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Journée morte pour services en voie de disparition

Social

Hier matin, les agents des Finances publiques menaient à Périgueux une journée DGFIP morte afin de dénoncer l’éloignement du service public de l’usager entre autres par la fermeture de services et de trésoreries.
Il s’agissait d’un appel à la grève intersyndical des quatre organisations représentatives des Finances publiques, CGT, CFDT, FO et Solidaires, même si comme l’expliquait Nathalie Subrenat de Solidaires, « au plan départemental, la CFDT ne participe pas ». L’objet de cette journée était d’interpeller le public en lui faisant signer une pétition et en distribuant des tracts « sur les conséquences de la politique menée par notre administration, pour les usagers », explique Nathalie Subrenat, « avec la suppression, de postes, la fermeture de services ou de sites ou même la Taylorisation des tâches ». Des mesures qui pour Olivier Darrin, co-secrétaire de la CGT Finances publiques ont bien entendu des conséquences sur les conditions de travail des agents mais surtout, « des conséquences pour les usagers avec un véritable abandon des territoires ruraux. Après Mussidan cette année, en 2019 ce sont les trésoreries de Saussignac et de Saint-Aulaye qui doivent fermer ».
Redéploiement des services et « désintoxication » de l’usager
Et Nathalie Subrenat d’ajouter, « la restructuration des services passera par le redéploiement des missions de ces deux trésoreries vers celle de Ribérac pour Saint-Aulaye et Bergerac pour Saussignac. Quant au service Ehpad de Saint-Aulaye, il passe à une trésorerie spécialisée de Boulazac ». Et les craintes des syndicats vont plus loin comme l’expliquent Gaëtan Lejeune et Sandrine Thyssen de FO, « en 2019, nous craignons également une concentration des publicités financières (anciennement nommées conservation des hypothèques qui enregistrent les actes notariés et les registres de propriétés immobilières) sur un seul site ». « C’est d’ailleurs une directive nationale que de n’en avoir qu’un par département », complète Olivier Darrin qui ajoute, « en parallèle de ces fermetures c’est l’accueil du public qui va disparaître. Après les professionnels, cela va être les particuliers qui vont être contraints de télédéclarer. On a d’ailleurs déjà réduit les amplitudes horaires car il faut déshabituer le public à être reçu. Selon les termes du directeur, « il faut désintoxiquer le public de venir chez nous », le contraindre à télédéclarer. Ils espèrent que d’ici 2022, les contribuables se débrouilleront seuls ». Et Nathalie Subrenat de préciser, « sauf que la fiscalité reste toujours aussi compliquée et qu’ils auront toujours besoin de conseils. Mais dorénavant ils devront les payer. La Poste propose déjà de vous aider à remplir votre déclaration d’impôts pour 50 euros. Et un appel d’offres a été lancé pour une plateforme téléphonique située on ne sait où, ou des personnes non formées répondront aux usagers. Cette industrialisation des tâches permet de remplacer n’importe qui et de les payer au ras des pâquerettes, et laisse entendre que nos missions ne sont pas régaliennes ». Pourtant comme le précise Olivier Darrin, un contrôleur des impôts doit, après avoir passé un concours d’un niveau élevé suivre sept mois de formation dans une école et un inspecteur, un an. « Nous avons également un devoir de réserve, de confidentialité et nous prêtons serment. On vit donc très mal le fait que n’importe quelle personne, non titulaire du secret professionnel puisse avoir accès à ces informations confidentielles ». « Et les collègues vivent également mal de ne pas pouvoir faire leur travail comme il faut, et de devoir systématiquement renvoyer les gens sur www.impots.gouv.fr », poursuit Sandrine Thyssen. Les syndicats attendent désormais les résultats de CAP 22 pour savoir à quel sauce ils vont être mangés, « mais notre directeur général s’autorise tout : externalisation, abandon de missions, tout est permis, il n’y a aucun tabou pour lui », conclut Nathalie Subrenat.
Philippe Jolivet

Journée DGFIP morte

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