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Grève illimitée du personnel de nuit du centre hospitalier

La CFDT du centre hospitalier de Périgueux a lancé la semaine dernière un mouvement de grève illimitée pour le personnel de nuit pour dénoncer les sous-effectifs chroniques et la dégradation des conditions de travail. Sous-effectif quasiment systématique, rappels incessants sur les jours de repos, RTT et même congés annuels pour pallier les arrêts maladie inopinés, harcèlement téléphonique, pression psychologique et morale, difficulté à mener de front vie privée et professionnelle... Malheureusement rien de nouveau sous le soleil des agents hospitaliers de Périgueux si ce n’est que pour le personnel de nuit, le trop-plein a été atteint. Après deux réunions de négociations infructueuses avec la direction et des contre-propositions jugées insuffisantes, la CFDT a lancé un mouvement de grève illimitée la semaine dernière.
Hier une quarantaine d’agents étaient rassemblés sur le rond-point d’entrée du centre hospitalier et aux alentours pour interpeller les Périgourdins sur leurs conditions de travail. « Nous sommes là pour faire sortir de l’établissement ce qui se passe à l’intérieur », résume Catherine Autier, la secrétaire adjointe de la section CFDT au sein de l’établissement. La CFDT est le second syndicat du centre hospitalier de Périgueux derrière la CGT et devant FO, deux syndicats qui n’ont pas été associés au mouvement de grève. Et ce, à un mois des élections professionnelles. « La CFDT effectue régulièrement des maraudes de nuit à la rencontre des agents et a entendu leur ras-le-bol. Nous avions déjà alerté cet été la directrice des soins et le nouveau directeur des ressources humaines suite à un absentéisme encore plus important que d’ordinaire », rétorque la syndicaliste.
Cela fait déjà de trop nombreux mois que le personnel hospitalier dénonce des conditions de travail dégradées à cause de sous-effectifs chroniques. Cela avait provoqué plusieurs mouvements sociaux au sein de l’établissement. Mais cette fois-ci, c’est une annonce faite courant septembre qui a mis le feu aux poudres : une menace d’annulation pure et simple planerait sur les récupérations et les RTT. Inconcevable pour les 140 personnels de nuit (chaque nuit, une équipe de 54 personnes travaille au sein des services de chirurgie, médecine, obstétrique, Ehpad et psychiatrie), qui demandent les moyens d’exercer leur métier correctement. Selon eux, faute de moyens, il n’est plus capable d’assurer correctement ses missions, ce qui n’est pas sans conséquences sur les patients.
« On pare au plus urgent. C’est de l’abattage. La qualité de service rendu fond comme neige au soleil. On veut que l’on respecte notre droit à la vie privée, à la déconnexion et qu’on arrête de nous rappeler sur nos repos, nos vacances. Notre numéro de téléphone
ne doit servir qu’en cas de plan blanc », insistent les personnels de nuit. L’opération de tractage et d’interpellation menée hier devant l’hôpital doit être reconduite vendredi après-midi. De même, une lettre de démission collective a été adressée au directeur de l’établissement, ainsi qu’à la préfète, au président du conseil départemental, à l’ARS départementale, à l’ARS de Nouvelle-Aquitaine et à la ministre de la Santé. Une audience devrait être demandée rapidement à l’ARS « car la direction ne fait qu’avec les moyens que cette dernière lui accorde », justifie Catherine Autier. Pour l’instant, aucun autre mode d’action n’est envisagé.
E.C.