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Cet Etat qui enferme des enfants

Palestine

La Palestine reste encore aujourd’hui une terre occupée où le droit international est bafoué par l’occupant, l’Etat israélien, en toute impuninité, tandis que la vie quotidienne y devient de plus en plus difficile et l’accès à l’eau, au travail, à l’école... y est plus que problématique.

On le sait, l’occupation israélienne des territoires palestiniens se fait en dehors de tout droit international, et même en violation des résolutions de l’ONU. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne les prisonniers.
Il est peu d’Etats dans le monde mettant en prison les jeunes enfants, pourtant, actuellement, dans les geôles israéliennes,  ils sont 355 mineurs incarcérés, beaucoup sans jugement, et sans autre tort souvent que d’avoir lancé des pierres sur des chars. Dans sa recherche d’hégémonie sur l’ensemble du territoire composant Israël et la Palestine, le gouvernement de Benjamin Netanyahu, dans la droite lignée de ses prédécesseurs, continue les destructions de maisons habitée par des familles palestiniennes, les confiscations de terres, les implantations ou agrandissements de colonies, et les arrestations arbitraires, tout en niant tout droit à une existence normale aux quelque trois millions de Cisjordaniens et deux millions de Gazaouis.
Hier soir Walid Atallah était invité par le comité Dordogne-Palestine pour évoquer différents sujets d’actualité, le déménagement de l’ambassade des USA à Jérusalem, les répressions autour des Marches du retour, les réfugiés, les prisonniers politiques... Sa famille a fui son village, au nord de Ramallah, en 1969, suite à la guerre de 1967. Depuis, il peut, sous certaines conditions, retourner en Palestine, mais sa dernière visite date de 2010. Membre de l’association des Palestiniens en Ile-de-France, et de la coordination des associations palestiniennes à Paris, créée l’an dernier, il note que la résistance de ses compatriotes ne faiblit pas, loin de là, malgré toutes les répressions imaginées par l’occupant. « Il y a une résistance sur le terrain, et la nôtre, à l’extérieur des frontières » note-t-il. « La résistance à l’occupation est un droit reconnu par l’ONU ». Il milite surtout pour les prisonniers, qui demandent à être reconnus comme des prisonniers de guerre, et en particulier les enfants. Ils sont près de 360 à moisir, souvent sans procès ni chef d’inculpation, dans les prisons israéliennes, et le plus jeune n’a que 12 ans.  Une campagne pour leur libération vient d’être lancée, et de très nombreuses personnalités, mais aussi des associations, organisations, syndicats, partis politiques l’ont déjà relayée. Comme les adultes, ils sont détenus en Israël, et non dans les territoires occupés, ce qui les prive des visites régulières de leurs familles, celles-ci étant souvent bloquées aux chek-point. « C’est une violation flagrante de la quatrième convention de Genève, et de la convention internationale des Droits de l’enfant ». Le directeur du programme de responsabilisation de l’association Défense children international - Palestine (DCI Palestine), Ayud Abu Eqtaish a déclaré qu’au cours des 10 dernières années, « le mauvais traitement des enfants palestiniens dans le système de détention militaire
israélien a été généralisé et est devenu systématique. Les enfants sont victimes de mauvais traitements et de tortures persistantes et institutionnalisées, et du déni systématique de leurs droits à une procédure officielle ». Les adultes ne sont pas mieux lotis, et les détentions administratives qui se multiplient, permettant de laisser en prison, sans jugement, un majeur ou un mineur, sont une négation des Droits de l’homme, et de tous les traités internationaux.

Une campagne sur le net
La coordination des associations palestiniennes a lancé cette campagne pour la libération des enfants palestiniens prisonniers d’Israël. On peut la signer à l’adresse : liberez-enfants-palestiniens.fr/petition/?signe=oui, ou contacter la coordination par mail : assocoordpalestiniennes@gmail.com

Le boycott, une arme de résistance
La campagne de boycott des produits israéliens, ou BDS (Boycott désinvestissement sanction) est pour Walid Atallah une arme pacifique et puissante contre l’Etat d’Israël.
On entend souvent dire que ce boycott desservirait en premier les Palestiniens qui, pour beaucoup, travaillent dans des entreprises israéliennes. Pour Walid Atallah, c’est une affirmation qui ne tient pas la route : « Le BDS touche directement la production de l’Etat israélien, mais aussi ses revenus, car il écoule 40 % de sa production en Europe. Ce boycott commence à faire beaucoup de mal, et 172 organisations palestiniennes ont signé l’appel à boycotter, preuve que ce n’est pas mauvais pour nous. D’ailleurs Israël a créé un comité interministériel pour mettre en place des mesures sur place, mais aussi à l’extérieur, en France ou en Europe, pour le juguler. Michèle Alliot-Marie l’avait suivi, avec un décret pour criminaliser ceux qui mènent cette campagne ». Souvent présentée comme illégale, contraire aux règles du commerce ou tout simplement infondée, cette action qui implique de très nombreux citoyens, mais aussi des collectivités est un moyen pacifiste et tout à fait légal pour dire son opposition à un régime que Walid Atallah, comme beaucoup, qualifie « d’apartheid et colonialiste ». Si des citoyens choisissent de ne plus acheter certains produits, quelle qu’en soit la raison, c’est leur droit de consommateur le plus absolu. Pourtant, tous ceux qui pratiquent le BDS se voient souvent attaqués. Ainsi, la ville où vit Walid Atallah, Ivry-sur-Seine, a voté une motion interdisant l’achat, par la collectivité, de produits israéliens. La préfecture l’a poursuivie devant le tribunal administratif pour faire casser cette motion, mais elle a été reprise par d’autres villes, Clermont-Ferrand, Saint-Pierre-des-Corps... Les pays scandinaves sont aussi très actifs dans la défense des droits des Palestiniens, et la Suède, comme le Danemark, viennent de désinvestir, suite à une demande du BDS, dans toutes les sociétés israéliennes où ils étaient présents. En Irlande, en Ecosse, en Angleterre, la société civile est également engagée dans ce mouvement, et malgré toutes les tentatives de l’Etat d’Israël de le faire casser, il s’étend au fur et à mesure que les exactions s’amplifient dans les territoires occupés.

La terre des trois religions
Pendant des siècles, la Palestine a été une terre de coexistence pacifique entre les trois religions monothéistes.
« Les gens se mélangeaient, se mariaient entre religions » remarque Walid Atallah. « Il existe encore aujourd’hui un village, au nord d’Israël, où les trois religions coexistent et se mélangent, avec également la présence de Druzes. Et tout se passe très bien ». Mais aujourd’hui, on assiste à une politisation des religions, ce qui bien sûr n’est pas fait pour apaiser les tensions. La dernière loi fondamentale juive (Israël n’a pas de Constitution, mais des « lois fondamentales juives ») parle de l’Etat-Nation, duquel toute personne juive de par sa naissance, et où qu’elle vive sur la planète, est citoyen. Cette loi fondamentale a été décriée jusqu’au sein d’Israël, où des citoyens ont manifesté contre. « Il existe un mouvement juif historique qui refuse, pour des raisons religieuses et de droit, l’Etat d’Israël » souligne Walid Atallah.
Ce sont tous ces sujets qu’il a développés hier soir lors de la soirée organisée par le comité Dordogne-Palestine, avant l’intervention du chanteur HK, lui même militant de la cause palestinienne comme de toutes celles touchant aux Droits de l’homme et au respect de la personne. Cette initiative s’inscrivait dans le cadre de l’opération Le temps de la Palestine 2018, et a rassemblé de nombreux citoyens venus s’informer, débattre, ou approfondir leur connaissance d’une situation qui dure depuis 70 ans et qui est dûe au non-respect, par Israël, du droit international.

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