12 mois ferme pour extorsion

Justice

Hier, un homme de 29 ans était jugé dans le cadre d’une comparution immédiate pour des faits d’extorsion avec violence ou menace.
Les faits se dont déroulés dans la soirée de jeudi dernier dans le secteur de la rue Taillefer. Peu avant une heure du matin, un jeune homme se présente au commissariat pour dénoncer des faits d’extorsion dont il a été victime une vingtaine de minutes plus tôt. Les policiers mettent rapidement la main sur deux hommes en état d’ébriété qui sont placés en garde à vue. L’un d’eux, âgé de 24 ans ayant été conduit à l’hôpital pour passer une radio en a profité pour prendre la fuite et est toujours activement recherché. Ce soir là, le prévenu sorti du centre de détention de Mont-de-Marsan six jours plus tôt suit son ami de 24 ans (l’individu en fuite) dans une soirée où ils consomment des stupéfiants et s’alcoolisent abondamment. Il passe une partie de la soirée chez selon eux des albanais envers qui le plus jeune des deux aurait des dettes. Le ton monte lors de la soirée et une bagarre s’ensuit ce qui lui vaudra d’être blessé et d’être transporté à l’hôpital lors de son interpellation. Les deux hommes quittent donc la soirée qui a dégénéré et le plus jeune des deux propose au prévenu de finir la soirée chez un voisin des albanais. La victime qui est en train de passer la soirée avec une amie est sous le choc lorsque les deux hommes pénètrent dans son appartement après avoir donné deux coups dans la porte qui n’était pas verrouillée, du sang sur les mains et sentant fortement l’alcool. Et ce, d’autant qu’il ne connaît aucun des deux hommes si ce n’est le plus jeune qu’il a déjà croisé dans la rue. Celui-ci lui demande alors 20 euros, ou des stupéfiants. La victime rétorque qu’elle n’a ni l’un ni l’autre. Le plus jeune le menace alors de lui tirer dessus et de revenir tout casser chez lui. Sous la menace, il est conduit par les deux hommes à un distributeur de billets où on le force à composer son code. Au total les deux hommes retirent 300 euros en deux fois du compte de la victime. Lors de sa comparution le prévenu, qui était aussi poursuivi pour détention de stupéfiants, a expliqué s’être retrouvé entraîné dans cette histoire bien malgré lui. « on a été chez les albanais et il y a eu bagarre ensuite on a été chez ce monsieur que je ne connais pas et ce n’était pas mon intention. C’est vrai j’ai ouvert la porte mais je ne l’ai pas cassée, je lui ai même dit que je n’avais rien à voir dans tout ça. Je n’aurais pas dû le suivre, ni même accepter les 80 euros, mais je ne l’ai pas menacé je me suis même embrouillé avec mon collègue car je ne voulais pas qu’il fasse ça. Je venais de sortir, je voulais faire une soirée mais jamais de la vie je n’aurais pensé que ça finirait comme ça. Je m’excuse c’est tout ce que j’ai a dire ». Impulsif à la barre, le prévenu comptabilise 25 condamnations, principalement pour des faits de vols, vols aggravés et recel. Placé dans des instituts après que son père ait été incarcéré et avoir perdu sa mère à l’âge de 14 ans, le prévenu était traité aux neuroleptiques qu’il ne prend plus préférant les substituer avec de l’alcool et du cannabis. Il échappe même devant la présidente qu’il ne vivait plus chez sa compagne depuis quelques jours après l’avoir frappée car elle l’aurait trompé. Une personnalité et une attitude qui n’ont pas encouragé le tribunal à la clémence puisqu’il a été condamné à 18 mois de prison dont 6 avec sursis et mise à l’épreuve pendant trois ans avec obligation de soins, de travail, d’indemniser la victime et interdiction d’entrer en contact avec elle. Il a été incarcéré à l’issue de l’audience. Son complice est activement recherché.
Philippe Jolivet

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