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La fête contre la violence

Fête du couteau

Si certains se posent la question de l’annulation ou non des événements prévus dans leur ville, les organisateurs de la Fête du couteau ont décidé de la maintenir tout en renforçant la sécurité. L’affluence record enregistrée dès le samedi matin leur a donné raison.

On s’en doute, le maintien de la fête du couteau après les attentats de Paris, de Nice, et l’assassinat dans son église d’un prêtre, durant la messe, à Saint-étienne-du-Rouvray, a suscité beaucoup de discussions.
Un couteau, c’est une arme. Est-il prudent d’en étaler des centaines sur un périmètre restreint et en vente libre, en ces périodes d’attentat ? La question s’est bien sûr posée aux organisateurs et aux pouvoirs publics, qui ont finalement décidé de maintenir l’événement, en renforçant la sécurité.
« Ce fut un casse-tête pour optimiser le dispositif, mais tout est parfait » constatait le sous-préfet de Nontron, Hervé Bournoville, chargé d’appliquer au mieux l'arrêté préfectoral concernant la sécurisation des manifestations publiques sur son secteur, lors de l’inauguration de la fête samedi matin. Pour Pascal Bourdeau, le maire de la commune, « c’est une erreur parfois d’annuler certains événements. On est en train de céder à la pression des terroristes. Il faut être vigilant, faire attention, sinon on risque de basculer dans une autre dimension, où on va se replier sur nous-mêmes ».
Pas question donc de céder à la psychose, et les citoyens ont montré qu’eux non plus n’étaient pas prêts à abandonner leurs projets et à se laisser envahir par la peur. Dès l’ouverture samedi matin les allées du plateau coutelier se sont remplies de visiteurs curieux, amateurs, passionnés... Dans une bonne humeur agrémentée par un soleil radieux, la foule a pris d’assaut les stands, les ateliers, s’est massée pour profiter des démonstrations, se renseigner sur les différents modes de fabrication, les lames damassées, les gravures, la qualité des manches, voire sur les confréries de couteliers qui comme chaque année sont présentes à Nontron. Parmi les visiteurs on compte beaucoup de locaux, du Nontronnais mais plus largement de tout le département, des collectionneurs passionnés qui réservent chaque année le premier week-end d’août pour venir à Nontron et font parfois des centaines de kilomè-tres pour s’y rendre, et des touristes passant presque par hasard.
C’est le cas de ce couple de Lyonnais, qui a loué un gîte à Milhac-de-Nontron et découvert l’événement en cherchant ce qui était proposé à proximité. « Nous voulions voir ce que c’était » confient-ils. Dès qu’ils sont rentrés sur le plateau, ils ont été « happés » par la confrérie des couteliers de Thiers qui proposait de créer son propre couteau, et cette entrée en matière les a plongés de la meilleure des façons dans l’esprit de cette fête qui n’est pas qu’une « expo-vente », mais une immersion au coeur du savoir-faire des artisans-couteliers. Il n’est peut-être pas utile de rappeler à nos lecteurs la longue tradition coutelière de Nontron avec le couteau qui porte son nom, si reconnaissable avec son manche en buis et son symbole. Pascal Bourdeau soulignait d’ailleurs que sa commune est connue dans la France entière grâce à sa Fête du couteau, qui draine de très nom-breux touristes : « Dans un rayon de 50 kilomètres, tous les hébergements sont pleins. Cette manifestation a des retombées économiques fortes ». Son président Michel Combeau lui emboîtait le pas : « Le couteau est le symbole de notre histoire, et Nontron est un des salons majeurs de la coutellerie ». La préfète, Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, qui participait à sa première Fête du couteau n’a pas boudé son plaisir de découvrir, « un monde de passion et de passionnés. J’ai l’impression que tout se passe en Périgord vert, l’éradication de la grenouille taureau, le pôle cuir... Ici c’une histoire de rencontre entre la fidélité aux traditions et la volonté résolue de se tourner vers l’avenir, de mettre en place une ruralité vivante, courageuse, inventive ».

La fête de l’élevage
Pour la première fois une « Fête de l’élevage » était couplée à la fête du couteau. Se déroulant à l’entrée du bourg, elle a été voulue par les organisateurs de cette dernière, estimant qu’elles pouvaient se compléter. Un éleveur l’a d’ailleurs souligné :
« pour couper une bonne viande, il faut un bon couteau ». C’est aussi un moyen de soutenir l’élevage du département, qui est toujours sur le fil du rasoir.

La préfète échappe à un attentat... bovin
Avant de se rendre sur le plateau coutelier Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc a fait un tour sur la fête de l’élevage.
Des animaux y étaient présentés, dont des bovins. L’un d’eux s’est à un moment échappé, a bousculé une femme, et la délégation officielle dans laquelle se trouvait la préfète a dû faire preuve de réflexe, l’animal se dirigeant droit vers elle. Plus de peur que de mal pour tous, la bête ayant été rapidement maîtrisée par les éleveurs, tandis que la personne heurtée par la vache était immédiatement prise en charge par les pompiers, qui se trouvaient sur place. Les premiers soins ont suffi à la remettre sur pied, et elle a pu continuer sa  journée, presque comme si rien ne s’était passé. Cette mésaventure à la conclusion heureuse n’a pas déconcerté la représentante de l’état, qui a poursuivi la visite, puis s’est rendue à la fête du couteau où elle a écouté avec beaucoup de curiosité les explications des exposants et des organisateurs de l’événement (qui ne pourrait fonctionner sans ses fidèles bénévoles), lancé par la municipalité et aujourd’hui repris par la communauté de communes Périgord vert Nontronnais, présidée par le maire de Sceau-Saint-Angel, Michel Combeau.

Sécurité  un dispositif renforcé
Pour la première fois, un service de sécurité professionnel avait été sollicité pour l’événement.
Tout un personnel de surveillance, reconnaissable avec ses tee-shirts noirs siglés « Sécurité » encadrait le plateau coutelier, renforçant ainsi le dispositif habituellement mis en place par les organisateurs avec des bénévoles, mais surtout la gendarmerie de Nontron qui chaque année se mobilise pour permettre tant aux visiteurs qu’aux exposants de passer un week-end en toute quiétude. Un défi de taille, puisque la commune multiplie par trois au moins sa population à cette occasion. « La sécurité est assurée au maximum » se réjouissait Colette Langlade, la députée du Périgord vert. « Le service d’ordre a été très largement renforcé » confirme Pascal Bourdeau, « en lien avec les gendarmes, les pompiers, le sous-préfet,. Le contexte est particulier aujourd’hui en France. Nous avons peut-être fait de la sur-protection, mais il faut continuer à avoir des manifestations, à vivre ». Quant aux visiteurs, soit ils savaient que notre République et ses pouvoirs publics allaient prendre leurs responsabilités pour protéger au mieux la population, soit ils avaient décrété que ce n’était pas quelques hurluberlus mal intentionnés et se cachant derrière de soi-disant préceptes religieux qui n’existent dans aucun Livre, qui allaient les empêcher de participer à toutes les manifestations qui les intéressaient. Peut-être un peu des deux...

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