Expulsion d’Hamza : l’indignation

Sans Papiers

Hier une cinquantaine de personnes avait répondu à l’appel de Resf (Réseau éducation sans frontières) pour exprimer leur indignation face à la brutale expulsion de Hamza Amhaouch.
Hamza était arrivé mineur en France pour y rejoindre sa mère, sa sœur Nadia et son frère Yassir qui vivent en France de façon tout à fait légale. Après avoir passé un Cap à l’Eréa de Trélissac il avait souhaité poursuivre ses études en Bac Pro Menuiserie Construction Bois au lycée professionnel de Chardeuil. Bernard Prost le proviseur du lycée témoigne, « Hamza ne posait aucun problème, c’était un élève sérieux, réglo, je suis indigné qu’on ne lui laisse même pas passer son Bac. Il passait en terminale et l’aurait sûrement obtenu car il était sérieux, travailleur c’était un chouette élève. C’est profondément injuste. Il était en pleine épreuve de Bep mais venait de se fracturer l’avant bras et devait repasser des épreuves en septembre ».
Son professeur principal Laurent  Cabot explique quant à lui l’état d’esprit de Hamza, « après les attentats du 7 janvier il a montré une forte émotion et expliqué aux autres élèves que l’Islam n’avait rien à voir avec ça et qu’il avait été élevé dans la tolérance et en étant tourné vers les autres. Même s’il avait quelques difficultés à l’écrit en Français, c’était un bosseur il avait obtenu son Cap et voulait continuer. En fin 2014 il a failli être expulsé mais Yves Borde avait obtenu un accord tacite avec la préfecture pour qu’il puisse finir sa scolarité. On a vraiment l’impression que depuis son décès on a décidé de se lâcher ».
Comme tout mineur arrivé en France Hamza était protégé par son âge, « mais une fois que ces enfants arrivent à 18 ans, il faut qu’ils fassent une demande de régularisation. Hamza avait déposé en février dernier une demande de titre de séjour qui n’a jamais été instruite c’est donc en toute violation du droit que le préfet l’a mis dans un avion sous la menace des policiers sans statuer sur sa demande de titre de séjour, ni lui notifier une nouvelle Oqtf (Obligation de quitter le territoire Français) qui aurait pu lui ouvrir un droit de recours suspensif (Ndlr : un recours contre le premier l’Oqtf avait été déposé devant le tribunal administratif et le jugement était attendu pour le mois de septembre). Nous étions en contact téléphonique avec lui jusqu’au dernier moment, il était terrorisé. Pourtant le préfet avait pris un engagement oral auprès d’Yves Borde de lui laisser terminer son année scolaire sans jamais le munir d’une autorisation de séjour pour autant. Et effectivement c’est le jour même de  la fin de l’année scolaire qu’il a été arrêté à son domicile », explique Jean-Michel Cherbéro de Resf.
Sa sœur Nadia avec qui il vit depuis quatre ans raconte dans quelles circonstances se sont déroulés les faits, « la police est venue frapper à notre porte à 11 h du matin et a demandé à lui parler, il lui ont dit que c’était pour lui remettre son passeport et qu’il fallait qu’il les suive au commissariat. Je leur ai demandé pourquoi ils ne l’avaient pas apporté. Ils ont dit que c’était la procédure et que s’il n’y avait aucun problème il serait relâché. Cinq minutes plus tard ils nous ont téléphoné en disant qu’il fallait préparer ses affaires car il retournait au Maroc. Il a passé toute son adolescence ici et il s’y plaisait. On le renvoie au Maroc où nous n’avons quasiment pas de famille puisque notre père a refait sa vie avec une autre femme ».
Un avenir qui semble bien compromis pour le jeune Hamza.
Philippe Jolivet

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Commentaires

Je suis la seure de hamza je suis choqué pour le départ de mon frère
Ma fille aussi qui soufre d une maladie chronique grave
il nous manque déjà j arrive pas a rentrée dans ca chambres en pleure pour sont départ menacées
En souffre beaucoup la
Hamza revien il t'a ta chambre ton plat te copains et moi tu m'a laisser Hrant vide mon frère
Un grand merci à resfoerigeux