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Ne plus s’aimer à en mourir

Santé

Le 1er décembre est la Journée mondiale de lutte contre le sida, une maladie encore trop présente qui frappe chaque année entre 6 500 et 7 000 personnes qui découvrent leur séropositivité. Il est pourtant facile de s’en protéger, surtout que le virus ne vit à l’air libre que quelques secondes.

C’est à l’hôpital local de Nontron que l’association Aides de Dordogne a choisi d’installer son stand d’information à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida.
Aller porter les discours de prévention en zone rurale est un choix que Laurence Maillard, chargée de projets en santé communautaire de la délégation périgourdine de l’association expli-que : « Nous ne réalisons pas assez d’actions en milieu rural, car nous faisons face à un problème de disponibilité. Mais les déserts médicaux s’intensifient, en entraînant un désert d’information et de prévention ». Elle confie que la population des campagnes n’a peut-être pas moins accès aux informations, « mais aux outils de prévention ». Pour se faire dépister, il faut se rendre dans un laboratoire d’analyses, mais dans les petites villes où tout le monde se connaît, il peut être difficile de le faire, par peur de la discrimination. Car elle est encore très présente, l’ignorance sur le sida poussant à exclure celui ou celle qui en souffre. « 49 % des séropositifs ont été discriminés dans la sphère familiale, amicale ou professionnelle en 2016 » révèle Gaël, bénévole à Aides. Les homosexuels et bisexuels continuent à être les principales victimes du virus, et pour les premiers, c’est souvent la double peine. Ils sont rejetés du fait de leur orientation sexuelle, et de la maladie. Laurence Maillard glisse : « Il y a le problème des gosses foutus dehors parce qu’homos. Quand ils l’annoncent à leur famille et qu’ils se font jeter de chez eux, ils se disent : à quoi ça sert que je me protège, puisque ma propre famille ne veut plus de moi, que mes amis me tournent le dos ? Ils perdent l’estime d’eux-mêmes ». Pourtant les progrès de la recherche sont spectaculaires, et une personne séropositive prenant un traitement (qui de plus en plus se confine à un seul médicament, sans effets secondaires) a exactement la même espérance de vie qu’un séronégatif. « C’est une maladie chronique et évolutive, qui demande à suivre un traitement à vie, comme beaucoup d’autres affections. C’est comme vivre avec le diabète » remarque Patrick, un autre bénévole d’Aides. On n’enregistre pratiquement plus aucune naissance d’enfant touché par le virus quand la mère prend régulièrement son traitement, et par sécurité le nourrisson est traité pendant quatre semaines après sa naissance. Mais les 15/25 ans représentent 11 % des nouvelles contaminations, et pour Aides il est important d’agir auprès de ce public. La transmission se faisant par voie sexuelle, une autre population est en danger, les couples qui se séparent après 30 ans de mariage. En retrouvant leur liberté, les conjoints ont alors d’autres partenaires, et sont d’une génération où l’usage du préservatif n’était pas habituel. « On entend encore : mais je ne prends aucun risque. Je le (la) connais » s’étonnent les militants d’Aides. Les migrants, qui peuvent se retrouver contaminés en France et qui n’ont pas accès aux soins sont une autre source d’inquiétude. Pourtant aujourd’hui, « le visage du Vih a changé» note Laurence Maillard. « Avec les nouveaux traitements, on est sur le parcours d’une ma-ladie chronique avec une médicamentation réduite et sans effets indésirables. Ceux qui en sont victimes peuvent travailler, avoir une vie sociale, amoureuse, des enfants... Avant, la plupart de nos actions consistaient en des groupes de parole, du soutien, de l’accompagnement. Aujourd’hui, nous sommes plus sur la prévention. Parfois, on nous demande d’être présents au moment de l’annoncer aux proches, et les familles peuvent aussi avoir besoin de soutien ». C’est principalement la méconnaissance qui rend les situations compliquées. Ce que beaucoup de citoyens ignorent encore, c’est que quand le virus est devenu indétectable, celui qui le porte ne peut plus le transmettre. Il faut savoir qu’à l’air libre, le virus ne survit que quelques secondes, moins d’une dizaine. En comparaison, celui de l’hépatite C, autre combat de l’association Aides, survit trois semaines. Bizarrement, les gens en font moins de cas. La dernière campagne de prévention a déchaîné les foudres des intolérants qui se révèlent de plus en plus au grand jour. La même, en 1989  (elle montrait deux hommes s’enlaçant) n’avaient pas provoqué
d’ire. « Aujourd’hui, on recule beaucoup » regrettent les bénévoles. « Il y a énormément d’intolérances ».

Environ 500 malades
Il y aurait entre 450 et 500 personnes vivant avec le Vih en Dordogne, des chiffres que Laurence Maillard prend avec beaucoup de précautions : « Si nous arrivions à dépister toutes les personnes qui ignorent leur séropositivité et que nous estimons en France à plus de 30 000, le chiffre périgourdin pourrait monter beaucoup plus ». De plus, en milieu rural particulièrement, ils sont nom-breux à se faire suivre à Toulouse, Bordeaux, Limoges... Pour atteindre les lycéens, peu réceptifs aux réunions de groupe telles qu’elles étaient organisées, Aides a formé les infirmières scolaires, des professeurs, conseillers d’orientation..., afin qu’ils puissent répondre aux questions que le jeune n’ose pas toujours poser en public. L’hôpital de Nontron souhaite inoculer le gêne de la prévention à ses équipes, et c’est dans ce sens qu’il s’inscrit dans cette campagne.

Aides en Dordogne
L’association tient des permanences chaque jeudi soir de 17 h à 20 h dans son local de Périgueux, 51 Allée du Port. Pour toucher un public plus large, elle met à disposition des sous-préfectures toutes les informations nécessaires pour ceux cherchant où trouver des réponses à leurs questions. Pour l’instant, leurs dépliants et magazines sont axés sur le Vih mais dès le début de l’année ils informeront aussi sur l’hépatite C. L’hôpital de Nontron veut pouvoir répercuter l’information, et faire comprendre que l’hôpital peut aussi faire de la prévention, pas que du soin.