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Un contre-pouvoir en danger

PCF

Depuis le mois de novembre le Parti communiste français (Pcf) de Dordogne organise des sessions d’information autour de divers sujets. Hier soir, les médias étaient au centre de la conférence-débat proposée dans ce cadre, avec comme intervenant Jean-François Téaldi, ancien rédacteur en chef à France Télévisions.

La concentration des médias, le net qui brouille les informations et un apprentissage du métier de plus en plus laissé aux mains des grands patrons sont autant de dangers que Jean-François Téaldi a pointé lors de cette conférence-débat.
Le thème de la soirée était clair : La presse et les pouvoirs, le rôle des médias dominants dans la montée des populismes. Car la réalité de la presse dans notre pays est une exception en Europe. « Ici, les grands groupes de presse sont détenus par Bouygues, Das-sault... » note l’ancien rédacteur en chef de France Télévisions, qui fut aussi secrétaire général du Snj-Cgt audiovisuel public et privé, vice-président de l’Organisation internationale des journalistes, et membre du bureau national du Pcf en charge des médias durant trois mandats. « En Allemagne, en Angleterre, la presse écrite est aux mains de l’industrie de la presse. Ce sont aussi de grandes richesses, mais de la presse ». Il s’est longtemps battu, sans succès, pour qu’existe un statut de l’entreprise de presse, afin que tous ceux qui vivent des commandes de l’état n’aient pas la main mise dessus. « Il faut qu’il y ait un statut des rédactions » insiste-t-il, « afin que s’il y a un changement dans le capital du journal, ça n’ait pas d’influence sur les journalistes ». Il déplore aussi les dérives de la formation de ces derniers, remarquant que les écoles, « même celles reconnues par la profession, sont détenues par des groupes de communication. Aujourd’hui, elles formatent les jeunes. Autrefois, c’était une gestion paritaire entre les patrons de presse et les syndicats de journalistes. Mais aujourd’hui, les syndicats n’y sont pratiquement plus. Du coup, on forme des techniciens de l’information, et non plus des professionnels en phase avec le quotidien des citoyens ». Il note aussi que leurs tarifs, entre trois et quatre mille euros par an, les rendent difficiles d’accès aux enfants des classes populaires, créant de ce fait un décalage avec la société. Les critiques pleuvant de toutes part sur les médias et ceux qui relatent l’information ne le laissent pas indifférent. « Il faut faire la critique des médias, ce que nous faisons d’ailleurs nous-mêmes. Le journaliste n’est pas hors critique, on peut le blâmer sur la véracité de ses écrits, mais on ne doit pas nous insulter. Nous sommes un contre-pouvoir qui peut-être réel quand on l’exerce vraiment». Avec ce qui est demandé à ces professionnels aujourd’hui, d’être à la fois dans l’écriture et la vidéo, sur le papier et sur le net, il peut ne plus avoir le temps de bien vérifier ses sources, voire de faire preuve d’esprit critique. Mais quoi qu’il arrive, contrairement aux réseaux sociaux où les informations sont « balancées » en vrac, la presse écrite en conserve la hiérarchie, pour mettre en évidence les sujets estimés les plus importants. Et elle doit toujours garder son indépendance : « Si nous ne sommes pas dans le contre-pouvoir, nous ne servons à rien » estime Jean-François Téaldi qui rappelle une vérité qui tend à se’évaporer : « Dans ce métier, tu ne peux pas courber la tête une fois sans la courber toujours ». Il conclut en confiant :
« Le journaliste est un témoin de l’information, ce qui le contraint à être sur le terrain. Mais s’il ne peut y être, il doit vérifier ses sources, les croiser, les mettre en contradiction ».

Un livre riche d’anecdotes
Jean-François Téaldi vient de publier Journaliste, syndicaliste, communiste, aux éditions Tirésias (2017) où il revient sur ses 37 années dans l’audiovisuel, ses combats, les souvenirs marquants de sa vie professionnelle, ainsi que les mesquineries auxquelles il fut confronté en tant que cadre, responsable syndical et communiste.

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