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Lla télémédecine expérimentée

Le Sdis24 (Service départemental d’incendie et de secours) et le Samu viennent de signer une convention portant sur l’expérimentation d’un système de télémedecine sur le secteur du Nontronnais. Objectif, lutter contre la désertification médicale. Ce dispositif sera néanmoins utilisé dans les situations d’urgence.

Par Philippe Jolivet

Le Nord Dordogne est l’enfant pauvre de la médecine puisqu’il est situé à plus de 30 minutes des structures médicales d’urgence et c’est afin de pallier ce manque d’égalité d’accès au soins que le Samu du Centre hospitalier de Périgueux et les sapeurs-pompiers vont expérimenter la télémédecine sur le secteur pour une durée de dix mois.
C’est donc bien dans le but de lutter contre les déserts médicaux que la télémédecine en situation d’urgence va être testée sur le secteur. Concrètement il s’agit d’une valise mobile qui permet de contacter un médecin spécialisé à distance qui pourra donc réaliser une téléconsultation du patient en situation d’urgence. L’appareil est équipé de systèmes audio et vidéo, d’un stéthoscope électronique qui permet une auscultation à distance, ainsi que d’un électro-cardiogramme. Cette valise est en fait un « noyau central » qui peut être équipé d’autres outils comme par exemple des appareils de cardiologie et bien d’autres périphériques communicants pour
d’autres spécialités. « Du fait de cette modularité, on pourra s’équiper de façon progressive en fonction des besoins, tout en gardant toujours la même solution de base, contrairement aux systèmes actuels qui n’existent que pour une seule spécialité, voire une seule pathologie », indiquent les professionnels. Cet équipement permet également de faire des analyses de sang dont les résultats sont connus dans les quinze minutes qui suivent.
Jusqu’à maintenant, les situations d’urgence à plus de 30 minutes des services hospitaliers pouvaient  être traitées par l’utilisation d’un hélicoptère. Un moyen coûteux mais surtout dont l’utilisation est limitée en fonction des conditions météorologiques qui parfois interdisent tout simplement son usage.
Un dispositif étendu
Ce système est équipé de quatre cartes Sim, permettant de passer d’un réseau téléphonique à l’autre sans coupure et il permet aussi de
« mixer » ces réseaux entre eux pour avoir un débit stable (en additionnant les bandes passantes). Une option permet également
d’avoir une liaison satellite pour une couverture totale du territoire. Cependant, très coûteuse, cette solution n’a pas été intégrée dans la
« valise » dont seront équipés les services de secours. C’est là la limite du système, lorsque ces services interviendront dans des zones « blanches », ils devront se déplacer avec le patient dans une zone où il y aura du réseau. « En dernier recours, on peut utiliser le système radio, mais dans ce cas, on ne garde que l’audio et la transmission d’électro-cardiogramme avec un décalage pouvant aller jusqu’à dix minutes. Mais cela reste seulement une solution de secours, dans le cadre d’une tempête par exemple, avec destruction des infrastructures de communication », indiquent les professionnels. Enfin la valise peut servir de balise de repérage pour l’hélicoptère.
Depuis le mois de janvier 41 sapeurs-pompiers (infirmiers et conducteurs) ont été formés à l’utilisation de cet outil. Au terme de ces dix mois d’expérimentation, le dispositif pourrait être étendu à toute la Dordogne.

La télémédecine pour quels soins ?
Les services de santé ont listé les cas pouvant être pris en charge par l’outil de télémédecine dans le cadre de la permanence de soins. Elle pourra donc être utilisée dans les cas suivants : douleurs thoraciques, suspicion d’Avc, détresse respiratoire, patient inconscient, plaie hémorragique, fracture déplacée, ouverte, accident sur la voie publique avec plusieurs victimes pour bilan initial, évaluation d’une brûlure grave, absence de médecin pour avis sur Ehpad, médecine de catastrophe, Ebola (ou tout agent infectieux nécessitant un isolement).