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Un résistant d’une grande humilité

Nécrologie

Le Résistant et ancien et président d’honneur de l’Anacr Paul-Henri-Christian Galtié vient de disparaître à l’âge de 95 ans. Ses obsèques seront célébrées vendredi à 17 h au crématorium de Notre-Dame-de-Sanilhac. Retour sur le parcours de cet infatigable combattant du devoir de mémoire.

Paul-Henri-Christian Galtié, Christian pour l’état civil mais Paul pour ses amis est décédé mardi à l’âge de 95 ans laissant le monde des passeurs de mémoire dans une profonde tristesse.
Paul Galtié était un homme qui malgré les coups durs de la vie : la perte de sa mère lorsqu’il avait 9 ans, celle d’un petit fils décédé accidentellement en Irlande et celle de son épouse Marcelle avec qui il formait un couple fusionnel (et dont le décès l’avait beaucoup affecté), avait su garder son côté jovial et plein d’humour. « J’ai apprécié les moments de convivialité partagé avec ce bon vivant, pince sans rire et d’une grande modestie », explique Jean-Paul Bedouin, président délégué départemental de l’Anacr.
Paul Galtié est né le 14 mai 1921 d’un père cheminot très engagé à gauche et qui avait participé aux grèves de 1920 et de 1936. Après ses études au lycée Albert Claveille, il suit le chemin de son père et est embauché en février 1940 aux ateliers du PO comme ajusteur-monteur. Mais la guerre éclate et Paul s’engage. Il sera incorporé dans un bataillon du Génie avant d’être démobilisé après l’armistice. Durant son incorporation, il suit une formation de mineur-pontonnier. Des connaissances qu’il mettra en œuvres quelques mois plus tard au sein de la Résistance.
Ayant repris son travail à la SNCF, il est contacté par Résistance-Fer, par le Front national, le vrai, le Front national de Libération et l’indépendance de la France et, tout naturellement, entre dans la Résistance, lui qui, dès le 14 juillet 1940 défilait rue de la République à Périgueux. Entrée dans Résistance-Fer, il participe à de nombreuses opérations de sabotage de chemins de fer, accompagne de nombreux résistants jusqu’à la frontière espagnole, rédige  et distribue des tracts appelant à la lutte contre l’occupant. « Il va même jusqu’à voler la carte d’un milicien dans les vestiaires des Ateliers et est recherché par la Gestapo, ce qui lui vaudra d’être muté à Brive par un de ses supérieurs membre de la Résistance afin qu’il n’ait pas d’ennuis », explique Jean-Paul Bedouin.
A Brive, il continue ses opérations de sabotage mais est repéré en tant que Résistant et doit rejoindre le maquis ou il intègre le 1er Régiment FTP Dordogne-Nord, tout d’abord dans le groupe Ricco puis le groupe Victor. Il met alors ses talents de mineur-pontonnier au profit de la Résistance ce qui l’amènera notamment à détruire le pont du Vetz à l’entrée de Coulaures le 28 juin 1944, stoppant la progression d’une colonne allemande qui n’aura d’autre choix que de se replier sur Périgueux. Cette épisode vaudra à la ville de Coulaures de se voir attribuer la Croix de guerre. Le 10 juillet c’est le pont de Glane à trois kilomètres de là qu’il détruit contraignant une fois de plus l’ennemi à faire demi-tour. « A deux reprises, grâce aux sabotages, dans lesquels Christian Galtié a pris une part décisive, la cité de Coulaures échappe aux représailles allemandes », précise Jean-Paul Bedouin. En juillet 44 toujours, il participe au minage et à la destruction d’une arche du viaduc ferroviaire de Saint-Germain-des-Près obligeant l’occupant à renoncer à utiliser la voie ferrée Angoulême-Brive pour s’acheminer vers les ports de l’Atlantique.
Paul Galtié rejoint ensuite le maquis du Lot et participe à la libération de Gourdon, puis de Toulouse. Versé au 2è Régiment d’Infanterie du Lot le 15 septembre 1944, on le retrouve aux armées, le 12 novembre 1944, dans le secteur de la pointe de Grave. Le 1er décembre 1944, il souscrit un engagement pour la durée de la guerre. Paul est alors à la tête d’un corps franc, petite unité d’une vingtaine d’hommes qui va au contact de l’ennemi, en vue de recueillir de précieuses informations. C’est au cours d’une de ces missions qu’il est blessé grièvement à l’épaule, le 26 décembre 1944. Blessure qui lui vaut d’être cité à l’ordre de la Brigade par le colonel Milleret, commandant les Forces Françaises de la Pointe de Grave. Une citation qui lui donnera le droit de porter la Croix de Guerre étoile de Bronze.
Après sa convalescence il retourne à la pointe de Grave et trois semaines plus tard, le sergent-chef Galtié, après avoir filé, avec son unité, sur l’Alsace, transité par Sarrebourg et Morhange, participe à l’occupation du Palatinat, du 9 mai au 6 septembre 1945. Démobilisé à compter du 7 octobre 1945, il se retire à Périgueux où il épouse Marcelle Lescure qui lui donne une fille. Il reprend son activité aux Ateliers SNCF du P.O.
Là, il reprend des cours du soir pour pouvoir évoluer dans sa carrière qu’il achève en 1976 comme chef d’atelier apprécié pour sa compétence, sa rigueur, mais aussi son grand cœur.
Le passeur de mémoire
Mais c’est une retraite active qu’il mène en créant et devenant le président de la section cyclotouristique du COPO en 1977 et en rejoignant en 1995 la section de Périgueux de la Ligue des droits de l’homme. Il continue également à mener de front ses activité dans le monde ancien combattant et dans la transmission de la mémoire, des responsabilités qu’il avaient prises très tôt puisque on le retrouve secrétaire départemental de la Fncac de 1945 à 1976, secrétaire départemental de Résistance-Fer de 1945 à 1999, secrétaire départemental-adjoint de l’Anacr à partir de 1990, co-président, avec Jean-Paul Seret-Mangold qui vient lui aussi de disparaître très récemment, du comité Anacr de Périgueux. Il était depuis 2010 président d’honneur de l’Anacr, secrétaire départemental du Comité de Liaison de la Résistance qui fédère 10 associations de Résistants et de déportés, secrétaire du Comité du Prix de la Résistance et de la déportation depuis 1998. A ce titre il allait témoigner dans les collèges et lycées du département et participait aux cérémonie de remise de prix du concours national de la Résistance. « Il a joué un rôle de passeur de mémoire très important; car c’était un des derniers à pouvoir venir témoigner avec Ralph Finkler et Vincent Gracia ce qu’il a fait pendant une quarantaine d’années puisqu’il a rejoint le comité du prix de Dordogne dès sa création en 1974 », explique Jean-Paul Bedouin. Adhérent de toujours de la Fndirp auprès de ses amis René Chouet et Léon Lichtenberg, c’est naturellement qu’il a rejoint en 2014 l’Afmd lors de la mutation des deux associations.
Un homme qui a toujours su rester humble, « il ne s’est jamais mis en avant alors qu’il avait un parcours de Résistant exemplaire qui lui a valu la Croix de Guerre étoile de Bronze, la médaille de la Résistance, la Croix du combattant volontaire de la Résistance, la Croix du combattant 39-45 et d’être Chevalier de l’ordre national du mérite. Nous nous sommes battus des années pour qu’il obtienne la Légion d’honneur qu’il aurait amplement mérité et ça restera pour nous membres de l’Anacr un de nos grands regrets », conclue Jean-Paul Bedouin.
L’Écho de la Dordogne présente ses sincères condoléances à sa famille.

Philippe Jolivet

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