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Un DOB sans vrai débat

Conseil municipal

La séance du conseil municipal d’hier soir s’est ouverte avec l’installation de Charles Tudela comme conseiller afin de remplacer Michel Bazin.
Après l’adoption du PLUI est venu le gros dossier de l’ordre du jour, le débat sur les orientations budgétaires. Le maire a souhaité faire une introduction dans laquelle il est revenu sur les baisses de dotations de l’État (7,3 millions depuis 2014). Il s’est également prêté à un bilan de sa mandature non sans dénoncer la situation financière à son arrivée qui selon lui « ne nous laissait aucune marge de manœuvre pour investir si ce n’est un recours massif à l’emprunt ». Il a d’ailleurs attribué le placement de la ville en zone d’alerte en 2016 à la gestion de ses prédécesseurs bien qu’il ait déjà été aux manettes depuis deux ans. Il a ensuite détaillé les mesures prises par la commune pour assainir ses finances, notamment en réduisant la masse salariale à un niveau inférieur à 2014 soit 22,3 millions d’euros. Des mesures largement détaillées plus tard par Laurent Mossion mais qui concrètement aboutissent à 49 emplois supprimés dans le cadre de non remplacements de départs en retraite. Il a ensuite annoncé les grands chantiers de 2019 avec un budget d’investissement de 9,5 millions d’euros avec la fin de travaux de l’école Maurice Albe, la médiathèque et l’église de la Cité, ou le plan « macadam » (environ 2 millions). Il a également annoncé la baisse du taux du foncier bâti de 2 points soit 4,70%. Une décision « historique », selon lui. Il a également annoncé 90 000 euros pour le maintien de la gratuité du stationnement le week-end et 100 000 d’indemnisation commerciale pour les commerces ayant souffert des travaux court Montaigne.
C’est ensuite Aurélien Jardry adjoint aux finances qui a présenté laborieusement ces orientations budgétaires. Elles se composent de 41,24 millions en recettes et de 37,24 millions en dépenses dont 22,6 millions de dépenses de fonctionnement. Elles se répartissent en 10 catégories : culture (9,16 millions), éducation-jeunesse (8), espaces publics (7,6), vie quartiers/social (2,6), sport et santé (2,6), sécurité (2), économie et tourisme (1,2), environnement (1,14), citoyenneté (1), urbanisme et habitat (0,8). La ville aura recours à l’emprunt à hauteur de 4 millions d’euros faisant passer sa capacité de désendettement de 6 à 8années. Ces investissements se répartissent ainsi : aménagement urbains (2,49 millions) dont plus de 2 millions sur la voirie, éducation (750 000  euros). Habitat, aide à la rénovation Bimby, OPAH, Grand Périgueux habitat  etc (860 000 euros), Manufacture gourmande (450 000). Patrimoine culturel et historique (3,33 millions dont 2,26 pour la médiathèque), sport (373 000), patrimoine communal (370 000), équipement de service/sécurité (420 000), informatique (173 000), maîtrise d’énergie (155 000), aides au commerce (100 000).
Des investissements amorphes et incohérents
Des orientation budgétaires vivement critiquées par Delphine Labails pour le PS qui s’est elle aussi prêtée au jeu de la rétrospective mais avec un regard différent puisqu’elle considère que c’est bien cette municipalité qui a abouti au placement de la commune en zone d’alerte en 2016. Puis elle est revenue sur les investissements réalisés par la majorité précédente 56,98 millions dont 11,52 prévus par l’équipe précédente contre 34,14 millions dont 8 millions prévus par la majorité précédente pour l’équipe d’Antoine Audi depuis son élection, « soit moitié moins que l’équipe précédente », s’est elle réjouie avant de rappeler que le maire avait « augmenté la fiscalité de 9 % depuis 2017 », se disant inquiète d’une
« nouvelle dégradation de la situation financière de la ville avec un recours à l’emprunt élevé ». Elle a ensuite critiqué les dépenses de fonctionnement du maire avec l’attribution de 135 000 euros pour Péri’Meuh alors que « seulement 17 000 » le sont pour la Félibrée, puis l’augmentation de 44 % du budget pour la Manufacture gourmande qu’elle qualifie de chimère. Elle a ensuite dénoncé un programme d’investissement « amorphe et incohérent avec des aménagements urbains déconnectés des travaux déjà réalisés alors qu’il aurait été plus important de terminer les travaux sur les boulevards ». Mais également des recettes manquantes par rapport aux cessions qu’avaient prévu la majorité : place Montaigne (2,15 millions d’euros), École Britten (400 000), presbytère (400 000), « soit 2,95 millions de recettes potentielles non inscrites au budget ». Des propos que le maire n’a pas tenu à commenter.
Marie Moulènes pour Génération.S s’est inquiétée de l’augmentation du nombre de CDD passant de 38 à 57 entre 2017 et 2019. Laurent Mossion a parlé de « bonne nouvelle puisque ce sont des contrats aidés qui sont passés en CDD », des propos qui n’ont pas convaincu Marie Moulènes puisque ces contrats « avaient vocation à remplacer des départs en retraite ».

Mais c’est finalement de son camp que sont venus les coups qui ont fait mal puisque Laurent Rouquié ancien adjoint aux finances ne s’est pas gêné pour dire ce qu’il pensait. « Dans ce rapport on ne trouve pas les 2,5 millions de recettes de vente de la dalle Montaigne ni les 3 millions d’investissements pour finir les travaux sur les boulevards donc politiquement vous actez l’abandon de ce projet ». Ce à quoi le maire a répondu furieux, « votre désamour du projet Montaigne on va en reparler croyez-moi ». « Je vous ai demandé de réétudier le dossier, je n’ai aucun mal à dire qu’un projet qui était viable au début ne l’est plus mais je suis le seul apparemment » et celui-ci de poursuivre en critiquant un investissement timide alors que c’est le dernier que la majorité votera « vous auriez du lâcher les chevaux et vous auriez même pu avoir un recours plus important à l’emprunt sinon à quoi bon assainir les finances. Ce n’est pas un très bon signal. On aurait pu finir les travaux sur les boulevards ». Et celui-ci de dénoncer la baisse du foncier bâti « le baisser à un an des élections sachant que l’évolution des bases va être de 2,2 % c’est ridicule. ça fait grosse ficelle désuète. Lorsque vous deviez le baisser de 3,74 % conformément à l’accord avec le Grand Périgueux après la sortie du SDIS de notre giron je vous avait dit que ça passait et ça passait même si je l’ai voté par discipline d’équipe ». Il a ensuite accusé le maire de « mettre la charrue avant les bœufs » dans le projet de Manufacture gourmande qui ne paraît « pas très viable ». Le maire l’a qualifié de « grand donneur de leçons » ce à quoi Laurent Rouquié da rétorqué « Pour une fois que ce n’est pas vous...».
Vianney le Vacon a fait part de son « sentiment de malaise dans cette partie de ping pong » qui n’aide pas vraiment dans climat le ambiant et a dénoncé « la purge des collectivités locales par l’État ». Et dans un tel contexte il a invité la majorité à mettre fin à « cette course à l'échalote contre l’emploi public et les dépenses publiques ».
A l’issue du conseil Laurent Rouquié ne faisait pas mystère de sa déception, pour lui « il n’y a pas eu de débat ». Peut-être aura-t-il lieu lors du vote du budget...
Philippe Jolivet

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