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S’écouter pour réagir rapidement

Santé

A l’occasion de la journée mondiale de prévention de l’Accident vasculaire-cérébral (AVC), le centre hospitalier de Périgueux avait installé dans le hall de l’établissement divers stands d’information sur les signes avant-coureurs, les facteurs de risque, et les conséquences de cette affection.

Les AVC sont la troisième cause de mortalité et la première cause de handicap adulte en France.  
Pourtant, il suffit parfois de savoir s’écouter pour détecter les signaux qui doivent alerter, et réagir à temps. Ils sont au nombre de cinq : une difficulté à parler, une paralysie faciale, une paralysie d’un côté du corps, ou d’un membre quel qu’il soit, une vision double ou que d’un côté, et enfin des fourmillements ou un engourdissement d’un côté du corps sont autant d’alertes qui n’appellent qu’une réponse : le 15. Car ces signaux indiquent que vous êtes victime d’un AVC, « et c’est une urgence vitale », indique le docteur Corinne Debras, neurologue. « Vingt Aquitains en sont victimes chaque jour, et huit en garderont des séquelles ». Quand le SAMU prend en charge une personne en étant victime, les médecins savent qu’ils disposent d’un maximum de quatre heures pour intervenir. Il existe deux types d’AVC, celui dit « ischémique », qui provient d’un petit caillot de sang bouchant une veine du cerveau et qui parfois peut disparaître en moins d’une heure, et celui dit « hémorragique », quand une artère du cerveau se rompt et que le sang se répand dedans. Si le premier peut se résorber tout seul, il doit quand même pousser celui qui en est victime à consulter très rapidement, car il s’agit souvent d’une première alerte qui annonce des complications. « Régulièrement, les gens attendent de voir leur médecin traitant » reprend le Dr Debras, « et c’est une erreur ». Il faut en effet se rendre rapidement à l’hôpital où les soignants effectuent tous les examens permettant de déterminer la cause du caillot, et le traitement à mettre en oeuvre. La rapidité est essentielle, mais dans ce département, troisième plus vaste de France par la superficie et à l’habitat très dispersé, seul l’hôpital de Périgueux compte des neurologues parmi ses praticiens. La distance, « et l’état des routes » tient à préciser Corinne Debras, ne permettent pas toujours de transporter confortablement un malade, et occasionnent une perte de temps préjudiciable. Pour y remédier, les neurologues ont deux atouts, l’hélicoptère, l’hôpital de Périgueux étant un des rares établissements du secteur à en avoir un en propre, et la télémédecine. Elles s’est développée avec les services d’urgence des hôpitaux de Bergerac et Sarlat et  permet au toubib de Périgueux de participer par le biais de caméras à l’auscultation et à la lecture des résultats biologiques du patient, afin de mettre en place une trombolyse, qui consiste à « lyser » (désagréger) par médicament les « thrombus » (caillots) obstruant les vaisseaux sanguins. Ce protocole ne peut être réalisé que pour un AVC ischémique, et des contre-indications existent suivant les autres pathologies dont peut souffrir le patient. Quand la trombolyse ne peut être pratiquée car l’AVC se présente sous sa forme la plus sévère, à savoir une grosse artère du cerveau bouché, il faut alors avoir recours à la thrombectomie, méthode récente qui permet de sauver des vies, mais n’est pas pratiquée à Périgueux. Les patients sont alors envoyés par hélicoptère à Bordeaux. Le Dr Debras confie que souvent les personnes habitant le secteur de La Roche-Chalais se rendent à l’hôpital d’Angoulême ou celui de Libourne, ceux de Nontron ralliant Périgueux, « mais par hélicoptère ». Car on ne le répétera jamais assez, en cas d’AVC, le facteur temps est primordial.

La Neurologie
Le service est assuré par cinq médecins (un sixième va arriver début novembre), 10 infirmières, et avec les aides soignantes et les aides hospitalières, c’est une quarantaine de personnes qui y travaillent. Il traite environ 700 AVC par an, et dispose depuis 2013 d’une unité neurovasculaire. Six lits sur les trente du service sont réservés aux soins intensifs.

Des victimes
de plus en plus jeunes
L’âge moyen des personnes victimes d’AVC a sérieusement rajeuni.
Il y a encore 20 ans, il était de 70 à 80 ans. Aujourd’hui, on compte de plus en plus de cas chez les 30/40 ans, et même chez les 20/35 ans. De nouvelles habitudes de vie et des addictions qui s’étendent expliquent ce rajeunissement. Ainsi, les soignants insistent sur les effets du cannabis chez les plus jeunes, qui augmenterait fortement la probabilité  d’un AVC pour les moins de 30 ans. Autres facteurs de risque pour cette tranche d’âge, le tabac associé à la pilule, et l’obésité.
Le cholestérol, le tabac, le diabète, la sédentarité et l’hypertension peuvent aussi être vecteurs d’AVC, avec certaines maladies du coeur, pour toute la population. Heureusement, les progrès de la médecine dans ce domaine sont patents, et là où il y a encore 30 ans on conservait souvent des séquelles importantes, aujourd’hui 50 % des patients n’en n’ont aucune. La rapidité de la prise en charge est cruciale, et le Dr Debras détaille celle-ci : « Une biologie sanguine est effectuée dès l’arrivée, puis le patient passe à l’IRM, où nous sommes prioritaires. Même si quelqu’un est en train d’en passer un, on l’interrompt, le sort de la pièce pour prendre en charge le patient victime d’AVC. Le temps de cet acte, la biologie est revenue, et nous disposons alors de toutes les données pour traiter le malade, effectuer la trombolyse si les conditions s’y prêtent, ou l’envoyer à  Bordeaux si son état nécessite une thrombectomie ».  

Le sport pour prévenir ou retrouver la forme
La cardiologie était associée à cette journée, les facteurs de risques étant assez similaires entre les infarctus et les AVC.
C’est pourquoi des informations et de la prévention sur ces affections étaient aussi dispensées, et des partenaires dans la prévention et/ou le sport santé avaient été invités. L’association Coeur et vélo permet aux cyclistes ayant été victimes d’un infarctus de revenir à la pratique du vélo de façon raisonnable, suivie et encadrée. Coeur et vélo est reconnu par la Fédération française de cyclotourisme, et par celle de cardiologie. Le Comité départemental olympique et sportif (CDOS) présentait l’annuaire 2018 du réseau Sport et santé en Dordogne, qui donne aux personnes porteuses de maladies chroniques l’opportunité de pratiquer une activité sportive adaptée. De plus en plus de clubs se sont en effet engagés dans cette démarche en intégrant ou formant des éducateurs sensibilisés à ces problématiques. Les pratiques sportives ainsi accessibles sont nombreuses et diverses, gymnastique, danse orientale, arts martiaux, marche, natation, stretching, fitness, renforcement musculaire, randonnée, VTT, spéléologie, canoë-kayak, cyclotourisme, badminton, boxe, escrime, ou encore handball. Le docteur Jean-Michel Bouillerot est le responsable de la commission santé du CDOS, qui a lancé depuis 2013 ce projet Sport, santé et bien-être. Aujourd’hui, la loi Sport sur ordonnance, votée en janvier 2016, permet aux médecins de prescrire des activités adaptées à leurs patients atteints de maladie de longue durée, ou chroniques.
En 2017, 27 trombolyses (ou fibrinolyses) ont été effectuées à Périgueux contre 34 en 2016, mais cette année ce chiffre explose puisque ce sont déjà 50 actes qui ont été pratiqués, bien avant la fin octobre. « Nous devrions dépasser les 60 » constate le Dr Debras qui impute cette augmentation à un été particulièrement chaud ce qui est un facteur aggravant pour les personnes à risques. Sur ces 50 patients, 18 ont dû être transportés à Bordeaux pour une thrombectomie, dix ont été traités par télémédecine sur l’hôpital de Bergerac, deux sur celui de Sarlat, et une trombolyse a été réalisée sur un patient en service de réanimation à l’hôpital de Périgueux.

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