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Mourir selon ses convictions

Société

Hier, un rassemblement était organisé place André Maurois à Périgueux dans le cadre de la journée mondiale des ADMD, (Associations pour le droit à mourir dans la dignité). Il a réuni une quarantaine de personnes qui demandent l’adoption d’une loi légalisant l’euthanasie.

Une quarantaine de personnes étaient ainsi réunies place André Maurois autour de la présidente départementale de l’ADMD, Dominique Attingré.
Ce rassemblement avait tout d’abord pour but de « commémorer les personnes qui sont mortes sans pouvoir exprimer leur volonté et choisir les conditions de leur fin de vie », expliquait la présidente qui s’est ensuite lancée dans un discours afin de resituer la problématique sur le thème « Nous voulons choisir notre fin de vie selon nos convictions politiques ou religieuses. C’est à nous de décider par nous-mêmes ». En préambule, elle a rappelé, « si nous commémorons aujourd’hui ceux qui sont morts sans avoir été écoutés, sans que leur volonté soit respectée, c’est parce que nous aimons la vie. Et parce que nous aimons la vie, nous voulons une bonne mort et choisir les conditions de notre fin de vie. Nous sommes de bons vivants ». Elle a ensuite remercié les nombreux soutiens de l’association, qu’il s’agisse des élus, des associations et des partis politiques.
Cette manifestation outre le faitde  commémorer ceux qui n’ont pu choisir leur fin de vie et ceux qui doivent s’exiler pour faire respecter leurs choix comme Anne Bert, était aussi l’occasion, d’interpeller « encore et encore nos politiques. Ce sont eux qui font les lois et 85 % des Français réclament une loi sur la fin de vie qui respecte leur volonté, selon leurs choix, leurs convictions propres », et s’adressant directement à eux, « vous parlementaires, vous êtes concernés. A moins que vous pensiez être immortels ou de bénéficier de la possibilité d’aller en Suisse. Possibilité de ceux qui ont les moyens. Et les autres ?». Elle a alors invité les participants à écrire et téléphoner aux élus quel que soit leur niveau afin qu’ils prennent position et se mobilisent auprès de l’ADMD et de sa proposition de loi légalisant l’euthanasie.
Et celle-ci de rappeler le cas d’Anne Bert, cette femme atteinte d’une maladie incurable qui avait choisi de recourir au suicide assisté en Belgique dont le parcours avait tant ému les Français. « Que reste-t-il de son combat aujourd’hui ? Le comité d’éthique a rendu le 25 septembre son rapport sur les lois de bioéthiques en excluant de relancer le débat sur la fin de vie alors qu’un récent sondage révèle que 85 % des Français et
62 % du personnel médical se disent favorables à l’euthanasie lorsqu’elle est demandée ». Elle remet d’ailleurs en cause la composition de ce comité. « Les gens qui y siègent ne sont pas favorables à nos idées, nous demandons à ce qu’ils soient désignés dans l’équilibre des opinions ». Et Dominique Attingré de faire part de la difficulté d’aborder ces questions en France tout en dénonçant l’attitude de la ministre Buzyn, « ce n’est pas en caricaturant nos voisins Belges qu’elle parviendra à museler le débat. On meurt mal en France, le CCNE et bien d’autres le reconnaissent. Or aujourd’hui seules deux solutions sont proposées : les soins palliatifs ou les différentes variations de la loi Leonetti avec comme point d’orgue, ce qui est présenté comme un « nouveau droit », la sédation terminale. Et s’adressant directement à la ministre, « comment expliquez-vous que le réseau des soins palliatifs jouit d’une bonne réputation en Belgique ? Que des Français s’y exilent pour accéder à l’euthanasie ou en Suisse pour bénéficier d’un suicide assisté à 12 000 euros ? Pour ce faire, il devront affronter des voyages pénibles en raison de leur situation médicale, leurs proches ne pourront pas toujours les accompagner pour leur dernier voyage. Par vos refus obstinés voire idéologiques, par les contre-vérités que vous énoncez, vous condamnez les citoyens que nous sommes à accepter l’inacceptable. Les déchéances, les souffrances, les drames, les séparations, plutôt que la liberté et l’autodétermination. La folie autoritaire, plutôt que la raison...».
Pour Dominique Attingré l’euthanasie comme l’IVG est « la revendication d’une même liberté, celle de rester maître de son destin ».
Mais les lignes sont en train de bouger comme elle l’a rappelé dans son discours, «  les députés Jean-Louis Touraine (LREM), Olivier Falorni (PRG) et Caroline Fiat de la France Insoumise proposent une loi sur la fin de vie. Ils souhaitent une législation pour éviter les drames et les dérives actuels. Plus que jamais ils sont convaincus qu’une loi légalisant la fin de vie est nécessaire. Plus de 200 députés de tous bords ont déclaré soutenir cette démarche », explique Dominique Attingré qui précise que ces trois textes sont complémentaires et qui bien d’autres soutiennent cette idée, « 200 députés ça ne fait pas la majorité bien sûr, mais il faut savoir qu’ils subissent beaucoup de pressions à l’intérieur des partis alors qu’individuellement, beaucoup viennent nous dire qu’ils sont d’accord avec nous-mêmes si ils ne le disent pas obliquement ». Pour Dominique Attingré les choses ne peuvent rester en l’État, « On ne peut pas continuer à laisser les gens mourir de faim, de soif et d’épuisement. ça a pris deux mois pour mon père qui était sous perfusion et constitution solide. C’était épouvantable. Moralement, le seul soulagement c’est qu’on se dit qu’il n’avait pas l’air de souffrir. Mais il n’avait pas fait ses directives anticipées. C’est pourquoi nous encourageons vivement les gens à le faire car même si le médecin est contre, ça pèse dans la décision de l’équipe médicale et aujourd’hui les médecins en soins palliatifs sont un peu plus à l’écoute. Mais même ceux qui procèdent à l’euthanasie ne le reconnaîtront jamais car ils tombent sous le coup de la loi ».

Pour tous renseignements sur l’ADMD 24, contactez le : 05 53 53 24 27.

Philippe Jolivet