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De l’utilité des services publics

Social

Mercredi la CGT FAPT organisait une table ronde sur la présence postale en Dordogne. Une initiative qui a permis de faire un bilan sur la situation actuelle de La Poste et sur ses orientations et doit aussi permettre de faire des propositions pour contrer la disparition organisée de La Poste, notamment en milieu rural.
Cette table ronde était animée par Frédéric Dousseau secrétaire régional de la CGT FAPT, de Caroline Dousseau secrétaire départementale et de Corinne Rey, secrétaire départementale de la CGT.
Frédéric Dousseau a tenu à excuser Gisèle Bourcier secrétaire départementale de la CGT FAPT retenue et pour cause, dans le Sarladais où les postiers font toujours valoir leur droit de retrait suite au suicide d’une de leurs collègues (lire par ailleurs). En préambule des débats Frédéric Dousseau a tenu à lire l’intervention de Gisèle Bourcier qui avait prévu un rappel historique des attaques que subit la poste depuis les années 60 dans le but de la privatiser et ce, jusque dans les années 90 et 2000 avec l’ouverture de son capital et son entrée en bourse. Il a expliqué comment à l’image de ce qui s’est passé à France Télécom autrefois rattaché à la même entreprise, La Poste organise sa propre concurrence. « France Télécom n’existe plus et a été rachetée par sa filiale Orange. Au passage 15 000 emplois ont été sacrifiés et le réseau a
payé le prix fort. Cette même année il a fallu recourir à l’emprunt pour payer les actionnaires. La Poste quant à elle prévoit la fermeture de plus de 3 000 bureaux de Poste au profit de partenariats, d’agences communales et de relais d’ici 2023 ». Et la Dordogne paie son tribut à la gestion libérale de l’entreprise qui est d’ailleurs depuis 2010 une société anonyme, « en mars 2017 nous comptions 86 bureaux de Poste, 129 agences postales communales, 23 relais poste commerçant et six maisons de service public. Mais ces chiffres vont encore baisser avec la suppression en pourparler du bureau de Poste de la Madeleine à Bergerac pour laquelle le maire a donné son aval sans même que cela soit débattu en conseil municipal alors que ça se situe en plein quartier prioritaire ». Et l’emploi aussi a fait les frais de la gestion interne de l’entreprise, une centaine d’emplois sacrifiés en quatre ans (44 au courrier et 49 au réseau). Les organisateurs n’ont pu que déplorer l’absence des élus qui avaient pourtant été conviés à cette table ronde avant que la parole soit donnée au public. Georges Letellier habitant de Saint-Léon-sur-l’Isle a excusé le maire Jean-Luc Laforce qui n’a pu être présent mais qui se bat pour le maintien du bureau de poste dans sa commune. « Il a refusé la fermeture du bureau de Poste alors qu’ils lui en avaient fait la demande, mais la direction a réduit les horaires d’ouverture à 40 %, en n’ouvrant plus entre autres les jours de marché ou le samedi matin pour ceux qui travaillent. On voit bien que tout est fait pour le fermer alors que nous sommes dans un département vieillissant qui souhaite garder ce lien social et ne pas avoir à faire des kilomètres pour trouver un bureau de Poste. Il faut se méfier aussi des mots lorsqu’on parle de « présence postale », car une agence postale communale est une « présence postale » mais elle n’a pas du tout les mêmes prérogatives » et celui-ci de proposer entre autres pour le maintien du bureau de Poste, l’installation d’un distributeur de billets, la ville en étant dépourvue.
« Il y a pour l’avenir de nouveaux services à inventer sans dévier du métier de base. Aujourd’hui tout passe par internet et tout le monde ne l’a pas chez lui. Le bureau de Poste pourrait être un point d’accès, d’accueil et de conseil ». Encore faut-il qu’il s’agisse d’un véritable service public et non une fumisterie payante comme l’illustre Frédéric Dousseau, « certains ont cru que la Poste allait les aider (en payant) à faire leur déclaration d’impôts, mais il s’agit juste de les aider à créer un compte sur le site des Finances publiques. Tout comme le service toujours payant « Veiller sur mes parents ». Le salarié de la Poste vient avec une application avec des questions types pour lesquelles il coche les réponses, tout est déshumanisé et chronométré ». Gérard Quéval lui aussi de Saint-Léon-sur-l’Isle précisait qu’une convention tripartite allant jusqu’en 2019 liait l’État, la Poste et les maires et que selon celle-ci un bureau de Poste ne pouvait fermer sans l’accord du maire, « il faut donc se battre pour que cette convention soit renouvelée ». Et de préciser que l’union des maires ruraux encourage ses membres « à refuser les agences postales (dont le salarié est payé par la mairie) pour maintenir les bureaux de Poste ». Julien Chouet, secrétaire départemental du PCF était présent à cette table ronde et a souligné l’importance des services publics en général dans l’attractivité des territoires, « maintenir du service public, ce n’est pas que maintenir l’emploi ou se faire plaisir en disant qu’on apporte un service à la population, ce qui compte c’est l’attractivité pour que les jeunes viennent s’installer ». Des propos partagés par Didier Brun pour qui « il faut être né ici pour ne pas avoir envie de partir, être accroché à la famille où à la caverne comme un vrai Cro-Magnon ». Et celui-ci de faire part de ses inquiétudes pour la fonction publique territoriale dans laquelle le gouvernement veut supprimer 70 000 postes. Des économies déjà en marche. « On dit aux gens que l’on ne fauche plus pour la biodiversité, mais ce n’est pas pour ça. C’est fait pour faire des économies et les gens s’habituent, tout comme de rouler sur des routes avec des nids de poules ».

C’est ensuite le secrétaire départemental de la CGT cheminots Jérôme Jean qui a pris la parole expliquant que la SNCF faisait l’objet « avec une vingtaine d’années d’écart, des mêmes attaques et des mêmes méthodes. Ce qu’il faut bien expliquer aux gens c’est que ce sont les services publics qui portent le triptyque de notre République « Liberté, égalité, fraternité ». Ce n’est pas dans les grandes villes où les gens ont tous les services à leur portée que le FN fait des scores mais bien dans les départements ruraux comme le nôtre où les services publics ont déserté. Ce n’est pas un hasard ». Et celui-ci de rappeler l’importance d’avoir le soutien des politiques, « sans ce soutien et celui des usagers ça ne marche pas. Lors de notre dernier mouvement nous avons proposé aux élus de faire voter des motions et ce n’est pas anodin. Ce n’est pas si facile que ça de les faire adopter et on est parfois surpris de voir que dans certains conseils municipaux où on pensait que notre cause était soutenue les motions n’étaient pas votées. On nous a rétorqué qu’on ne faisait pas de politique dans les conseils municipaux. Si ce n’est pas le lieu pour en faire je ne comprends plus ». Des propos sur lesquels Corinne Rey a rebondi, « je suis effarée quand j’entends certaines personnes se dire apolitiques. Dans ce cas il faut qu’ils arrêtent d’être maires. La politique c’est avoir une vision de la société, il faut quand même en avoir une pour gérer une collectivité il me semble. Après on peut comprendre les citoyens qui ne s’y retrouvent plus ». Corinne Rey a également rappelé les principes du service public, « c’est un système de continuité de service, tous les citoyens doivent y avoir le même accès et il y a obligation de continuité du service. C’est d’ailleurs ce concept qui a servi à encadrer le droit de grève. C’est cynique puisqu’on l’oppose aux salariés lorsqu’ils sont en grève mais l’État et les entreprises publiques comme La Poste ne se l’appliquent pas alors que c’est un droit constitutionnel. Quant à l’égalité d’accès au service, elle n’est pas garantie pour internet par exemple en Dordogne et tout le monde n’a pas la capacité d’utiliser ces nouveaux outils. Donc se faire accompagner dans un bureau de Poste peut être un nouveau service. En conservant un maillage territorial cela voudrait dire que chaque village a un point d’accès aux services publics avec des missions nouvelles. Mais ça n’a rien à voir avec une agence postale communale où le citoyen se finance son service public par l’impôt local. C’est pourquoi tous les citoyens ont leur place à prendre dans ce débat ».