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Mise hors la loi par la préfecture

Sans Papiers

Hier Nanci Miala était accompagnée de son collectif de soutien à la préfecture alors que son autorisation provisoire de séjour expirait. Aucune réponse ne lui a été donnée la rendant hors la loi d’ici la prise de décision du préfet.

Arrivée en France en mai 2013, Nanci Miala a quitté l’Angola après que son fils aîné de 15 ans ait été enrôlé dans l’armée du front de libération de Cabinda. De peur que ses deux autres fils ne deviennent eux aussi des enfants soldats, elle a préféré fuir son pays. Depuis ses deux enfants sont scolarisés en Cp et en Cm1. Fin novembre 2014 elle va voir la directrice de l’école pour lui expliquer qu’elle est déboutée de sa demande de droit d’asile sous le statut de réfugiée et perdra d’ici la fin du mois son logement à l’Asd (Association de soutien de la Dordogne).
Un collectif s’est rapidement créé autour de la situation de cette femme seule avec ses trois enfants (une petite fille est née depuis en France), qui risquait se retrouver à la rue. « Nous avons demandé du soutien auprès de l’Asd qui a bien voulu lui trouver un autre logement et dans la foulée le collectif a fait une demande d’admission exceptionnelle au séjour », explique Pierre Daniel-Lamazière membre du collectif. « Le préfet n’a pas répondu à la demande de titre mais elle a quand même obtenu une autorisation provisoire de séjour de trois mois qui expirait aujourd’hui. Le préfet  s’est empressé de ne pas accepter ou refuser le titre de séjour mais n’a pas non plus pris de décision d’Oqtf (obligation de quitter le territoire Français). C’est cette inertie délibérée qui met aujourd’hui Nanci hors la loi, alors que tout le monde est au courant de sa situation et que même le maire de Périgueux a déclaré qu’il soutiendrait sa
demande », poursuit-il.
« Si nous nous sommes rendu ce matin à la préfecture c’est pour rester dans le cadre de la loi car elle n’a désormais plus de document lui permettant d’être sur le territoire », explique Tatou Mistaudy qui l’accompagnait, soulignant l’accueil correct de la guichetière de la préfecture elle explique au collectif, « le préfet s’est donné jusqu’à vendredi pour donner une
réponse ». « C’est inacceptable », s’offusque Jean-Michel Cherbéro, « cela fait quinze jours qu’ils repoussent la décision, il savent très bien qu’à terme il y aura probablement un titre de séjour, mais là ce sont eux qui ne respectent pas la loi ». Le collectif a donc décidé de se retrouver vendredi à 8 h 30 devant la préfecture pour soutenir Nanci atterrée par les événements du jour.
Philippe Jolivet

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