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Tous les âges concernés

Social

L’appel de l’intersyndicale, qui ne comptait pourtant que trois syndicats en Dordogne, la CGT, FO et la FSU, a été très largement entendu puisque ce sont pas moins de 1 200 personnes (1 000 selon la police) à Périgueux et 600 à Bergerac  qui ont arpenté le pavé hier.

Le succès de la manifestation hier est sans appel. Plus de 1 200 personnes dans les rues de Périgueux un mardi matin, à l’appel d’une intersyndicale réduite, est le signe fort d’une exaspération profonde dans la population.
Actifs, retraités, sans emploi, les citoyens étaient dans la rue hier, et on pouvait remarquer l’arrivée de personnes n’étant pas coutumières des manifestations, comme ces retraités de la fonction publique d’état. Ayant effectué toute leur carrière dans un métier où le droit de grève est plus que limité, ils avaient pourtant choisi, ce mardi, de rejoindre le cortège de manifestants. « C’est normal que nous soyons là » expliquent-ils, « à cause de tous les coups portés contre les citoyens, retraités comme actifs ». D’autant qu’ils constatent la déliquescence de leur administration. « Il n’y a plus assez de monde » déplorent-ils. « Et c’est pareil à l’hôpital ». Les trois fonctions publiques, d’état, territoriale et hospitalière étaient fortement représentées dans le cortège. Il faut reconnaître qu’elles sont toutes très impactées par la réduction de la dépense publique et les mesures d’économies imposées par un gouvernement qui, de son côté, ne se prive de rien, et surtout pas de faire des cadeaux à ses petits potes les riches. « Pour que les hôpitaux fonctionnent normalement, il manque 100 000 salariés, et pour les Ehpad, ce sont 200 000 postes qui manquent » dénonce Bernadette Dubourg, de la CGT santé. Le plan de financement de la sécurité sociale prévoit une augmentation de 2,5 % du budget des hostos pour 2019, quand il faudrait 4 % pour rattraper un peu le retard accumulé. « La CGT continuera à combattre la casse du modèle social de la sécu » reprend la soignante. « Les malades auront toujours plus à donner en reste à charge, et les personnels auront des conditions de travail de plus en plus détériorées. Le seul objectif du plan santé 2022, c’est de péréniser les restrictions budgétai-res ». Les prises de parole des trois syndicats appelant à cette journée d’action se sont attardées sur toutes les régressions sociales orchestrées par ce gouvernement, les privatisations avec la loi Pacte et la mise sur le marché d’Aéroport de Paris, de la Française des jeux ou d’Engie, ou encore la loi Asile et immigration, qui dénature totalement la philosophie de notre pays, qui fut très longtemps une terre d’accueil pour tous les pourchassés et devient aujourd’hui une terre d’écueil. La suppression des cotisations chômage et maladie, qui est présentée comme un gain de pouvoir d’achat, alors que chacun devra se tourner vers une assurance privée pour pouvoir se soigner ce qui au final reviendra plus cher et nous assurera une diminution de notre pouvoir d’achat, les attaques frontales contre le Code du travail, ou encore les cheminots, toujours mobilisés contre le pacte ferroviaire, sont d’autres coups bas qui hypothèquent l’avenir de nos enfants, tandis que les retraités, déjà appauvris par des années de gel de leurs pensions, sont une fois de plus priés de mettre la main à la poche « par solidarité intergénérationnelle » prétend le gouvernement, qui ignore visiblement qu’ils pratiquent au quotidien cette solidarité en aidant leurs enfants et petits-enfants, et en s’investissant dans le domaine associatif. Les retraités étaient d’ailleurs très présents dans la manifestation. La Dordogne est un département où le salaire médian est parmi les plus bas de France, et sans surprise, les niveaux de retraite suivent la même pente. Parmi les manifestants, on pouvait noter la présence des Insoumis, et du Parti communiste français dont les animateurs périgourdins confiaient être « positivement surpris par le monde présent. Il est toujours compliqué de mobiliser pour une manifestation de rentrée, et celle-ci a fait l’objet d’un silence médiatique assourdissant de la part de la majorité des titres de presse, de la télé et de la radio qui n’a pas joué en sa faveur ».

La casse se poursuit à la SNCF
Les cheminots étaient venus en cortège de la gare rejoin-dre la manifestation dont le point de rassemblement était fixé au palais de justice.
S’ils continuent à dénoncer le pacte ferroviaire, ils pointent aussi les attaques récentes qu’ils subissent, et qui vont avoir de graves répercussions pour tous les usagers du service public du rail. En effet, la direction régionale prévoit de fermer les guichets dans les gares, principalement celle de Périgueux, tous les week-end et les jours fériés. C’est sans doute une manoeuvre de plus pour nous envoyer sur internet réserver nos billets, mais outre que certains sont toujours réfractaires à ce système, il ne permet pas au voyageur de préparer son trajet dans les meilleures conditions. On le sait, il n’y a rien de plus têtu qu’un ordinateur, et si le logiciel a décidé que votre voyage se déroulerait par Tgv, bon courage pour passer par d’autres circuits. Une pétition circulait dans la manifestation contre cette nouvelle régression d’un service déjà mis à mal par les différentes réformes qu’il a subi, et les signatures s’accumulaient sans restriction. La division entre salariés et retraités ou sans emploi, entre travailleurs du privé et du public, qu’a tenté de jouer le gouvernement a fait son temps, et plus que jamais les citoyens se prononcent pour que la solidarité, qui est à la base de notre modèle social, reste la règle dans notre société. Les cheminots sont dans cette optique, et ne se battent pas que pour eux et leur statut, mais surtout pour les voyageurs. 

Les retraités doublent la mise le 18 octobre
Ils ont aussi pris la parole avant le départ de la manifestations, et annoncé qu’ils seraient de nouveau dans la rue le 18 octobre.
Ils seront rejoints par les retraités agricoles, dont l’association départementale a décidé de se joindre au mouvement. Dans un communiqué ils indiquent : « des fuites (orchestrées ?), de membres du gouvernement laissent envisager d’autres attaques sur les retraites dont une atteinte, peut-être massive, concernant les pensions de reversion. Si cette volonté devait être concrétisée elle laisserait dans la misère la majeure partie la plus fragile d’entre les retraité-e-s et même celle des retraité-e-s « médium ». Car déjà avec deux pensions la vie n'est pas toujours facile économiquement, mais avec une seule pour assumer toutes les charges cela deviendra impossible. En effet ce n’est pas parce qu’une personne du couple disparaît que les charges d’assurance de véhicule, de maison, les charges de chauffage, de taxe foncière, d’électricité, etc... s’amenuisent. Après les attaques sur les Apl, la Csg des retraités, les redistributions massives pour les plus riches au détriment des plus défavorisés et l’appauvrissement de l’ensemble des Français, sauf les plus favorisés, on peut se demander quel est le but du gouvernement, en dehors de continuer la casse sociale... Et la question que l’on se pose est mais jusqu’où ce gouvernement compte-t-il aller ? Pense-t-il s’arrêter avant un retour complet à l’obscurantisme sauce XIXe siècle ou bien faire reculer encore plus le niveau de vie de toutes et tous, et amener les deux tiers d’entre nous en dessous du seuil de pauvreté ? Pour faire reculer les attaques du gouvernement, toutes les retraitées et tous les retraités doivent se mobiliser et venir massivement le jeudi 18 octobre à 10 h devant la bourse du travail à Périgueux. Pour les Sarladais covoiturage parking du marché aux noix (près des pompiers) à 8 h 45 ».  Le projet de retraite par point est une réelle inquiétude pour tous, et François Fillon, qu’on ne peut accuser de gauchisme, le dit ouvertement : « Le système par points permet en réalité une chose qu’aucun homme politique n’avoue : baisser chaque année la valeur des points et diminuer le niveau des pensions ».