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En lutte pour leurs salaires

Social

Ils étaient en moyenne 25 à se relayer devant le centre de détention de Neuvic.
Une mobilisation « fort raisonnable compte tenu que ce sont des gens qui sont en repos puisque nous n’avons pas le droit de grève », explique Thierry Dumonteil secrétaire départemental de FO Pénitentiaire, et ce, dans un contexte où les syndicalistes sont sur leurs gardes, « car la Ministre est très à cheval sur tout ce qui est arrêts maladie, dépôt de clefs même si ça n’a jamais été fait à Neuvic, ou entrave au bon fonctionnement de l’établissement. On fait donc très attention, on revient sur des bases du mouvement syndical que je n’avais pas connu depuis vingt ans, on ne peut plus faire dysfonctionner l’établissement même si on a quand même bloqué les livraisons ». En effet depuis le mouvement de l’an dernier qui avait duré trois semaines, on a assisté à une sorte de chasse aux sorcières chez les syndicalistes et neuf personnes du centre de détention de Neuvic sont toujours en attente d’une mise à pied de quinze jours suite à ce mouvement.
Un mouvement qui s’était d’ailleurs terminé dans la douleur, « on avait pris un coup au moral suite au protocole d’accord syndical qui avait été signé par l’UFAP-UNSA après près de trois semaines de lutte pour une paire de botte et un gilet en côte de maille contre les coups de couteau de détenus. Au lieu de faire respecter la discipline au sein de l’établissement on préfère protéger les personnels ». Ou, en d’autres mots, on accepte la violence en prison comme étant inévitable.
Cependant l’UFAP-UNSA a payé cher cette signature de protocole aux dernière élections professionnelles du mois de décembre puisqu’il est passé derrière FO. « Depuis trente ans nous étions derrière eux. Mais nous avons été élus sur un programme avec la proposition de passer les surveillants de la catégorie C à B et les personnels d’encadrement de B à A. Nous sommes donc bien obligés de nous battre pour que le programme sur lequel nous avons été élus soit maintenant appliqué ».
Des mesures qui permettraient à ceux qui sont au bas de l’échelle de gagner 150 euros de plus par mois soit ce qu’on gagne en entrant dans la police. « Car aujourd’hui un jeune va rentrer à 1 450 euros pour être nommé en région parisienne, lyonnaise ou dans l’est (des passages obligés en début de carrière) avec des loyers plus élevés que chez nous en laissant sa famille derrière pour se faire frapper et cracher dessus. ça n’aide pas à recruter. Nous demandons pour les personnels encadrant le même principe ce qui représenterait 250 euros de plus. Ce que nous demandons aussi c’est la fusion des grades afin qu’un surveillant puisse passer brigadier sans avoir à passer des unités de valeurs alors que les deux font le même travail. Et nous demandons la même chose dans la catégorie au dessus, que le premier surveillant (équivalent d’un adjudant) passe major sans avoir à passer d’examen interne ».
Car aujourd’hui le métier connaît une crise d’attractivité, « lorsqu’un jeune tape sur internet « concours catégorie B », il tombe sur la police, la gendarmerie et les douanes mais pas sur nous car nous sommes catégorie C et ils ne tentent les concours chez nous que lorsqu’ils ont échoué à l’échelon au dessus. Et comme c’est peu attractif on recrute avec un niveau scolaire médiocre ». Aujourd’hui ces difficultés à recruter entraînent « un manque chronique d’effectif, car il n’y a pas les enveloppes budgétaires nécessaires au recrutement. Aujourd’hui au plan national, on est en sous effectif de 2 500 personnes. ça représente plus de trois promotions de surveillants qu’il faut huit mois pour former. Même s’ils ont ramené ce temps à six mois il faudrait 18 mois pour former 2 000 personnes en faisant fort. Sauf qu’entre temps il y a des départs en retraite (10 %), des départs dans d’autres administrations comme la police municipale ou nationale (10 %) et des démissions (10 %). Donc sur chaque promotion on a 30 % de perte », explique Thierry Dumonteil.
Un manque d’effectif qui se traduit localement par un manque de neuf postes de surveillant, quatre d’encadrant et trois de personnel administratif à Neuvic, neuf surveillants et deux encadrants à Mauzac et trois surveillants, un encadrant et deux administratifs à Périgueux. « Même sur les postes administratifs (catégorie C) personne ne demande car le territoire n’est pas attractif », poursuit Thierry Dumonteil qui ajoute, « nous avons aussi récupéré des missions de police avec les extractions médicales et les escortes au Palais de Justice en arme. Donc nous demandons à être payés autant que des policiers. On a leur mission mais pas leur salaire ». D’autres actions devraient avoir lieu à Périgueux dans les jours à venir.
« Une fois la question de la revalorisation des salaires réglée, il sera temps de se remettre autour de la table sur les questions de sécurité. Et il y aura beaucoup de choses à dire notamment avec le retour des djihadistes de Syrie qui ont reçu des formations militaires qui vont poser des problèmes de sécurité insoupçonnées par nos élites qui sont complètements déconnectées des réalités », conclut Thierry Dumonteil.

Philippe Jolivet