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« Un avenir d’esclave »

Social

Les Périgourdins ont été nombreux à se mobiliser hier contre la réforme du Code du travail. Ils étaient plus de 2 000 à Périgueux et 800 à Bergerac à avoir répondu à l’appel des trois organisations syndicales (Cgt, Fsu et Sud). Du privé comme du public, jeunes, actifs ou retraités, ils ont clairement affiché leur opposition.

Alors que tout le monde annonçait une mobilisation moyenne pour cette première journée d’action contre les ordonnances Macron, les citoyens ont déjoué tous les pronostics.
Il y avait en effet du monde dans les rues, et à Périgueux, outre les organisations appelantes, de nombreux groupes constitués et partis politiques (Pcf, Npa, Fi, et quelques socialistes) se sont joints au cortège, dans lequel se déclinaient toutes les tranches d’âges. Charly et Angel ont 18 ans, et sont en lycée professionnel. « Le travail, nous y sommes déjà » confient-ils. « Si nous sommes là, c’est que nous aimerions faire en sorte d’avoir un minimum d’avenir. Avec cette loi, nous en aurons un d'esclave. On retombera comme au 19e siècle. Nous voulons un minimum d’égalité, de droits ». Ils se disent « prêts à manifester autant qu’il le faudra » pour faire échec à ces régressions sociales sans précédent.
Plus loin, une infirmière retraitée manifeste aux côtés de sa fille, qui a repris le flambeau, et de son petit-fils, un garçon d’à peine trois ans. Elle note qu’entre son départ en retraite il y a 14 ans et aujourd’hui, la dégradation des conditions de travail et de soins s’est dramatiquement accentuée. « Ce que vivent les soignants et les patients aujourd’hui, c’est inhumain » estime-t-elle. Un couple indique pour sa part venir manifester « quand c’est nécessaire ». Hier, c’était plus que nécessaire, « pour défendre nos droits, contre cette réforme des retraites et du Code du travail. Elle est dangereuse, car c’est la libéralisation totale de l’économie. On attend toujours que soit mise en place la régulation des banques, et on ne voit rien venir. Nous manifestons contre le retour de madame Misère, qui touche déjà 9 millions de personnes déclarées en France, mais c’est peut-être beaucoup plus ». Des syndiqués Force ouvrière avaient choisi de venir, bien que leur confédération ne se soit pas jointe à l’appel à manifester. « La Fédération nationale de l’éducation et de la culture (Fnec) et le Snuidi appelaient à manifester» notent-ils. « La confédération Fo est claire sur le retrait de cette réforme, et votera contre les ordonnances. Et la Fnec a appelé à faire grève et à manifester suite à la suppression des contrats aidés dans l’éducation nationale ». Un retraité qui a toute sa vie officié auprès des jeunes en détresse en sa qualité d’éducateur spécialisé de la protection judiciaire de la jeunesse confie être présent, « car on ne change pas de conviction quand on est en retraite. Quand on s’attaque aux règles essentielles du travail et de la vie en société, on ne peut que s’opposer. Là, on s’attaque aux bases, aux fondamentaux ».
Parti du palais de justice de Périgueux, le cortège a marqué un arrêt devant l’inspection du travail avant de descendre le long des quais, de remonter vers la préfecture et de se rendre à la Bourse du travail. Cette première mobilisation sera suivie d’autres journées d’action, à commencer par le 21 septembre où la Cgt a décidé de lancer une nouvelle journée de mobilisation. Si elle est suivie comme aujourd’hui, où dans le cortège périgourdin on pouvait noter la présence affichée du Mouvement de la Paix, d’Attac, des Verts, du Npa, d’Ensemble !,des anarchistes, de Femmes solidaires, du Pcf, de la France insoumise, en plus des organisations appelante, nul doute que la fermeté affichée du gouvernement s’y heurtera...

De tous horizons
Dans le cortège, on pouvait noter la présence de salariés du privé, comme Rougié, mais aussi du public avec des agents de l’administration pénitentiaire, de Pôle-emploi, d’Edf, de la santé, du conseil départemental, de l’inspection du travail... Tous les syndicats de la Cgt étaient représentés, ce qui montre bien l’inquiétude de tous face à ce détricotage de nos droits.

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