux hommes et j’y ai mis une part de fiction». A suivre.
La littérature existe par la chaîne  reliant écrivains, éditeurs, distributeurs, libraires aux lecteurs. Marion Obry est auteur et éditrice. Elle a fondé à Brive la maison Plume Blanche : «Il s’avère que j’ai suivi des études dans les métiers du livre. Au cours de mon cursus, je me suis dit que j’allais monter ma propre maison d’édition. Cela s’est fait en 2015» souligne t-elle. Marion Obry a publié une quinzaine d’auteurs à ranger dans la catégorie des romans de  l’imaginaire : «C’est tout ce qui touche à la fantasy, le fantastique, la science-fiction, la dystopie. Je trouve qu’il n’y a pas de meilleure littérature pour rêver, s’évader. C’est ce que j’aime écrire».
Les amateurs de Tolkien, J. K. Rowling, Barjavel et autre  cycle de Dune, ont peut-être pris goût aux mots et à la fiction avec des livres jeunesse. En Corrèze, les éditions Utopique de Didier Jean & Zad mènent un travail éditorial exigeant tant sur le plan esthétique que thématique. On se souvient qu’un de leur premier album «C’était écrit comme ça» traitait de la tragédie du 9 juin 1944 à Tulle.
Publié en 2018, «X comme adoption»  aborde avec pédagogie et délicatesse le sujet de l’adoption «Il y a un vrai jeu graphique où on peut s’amuser à trouver les lettres de l’alphabet. Le lecteur arrive à la conclusion que même si tu ne sais pas quel sang coule dans tes veines, le plus important est
l’amour de tes parents adoptifs» explique Zad.
L’album «Pour toute la vie» parle de la disparition d’un enfant mort avant de naître. «Notre désir est de permettre à des textes forts d’exister, des sujets rarement abordés en littérature jeunesse. Notre envie, c’est vraiment de libérer la parole dans les familles  avec ces livres  autour de sujets tabous, difficiles. On le fait toujours avec beaucoup de pudeur, de douceur, de poésie» souligne Zad.

Le jardin planétaire c’est nous

La conférence de Gilles Clément dans l’amphithéâtre du Lycée agricole aura été un temps fort. Le jardinier-écrivain-philosophe-ingénieur creusois a échangé avec le journaliste Daniel Martin avant de répondre aux questions d’un public venu en nombre  écouter un homme sans «ambition professionnelle» mais «personnelle». Il a retracé son parcours de vie et livré l’abécédaire d’un dictionnaire  composé des mots : nature, jardin, paysage, migration... Au mot nature, il préfère l’expression de «milieu ambiant»  un espace fusionnel où toutes formes de vie coexistent. La
nature désigne «ce qui est très distant, ce que l’on va maîtriser». Il est revenu sur son concept de Jardin Planétaire forgé à partir d’un triple constat : la finitude écologique, le brassage planétaire et la couverture anthropique (l’action de l’homme sur son milieu). Du jardin, il  donnera une formule poétique : «C’est le seul et unique lieu de rencontre de l’homme avec la nature où le rêve est autorisé». Le jardin est  le lieu du brassage planétaire «il est aujourd’hui celui des premiers temps : un jardin potager». Au milieu de ce jardin, on doit y planter  «la vie. La question de la biodiversité devient un enjeu  à partir de n’importe quelle échelle».
Le paysage se définit  comme espace visuel et corporel : «Ce qui se trouve sous l’étendue du regard et de tous les autres sens. ça dépend de la sensibilité de chacun, indépendamment de la culture, même si elle peut jouer un rôle». De la migration, il a rappelé que les plantes et l’homme ont
toujours été des voyageurs, le changement climatique aidant !
Dans ce monde en mouvement, «les habitants de la planète sont des jardiniers mais ils ne le savent pas». Et de la  fratrie vivrière  «On est passé de l’agriculture héroïque à une agriculture miracle à grand rendement qui a illusionné. Le paysan qui accomplissait un travail difficile a été remplacé par un robot qui se suicidera au bout parce qu’il n’y arrivera pas».  
Bien savoir cultiver son jardin, telle est toujours la question.

Serge Hulpusch

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