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La maladie ne doit pas être un frein à sa liberté individuelle

Association pour le droit de mourir dans la dignité (Admd)

Depuis 37 ans l’Admd se bat pour que soit reconnu le droit à choisir sa fin de vie, en cas de maladie incurable, de souffrances, de dégradation sans espoir d’amélioration de son état.
Alors certes, ces 37 années de lutte ont permis d’obtenir des avancées, mais qui ne sont pas assez précises pour assurer à chacun le droit de choisir sa fin de vie. Pour le rappeler, une cinquantaine d’adhérents de l’association périgourdine se sont retrouvés dans le parc Gamenson à Périgueux, où un Arbre de la liberté a été planté il y a dix ans, et une plaque portant le nom de l’association a été érigée à son pied. Dominique Attingré, la présidente de l’Admd 24, a rappelé les années de lutte, et tous ces patients, anonymes ou connus, « qui ont souffert en fin de vie d’une loi sourde, qui refuse toujours le droit de choisir le moment et la manière d’éteindre la lumière. Nous sommes réunis aujourd’hui pour commémorer la 10e Journée mondiale des associations pour le droit de mourir dans la dignité, 37 ans de combat ». Une gerbe a ensuite été déposée devant la plaque, et une minute de silence observée.
Parmi les personnes venues participer à cette commémoration, une médecin-anesthésiste, particulièrement concernée de par son métier par la fin de vie. Pour elle, la dernière mouture de la loi, de juin 2017, « répond à l’immense majorité des problèmes. Depuis 35 ans je fais face à la souffrance, à la mort. La loi de juin 2017 n’est pas assez appliquée ». Il faut dire que l’allègement des souffrances passe par des médicaments, et représente un marché juteux pour les entreprises pharmaceutiques... Pour Dominique Attingré, le premier obstacle vient des directives anticipées, qui ne sont qu’indicatives et permettent au médecin qui est contre l’euthanasie de ne pas en tenir compte. Elle rappelle que l’Admd souhaite que soit reconnue pour les toubibs une clause de conscience, comme cela a été fait pour l’avortement.
Le médecin remarque qu’en France, même en cas de maladie très douloureuse, « il n’y a actuellement plus de souffrances ». La prise en charge de ces dernières a en effet connu une évolution plus que notable ces dernières années, mais pour autant, la science et les médecins ne peuvent venir à bout de toutes. « 95 % des patients sont aujourd’hui soulagés, mais il en reste 5 % atteints d’un cancer, ou de maladie invalidantes comme la Sla, qui continuent à souffrir atrocement, et pour lesquels l’euthanasie est parfois le seul espoir ». On le sait, obtenir de bénéficier d’une euthanasie active ou passive est encore un chemin de croix pour les malades et leurs familles, qui en traversent déjà un suffisamment rude pour avoir le droit au respect de leurs volontés.

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