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« Ils disent que c’était l’enfer »

Mémoire

Hier matin la cité scolaire Bertran-de-Born à Périgueux commémorait, comme tous les ans, l’armistice du 11 novembre 1918.  Pour ce centenaire, c’est une cérémonie exceptionnelle, en présence des autorités civiles et militaires, qui s’est déroulée dans la cour intérieure.

Il y a 100 ans s’achevait la boucherie de 14/18, soit quatre générations. Pour les élèves d’aujourd’hui, on pourrait penser que la mémoire familiale s’est perdue au cours des années et des décès des témoins et acteurs de l’époque.
Franck Vasquez, instituteur à l’école Lakanal, était venu avec ses élèves à la commémoration. « Ils savent ce que sont l’armistice, la première guerre mondiale et ses dates » confie-t-il. « Ils sont plus au fait de la seconde guerre mondiale. On les entend parler de grands-pères résistants ou soldats en 39/45, mais pas de 14/18. C’est trop loin ». Pourtant, quand on leur pose la question, ils répondent : « C’est loin, mais pas tant que ça ». Et si on leur demande si elle a déjà été évoquée dans leur famille, les réponses se bousculent, et chacun a une anecdote racontée par un grand-parent ou un arrière grand-parent qui se faisait le relais de ce qui lui avait été raconté par son père ou grand-père Poilu, ou par leurs femmes ou filles. « Ils disent que c’était l’enfer », « ils parlaient de beaucoup de morts », « ils disaient que c’était terrible », « une boucherie », mais surtout ce terme récurrent dans tous les témoignages de ceux qui l’ont vécue : « l’enfer. ça revenait tout le temps ». La mémoire du conflit au sein des familles a donc traversé les générations et les arrière-arrière-petits-enfants de ceux qui l’ont vécu en sont aujourd’hui les dépositaires.
Un  élève de  6e évoque une histoire qui se raconte chez lui de père en fils, celle de l’arrière-arrière-grand-père, « qui était conducteur. Un jour, devant lui,le camion qu’il suivait a sauté sur une mine. C’était des copains à lui qui étaient dedans ». Ceux de 3e ont aussi bénéficié de cette mémoire familiale, et confient : « c’est le premier gros massacre du monde ». L’un parle d’une fratrie dont tous les fils sont partis à la guerre et aucun n’est revenu... Surtout, ils ont conscience de ce qu’a entraîné ce conflit et les conditions de l’armistice, « la seconde guerre mondiale, et tous les problèmes que nous connaissons aujourd’hui. ça montre bien qu’il ne faut rien faire en force, mais par la diplomatie ».
Guillaume Mouette, le proviseur de l’établissement, précisait qu’il y était de tradition de commémorer, à une date en temps scolaire la plus proche du 11 novembre, cet événement, devant le monument aux morts situé à l’entrée du bâtiment, et qui comporte les noms des 140 anciens élèves et professeurs décédés durant le conflit, avec l’appui de la délégation militaire départementale commandée par le colonel Arnaut Dartencet, présent hier matin. Pour le centenaire, c’est dans la cour intérieure, protégée par une verrière, que la cérémonie s’est déroulée, sous la houlette de la préfète Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, de l’inspecteur d’académie Jacques Caillaut, des Cadets de l’école de police, de représentants des pompiers, du Sma, de l’Office national des anciens combattants, de la gendarmerie, et des élèves qui ont lu des textes et déposé fleurs et gerbes. Ce conflit qui a impliqué 70 pays, a mobilisé en Europe 70 millions de soldats, occasionné 10 millions de morts, 20 millions de blessés, 6 millions d’invalides et environ 300 000 Gueules cassées dont 15 000 en France, 8 millions d’orphelins, 6 millions de prisonniers et 10 millions de réfugiés, sans oublier 14 millions d’animaux enrôlés dont 9 à 10 millions de chevaux morts au combat.

Cérémonie dimanche
La célébration officielle du centenaire de l’Armistice se déroulera dimanche aux Allées de Tourny à Périgueux, sur l’esplanade du Souvenir, à 11 h 30. Auparavant, des gerbes auront été déposées devant les monuments aux morts des cimetières de la ville, entre 8 h 30 et 10 h.