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L’hôpital poursuit sa mue

La seconde tranche des travaux d’extension et de modernisation du centre hospitalier de Périgueux est sur le point de débuter. D’ici deux ans, l’établissement disposera de 180 lits supplémentaires, ce qui lui permettra de développer une offre de soins en direction de l’ensemble du territoire départemental.

Après vingt ans d’attente, le centre hospitalier de Périgueux s’apprête à achever sa mue complète. La seconde tranche de ses travaux de modernisation est en effet sur le point de débuter.
A force d’en entendre parler sans jamais rien voir venir, la seconde tranche des travaux de modernisation de l’hôpital de Périgueux avait fini par prendre les couleurs de l’Arlésienne. Et pourtant, elle va enfin débuter, la première réunion de chantier réunissant entreprise et architecte s’est déroulée pas plus tard que mardi. « Nous accusons un retard de quatre mois car à la suite du premier appel d’offres  l’été dernier, il y avait un dépassement de 10 % des estimations, en raison de la complexité de l’opération qui doit se dérouler en milieu occupé », indique Thierry Lefèbvre, le directeur de l’établissement.
Les onze lots ont donc été redimensionnés afin de permettre aux grosses entreprises du secteur, mais également aux petites entreprises périgordines d’y répondre. Tant est si bien que les quatre mois de retard semblent bien désiroires au regard de ce chantier près de 48 millions d’euros (dont 3 millions de l’Etat et 20 millions d’emprunt, le reste étant assuré par l’autofinancement), qui rentre donc dans l’enveloppe prévue initialement.
Le projet prévoit notamment la construction d’un nouveau bâtiment, appelé provisoirement le D, dans la continuité du bâtiment B, juste en face de la direction, le long de la route de Paris. Sa construction sera surveillée sur le site internet de l’hôpital en timelaps, via une caméra installée tout en haut de l’horloge. Un bâtiment qui sera livré à l’automne 2019 pour une mise en service en 2020. Construit sur trois niveaux, ce nouveau bâtiment accueillera trois plateaux de 60 lits, soit, un total de 180. « Cela viendra compléter le vaisseau formé avec les bâtiments C et B, en assurant une continuité de spécialités », indique Thierry Lefèbvre. Ainsi, le bâtiment C (le plus récent et celui par lequel les patients rentrent) accueille toute la chirurgie, sauf le thoracique, le bâtiment B (au milieu), les soins intensifs en cardio et en neuro et le nouveau bâtiment l’hospitalisation en cardio et en neuro. Toujours dans le cadre de cette seconde tranche, le bâtiment B doit faire l’objet d’une restructuration, avec le regroupement de l’hôpital de jour et le plateau d’exploration fonctionnelle en pneumologie. Dans le même temps, le service de réanimation, le seul du département, vient de voir ses capacités augmenter, passant de 14 à 18 lits, tandis que huit lits de post-réanimation ont été créés. Au final, cette nouvelle unité doit permettre à l’établissement périgordin de continuer à grandir, d’améliorer son offre de soin et surtout de lutter contre le taux de fuite des patients hors département. Celui-ci est de l’ordre de 25 %, voire plus de 50 % sur certaines spécialités comme la cancérologie.
La seconde tranche n’est pas le seul investissement engagé cette année, puisque pas moins de quatre millions sont prévus, notamment pour l’achat d’un robot chirurgical pour l’urologie, l’ORL et la chirurgie digestive, le remplacement d’un scanner, la restructuration de l’ancien bâtiment de pédiatrie pour l’aménagement de l’hôpital de jour en psychiatrie ou encore la construction d’un plateau de rééducation fonctionelle à Lanmary dont l’ouverture est prévue en 2019.
En parallèle, le centre hospitalier fait tout pour attirer de nouveaux médecins. S’il est toujours en difficulté pour trouver un ophtalmologiste, en revanche, depuis trois ans il a développé un partenariat intéressant avec le CHU de Bordeaux. Durant deux ans celui-ci lui fournit en alternance des assistants médicaux régionaux partagés, dix par an, qui se voient au terme de leur mission proposer un CDI à Périgueux qu’ils acceptent dans pratiquement tous les cas. Si sur le plan des urgentistes et anesthésistes la situation est meilleure qu’avant reste encore à recruter davantage de professionnels en imagerie ou encore en psychiatrie où les besoins vont vite se faire ressentir. Pour parvenir à ses fins, l’hôpital ne manque pas d’idées, comme par exemple l’offre de primes à l’installation.

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