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L’urbanisme à grande échelle

Le Grand Périgueux vient de lancer des études pour l’élaboration de son Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI). A l’issue d’une vaste concertation avec la population, cet outil chargé de faire émerger des projets doit être arrêté en 2019.

Trois ans, c’est-à-dire jusqu’en 2019, c’est le temps que se laisse le Grand Périgueux pour parvenir à élaborer son Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI). Un objectif ambitieux pour ce document de référence pour les 43 communes du territoire et qui sera opposable, d’autant que son élaboration sera menée à travers une vaste concertation avec les habitants à travers 35 réunions publiques. « Le PLUI est un acte fondateur, qui nous engage sur les futurs projets sur une échelle de dix à quinze ans », rappelle Stéphane Mottier, le vice-président en charge de l’urbanisme. Un document qui va remplacer tous les documents d’urbanisme communaux existants et qui va offrir une vision intercommunale sur un certain nombre de projets transversaux tels que le logement, la mobilité, l’économie, le cadre de vie, la protection de l’environnement, etc.
Concertation
L’élaboration du PLUI, menée en parallèle du SCOT (Schéma de cohérence territoriale) dans lequel il doit s’emboîter, doit se faire sur trois ans avec un maître-mot répété à l’envi : concertation, concertation, concertation. Pour ce faire, le Grand Périgueux s’est adjoint les services d’un sociologue et enseignant à l’école d’architecture et de paysage de Bordeaux, Jean-Philippe Guillemet, de l’agence d’urbanisme girondine Métropolis. C’est lui qui sera chargé d’animer les 35 réunions publiques (à raisons de sept en cinq phases) et surtout de recueillir les avis des habitants du Grand Périgueux invités à s’exprimer autour de trois thématiques principales : la mobilité, la dynamique économique et le cadre de vie. Trois thèmes qui font partie intégrante du projet de mandat.
« Il faut voir le PLUI comme une réflexion avec de la hauteur pour déterminer ce que l’on aura comme outil pour le développement économique de demain », insiste Stéphane Mottier.
La première phase de concertation menée dans les semaines qui viennent (lire par ailleurs), consistera en un entretien de territoire suivi d’un atelier de concertation sur le développement du territoire.
« En résumé, il s’agit d’abord de prendre le pouls des habitants, de leur demander de définir leur territoire, quelle en est la qualité de vie, comment ils le perçoivent et ce qu’ils en veulent pour demain », indique Jean-Philippe Guillemet. L’objectif affiché est clair, effectuer un diagnostic des idées et des attentes des habitants pour le confronter avec le diagnostic des experts. D’ici octobre ou novembre, une seconde salve de réunions publiques sera organisée pour confronter les habitants au premier diagnostic et les faire réagir à plusieurs scénarii envisagés. Un projet d’aménagement de développement durable (PADD) doit également être mené dans la phase deux du PLUI. La quatrième et dernière phase de l’élaboration doit quant à elle intervenir fin 2018 et sera le rendu, ou plutôt la traduction réglementaire du PLUI.
Bien sûr, tout cela suppose qu’il y aura quelques points d’achoppements comme par exemple où protéger les espaces naturels, quelle latitude se donner sur le développement économique et urbain. « La problématique est à la fois simple et complexe, il faut trouver des équilibres », résume Stéphane Mottier. Ce qui ne sera pas facile à l’Est de l’agglomération où le sujet de la construction d’une déviation crispe particulièrement le débat.
Si le calendrier prévisionnel est respecté, le PLUI devrait donc, après une phase d’enquête publique, être entériné fin 2019, soit juste avant la fin du mandat. Mais d’ici là, les PLU des communes seront toujours valables.

Sept réunions déjà programmées
Au total d’ici 2019, pas moins de 35 réunions publiques de concertation vont être organisées dans sept villes différentes du Grand Périgueux. Le calendrier des premières réunions est connu. Elles vont s’échelonner entre le 15 mai et le 7 juin. Le voici.
Lundi 15 mai à Périgueux, de 18 h à 20 h à l’amphithéâtre de la médiathèque Pierre Fanlac.
Mercredi 17 mai à Saint-Pierre-de-Chignac, de 18 h à 20 h à la salle du conseil municipal en mairie.
Lundi 22 mai à Agonac, de 18 h à 20 h à la salle des fêtes.
Mardi 23 mai à Antonne-et-Trigonant, de 18 h à 20 h à la salle Storelli (salle des fêtes).
Lundi 29 mai à Val-de-Louyre-et-Caudeau, de  18 h à 20 h à la salle des fêtes de Cendrieux.
Vendredi 2 juin à Razac-sur-l’Isle, de 18 h à 20 h au foyer rural.
Mercredi 7 juin à Vergt, de 18 h à 20 h à la mairie (salle étage).

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