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Que la France prenne ses reponsabilités

Politique

Hier, une quarantaine de militants de Dordogne Palestine étaient présents pour une action devant la préfecture. Une délégation a été reçue par la sous préfète Sonia Penela à qui l’association a fait part de ses revendications.
Cette manifestation avait notamment pour but de revenir sur le sort des prisonniers politiques palestiniens. Le 15 mai dernier Dordogne Palestine avait d’ailleurs mené une action symbolique devant le Palais de Justice afin de soutenir ces prisonniers en grève de la faim, « il aura fallu 41 jours avant que le gouvernement israélien n’accepte de négocier. Pourtant que demandaient  ces prisonniers : Des conditions de détention dignes, définies par le Droit International, notamment la IVe Convention de Genève », explique Violette Folgado présidente de Dordogne Palestine. Parmi ces règles définies par la convention de Genève : la fin des arrestations violentes, « souvent de nuit, et des transports pénitentiaires longs et délibérément inconfortables », précise-t-elle. La fin des interrogatoires « souvent brutaux et des conditions de détention qui sont très dures ». La fin des mauvais traitements, « voire de la torture qui sont monnaie courante et dont  les enfants sont particulièrement ciblés, en violation de la Convention sur les droits de l’Enfant ». Des soins médicaux appropriés.
« Plusieurs prisonniers  sont morts faute de soins. Mais aussi accès à des conditions sanitaires, d’alimentation ». L’accès à l’information et à l'éducation, ou encore à la communication avec les familles. La fin de la mise à l’isolement pour de longues périodes. La fin de la détention administrative « qui est une pratique courante. Comme sous l’apartheid en Afrique du Sud, c’est une procédure qui permet de maintenir un détenu en prison pour des périodes de 6 mois renouvelables à l’infini, sans jugement ni justification. Toutes ces pratiques israéliennes n’ont pour objectif que de casser la structure sociale en Palestine occupée et de briser la volonté de résistance à l’occupation ».
Concernant la question des prisonniers politiques, et notamment celles des enfants, Dordogne-Palestine organisera une initiative autour du 20 novembre, Journée Internationale des Droits de l’Enfant.
Cette journée était aussi celle des 75 ans de la rafle du Vél D’Hiv l’occasion d’envoyer un message fort de paix, de lutte déterminée contre l’antisémitisme, contre toutes les formes de racisme et de haine dont étaient porteurs le régime nazi et ses collaborateurs français. « Nous pensons que Benjamin Netanyahu n’était pas l’homme de ce message, au vu de ce qu’il pratique dans son propre pays et en Palestine. Nul n’a pu oublier qu’en octobre 2015, le dirigeant israélien avait provoqué une indignation unanime, jusqu’au gouvernement allemand, en affirmant, au mépris de la réalité historique et des faits, que « Hitler n’(avait) pas souhaité exterminer les juifs » . Le premier ministre israélien dont l’obédience d’extrême droite n’est un secret pour personne est un homme de guerres et de violences qui, chaque jour, fait obstacle à la construction d’un processus de paix, juste et durable, entre Israéliens et Palestiniens. », poursuit Violette Folgado.
Le comité reçu par la représentante de la préfète souhaite que la France « prenne toutes ses responsabilités en condamnant la colonisation qui se fait avec une extrême violence, aujourd’hui 800 000 colons  vivent en Palestine. En interdisant l’importation de tous les biens produits dans des colonies israéliennes illégales afin de mettre un terme aux millions de dollars de bénéfices qui alimentent les violations massives des droits fondamentaux des Palestiniens, comme le souligne Amnesty International, à l’occasion du 50e anniversaire de l’occupation israélienne de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est. Au moins 100.000 hectares de terres palestiniennes ont été affectés à l’usage exclusif des colonies qui génèrent d'immenses profits dont les palestiniens en sont exclus. En œuvrant à la suspension de l’accord d’association entre l’Union Européenne et Israël, dont l’article 2 fait référence au respect des droit humains et en dénonçant le blocus israélien à Gaza, aggravé par la fermeture de la frontière avec l’Égypte ».
Philippe Jolivet

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