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Ces insaisissables Gaulois

à partir de ce soir et jusqu’au 5 janvier 2020, le musée Vesunna installe Pétrocores, chassez vos idées fixes, une exposition proposant d’explorer les bureaux des archéologues qui enquêtent depuis deux siècles sur les collines d’Ecornebœuf et de la Curade, à Périgueux.
C’est à la suite des fouilles entreprises entre 2012 et 2015 sur la colline d’Ecornebœuf par Christian Chevillon, de l’association pour le développement de la recherche archéologique en Périgord, qu’élisabeth Pénisson, conservatrice du musée, et ses équipes se sont lancées dans la
réalisation et la mise en place de cette exposition qui sera inaugurée ce soir à 18 h 30. De là, elle s’est rapprochée du Musée d’art et d’archéologie du Périgord (Maap), pour trouver, dans ses collections, des objets sur les origines du Périgueux gaulois. Tout ce qui a été collecté depuis deux siècles a donc été rassemblé, et installé pour nous aider à comprendre l’évolution de la représentation de cette peuplade, d’abord considérée comme « sauvage », et les révélations des dernières découvertes qui prouvent que ce sont bien les Gaulois qui ont construit la ville antique, et non les Romains, comme on a pu longtemps le croire au vu de son architecture. « On pensait qu’il y avait un camp de César qui intégrait les arènes, la domus vesunna et tout le secteur de la Cité, et un camp gaulois sur la colline d’Ecornebœuf qui est aujourd’hui sur la commune de Coulounieix-Chamiers » remarque Christian Chevillon, « et qu’ils se seraient affrontés, mais en fait c’est faux. Personne ne s’était vraiment intéressé aux Pétrocores, mais ce sont eux qui ont construit la ville à la Romaine ». Ses fouilles ont en effet révélé qu’il y avait en fait à l’époque deux villes, toutes deux construites par les Pétrocores, nom gaulois signifiant « les quatre peuples » (pétra signifiant quatre, et corii les peuples). L’exposition part de 1830, époque des premiers archéologues, où on a commencé à s’intéresser à la Curade et à Ecornebœuf, à travers les travaux du comte de Taillefer qui venait alors de publier les deux tomes, en 1921 et 1926, de son ouvrage, Antiquités de Vésone, cité gauloise remplacée par la ville actuelle de Périgueux, description des monumens précédée d’un Essai sur les Gaulois, chez Dupont. Les outils et vestiges trouvés alors sont exposés aux côtés d’un bureau du 19e siècle. « à l’époque, la préhistoire n’existait pas» rappelle Christian Chevillon. « Il y avait les Gaulois, dont on ne savait pas trop quand leur ère commençait, et finissait ». En trouvant des outils, les archéologues se sont questionnés, et l’idée que les Gaulois étaient des sauvages, à l’image des habitants de l’Amérique du nord, les Indiens, vivant à moitié nus, va finalement être contredite. L’exposition se poursuit avec la période 1830/1930, très riche en découvertes qui font naître la notion de préhistoire, dont seront dissociés les Gaulois. Une animation visuelle retrace ensuite toute l’évolution de la ville à travers les âges, se poursuit par un espace dédié aux enfants, et enfin par de nombreux objets trouvés à Ecornebœuf, dont une superbe petite louche en bronze, parfaitement conservée.
I. Vitté
Le musée est ouvert du mardi au vendredi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h, les samedis et dimanches de 10 h à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 h. Les horaires changent en avril.

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