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Grogne dans les centres de loisirs

L’UNSA des territoriaux du Grand Périgueux vient de diffuser un tract dans lequel ils estiment que les animateurs de centres de loisirs sont exploités. Selon Delphine Labails en charge de ces questions au Grand Périgueux, le syndicat mélange tout. Dans ce tract intitulé « Payé cinq euros de l’heure », le syndicat campe le décor : « Qui suis-je ? Je travaille pour le Grand Périgueux et dans les ALSH (centres de loisirs). Je suis étudiant, mère de famille, vacataire, précaire. Je m’occupe des enfants et j’ai un rôle éducatif. Jusqu’alors, j’étais rémunéré, comme tous salariés en France, sur la base du SMIC horaire (9,53 euros brut soit environ 7,61 euros net). Mais une loi permet aujourd’hui, aux collectivités territoriales de recourir aux CEE (contrat d’engagement éducatif). Ainsi, le Grand Périgueux me demande, d’accepter une rémunération forfaitaire (entre 50 et 60 euros par jour), pour 10 heures de travail, soit 5 à 6 euros de l’heure. Victor Hugo et les Misérables sont de retour au Grand Périgueux... L’UNSA constate la politique salariale et sociale au sein du Grand Périgueux (Tu acceptes de travailler pour 5 euros de l’heure, sinon tu vas voir ailleurs). Tandis que 800 000 euros de budget vont être dégagés, suite à la fin de l’exploitation de la ligne aérienne Périgueux-Paris... Pourrait-on penser à une sorte d’esclavagisme moderne ? Nos anciens pourraient dire « Le retour à la mine du charbon »... A suivre ».
Des propos qui ont étonné Delphine Labails, « je pense qu’il y a une incompréhension du dispositif CEE en lui-même. Comme l’indique son intitulé, c’est un contrat qui formalise l’engagement d’un jeune auprès d’une association ou d’une collectivité locale dans le cadre d’une activité très spécifique qui est l’encadrement des séjours de vacances avec ou sans hébergement. C’est un contrat qui a été conçu pour accompagner l’engagement des jeunes. Cet engagement peut se faire sous la forme du bénévolat, du volontariat, ce que permet ce contrat, ou encore en service civique. Ce sont trois outils réglementaires législatifs qui encadrent l’engagement des jeunes et permet de leur ouvrir des droits au titre des cotisations sociales. Comme c’est un contrat d’engagement et non un contrat de travail, ils perçoivent une indemnité et non un salaire, comme pour le service civique. Il s’agit donc d’un outil et c’est pour ça que nous avons souhaité recourir à ce type de contrat qui permet de protéger ces gens qui vont venir encadrer des jeunes aux côtés de professionnels soit titulaires de la fonction publique, soit des CDD ou CDI titulaires d’un brevet professionnel. Ce sont donc deux choses très différentes », explique Delphine Labails qui précise que « les CEE ont été validés par toutes les grandes fédérations d’éducation populaire. C’est un engagement qui permet à ces jeunes de découvrir ces métiers et de juger s’ils veulent travailler par la suite auprès des enfants ou devenir éducateurs par exemple. ça leur a d’ailleurs été spécifié lors de leur entretien. On ne peut donc pas parler d’esclavagisme, c’est la logique de l’engagement volontaire et de l’éducation populaire. Pour ceux qui veulent gagner de l’argent pour financer leurs études, il existe les emplois d’été dans les services administratifs, les piscines ou encore à la gestion des déchets ». Et Delphine Labails de conclure, « ce n’est d’ailleurs pas le Grand Périgueux qui a inventé ça, ce dispositif a été créé dans les années 2000 et nous avons repris très récemment cette compétence des communes dont certaines avaient déjà recours à ce type de contrat. Nous n’avons fait que reprendre ce qui  existait déjà car ça a un intérêt pédagogique. C’est un choix politique que de promouvoir l’engagement des jeunes ».
Philippe Jolivet

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