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Le personnel à l’épreuve de la rigueur

La cérémonie des vœux au personnel de la Ville de Périgueux a été l’occasion de lui rappeler la poursuite des politiques de rigueur le concernant.
La carotte et le bâton. La caresse et la gifle. La nécessaire flatterie et en même temps, la piqûre de rappel. Dans cet exercice annuel convenu des vœux au personnel municipal, qui des agents ou du maire a eu le plus de compliments ? De la bouche de Rosy Farges, la directrice générale des services, Antoine Audi, assurément, en témoigne le tutoiement facile du discours et le cher Antoine allègrement distillé. Au-delà des mots et de leur mise en forme, il y a le fond, et celui-ci ne souffre d’aucune interprétation : les temps ont été durs et il n’y aucune raison pour que cela change pour cause de contraintes budgétaires. « Certes, les premières années ont été difficiles, je ne vous ai pas promis du sang et des larmes, mais de la sueur et des restrictions », rappelle Rosy Farges, qui estime qu’arrivent enfin « les premiers résultats de nos efforts ». Néanmoins, au regard des contraintes budgétaires, les efforts vont devoir être poursuivis : baisse de dotations et reversion de fiscalité au Grand Périgueux pour cause de transfert de compétences, c’est au total 3,8 millions d’euros qui manquent dans les caisses de la Ville. Mais, dans le même temps, les efforts fournis « ont permis de ne faire aucun emprunt en 2017 et de passer la dette de 41 milions en 2014 à 34 millions à ce jour. C’est un seuil historique, jamais égalé depuis dix ans », se félicite la directrice qui rappelle au personnel la nécessité de son engagement sans failles pour assurer la mise en œuvre les projets d’Antoine Audi tels que la Manufacture gourmande ou la refonte des boulevards. A ceci près que les efforts à fournir seront contraints : « on ne lâche pas la bride, les efforts seront poursuivis et la rigueur doit rester de mise ». Tout un programme. Et ce n’est pas Antoine Audi, affublé d’un gilet jaune fluo sur lequel est inscrit « le patron », qui pourra dire le contraire, lui qui espère tant, en ayant donné sa confiance aux agents, que ces derniers vont l’aider à réaliser des projets aussi ambitieux que les boulevards ou fumeux que la Manufacture gourmande.
E.C.