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Les mal logés de la police

Alliance police nationale

La section départementale du syndicat Alliance attend des avancées dans le dossier du déménagement du commissariat de Périgueux, et alerte sur le malaise des policiers d’investigation de cette même ville.
Le problème récurrent des locaux de l’hôtel de police de la cité-préfecture est connu, et des solutions sont à l’étude. Seul problème, le financement, la police étant, au même titre que tous les services publics, soumise à des restrictions budgétaires. Alors pour masquer la misère,  des coups de peinture sont donnés ici et là, des plafonds ont été changés il y a trois ans, mais comme les problèmes d’infiltration qui avait contraint à leur remplacement n’ont pas été solutionnés, ils sont de nouveau en miette. On ne parle pas de la surface, 1 700 m2 quand il en faudrait 3 500, des cellules de dégrisement sans aucune aération, des deux algécos dans la cour qui abritent des services et où les gars s’entassent à dix, ou de l’accueil qui n’offre aucune confidentialité aux plaignants s’y présentant.
Un projet a l’assentiment de tous sur le département, policiers, préfecture, c’est celui du déménagement du commissariat dans les locaux du Grand-Périgueux, ce dernier devant changer de site. Mais pour des questions purement financière, il est sans cesse remis en question et la solution de la réhabilitation avec une extension vers les locaux de la Poste revient alors sur le devant de la scène, un pis-aller que refusent les policiers car il ne réglera, à terme, aucun des réels problèmes de conditions de travail auxquels ils se heurtent quotidiennement. Autre mal-être soulevé par le syndicat Alliance, celui des policiers d’investigation. Ils sont une vingtaine sur Périgueux, réunis au sein de la Bsu, et une demi-douzaine à l’antenne périgourdine de la police judiciaire. Si cette dernière est plus confrontée à un manque de plus en plus criant d’effectif, deux départs n’ayant pas été remplacés, leurs collègues voient les dossiers s’empiler sur leurs bureaux, la lourdeur de la procédure pénale et des glissements de tâches encombrant leur service. Depuis quelques années, ils se voient contraints de s’occuper de dossiers relevant auparavant du civil, se heurtent à la complexité de la réglementation en fonction des faits reprochés, et se retrouvent plus souvent plongés dans de la paperasse que sur le terrain. Ce problème est remonté de tous les départements français, suite à une enquête qui s’est conclue le 30 juin. Le nouveau député de la première circonscription, Philippe Chassaing, a été interpellé par les policiers, a visité leurs locaux et promis de les appuyer dans leurs revendications. Il semblerait qu’il s’en soit déjà ému, par écrit, auprès des autorités parisiennes. Et le secrétaire départemental d’Alliance, Philippe De Sousa, note que leur directrice départementale, la commissaire-divisionnaire Laetitia Philippon et la préfète, Anne-Gaëlle Beaudouin-Clerc, penchent comme eux pour régler le problème de locaux par un déménagement. Il espère donc qu’avec tous ces soutiens, leur demande sera prise en compte.

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