Fil info
20:10RT : Tulle : bureau Latreille À où a voté François Hollande. Résultats : LREM 88 voix ; RN 65 voix ; PS 59 voix... Derr… https://t.co/mb1zchRGEP
19:54Châteauroux : Les lauréats Escapages désignés après une année de folles lectures -> https://t.co/L0Vj5HGXEk
19:49Châteauroux : L214 alerte sur le poids climatique de la viande -> https://t.co/tOeR7S7USK
19:47Le Blanc : Système de santé : chronique d’un « désastre annoncé » -> https://t.co/7zFDM3eJQx
19:45La Châtre-Langlin : Les « vieilles grands-mères » font recette -> https://t.co/ALcryrABfA
18:52Périgueux : Le climat a besoin du ferroviaire -> https://t.co/0m4H9LPq7M
18:49Périgueux : 220 Périgourdins ont défilé pour défendre l’avenir -> https://t.co/dmol3fv1uf
16:49 En espérant qu'ils ont rempli leur devoir de citoyen avant !
15:12Corrèze : Le tourisme à la mode virtuelle -> https://t.co/ETYmnaKlXZ
14:10 Toujours, toujours ✌️✌️
14:01 Il est sérieux monsieur le maire
12:43Élections européennes : le taux de participation à midi en Dordogne est de 25,06 % (contre 19,59 % en 2014 et 16,44 % en 2009).
06:30[Revue de Presse] Ça se passait comme ça à … Procès : les salariés n’ont rien oublié ! De p… https://t.co/SH46Xxvdal
00:31[Europe] Homologues danois reçus par l'école hôtelière du Périgord ! 👉 https://t.co/byHmj6wWCM

« Je ne suis pas un problème »

Mois du droit des femmes

Le mois du droit des femmes se poursuit sur Périgueux, avec jusqu’à ce soir le moment fort de L’écrit des femmes, proposé par l’association Femmes solidaires et de nombreux partenaires. Hier, Samia Messaoudi, journaliste et autrice, ouvrait cette manifestation en se penchant sur le thème du vivre ensemble.

C’est devant des lycéens de Sarlat et Périgueux que la conférencière a lancé ce sujet sur lequel elle a publié, aux éditions Albin Michel jeunesse, « Vivons ensemble. Pour répondre aux questions des enfants sur l’immigration ».
Et le ton a été rapidement donné, quand elle a demandé combien d’élèves comptaient au moins un parent ou grand-parent d’origine étrangère. Ils ont été plus d’un quart de l’assistance, une petite centaine avec les accompagnateurs et des citoyen(ne)s également venus assister à cette conférence, à lever le doigt. Italie, Espagnol, Algérie, Arménie, Maroc, Portugal, Tunisie, Pologne..., on fait vite le tour de la Terre quand on demande l’origine de leur famille aux Français, et on remarque ainsi que beaucoup sont issus des anciennes colonies. Peut-on alors parler d’immigrés ? Si la conférencière n’a pas posé la question, ni verbalisé ce fait, elle a évoqué sa propre histoire, celle de son père arrivé seul d’Algérie pour travailler en France, avant de faire venir femme et enfants. « Quand un immigré quitte son pays, ce n’est jamais de gaieté de coeur » a-t-elle rappelé. Les raisons peuvent être économiques, sécuritaires (guerres, conflits...), sans oublier un phénomène qui risque de s’accélérer, les réfugiés climatiques. « On compte quatre millions d’immigrés aujourd’hui en France, de plusieurs générations, qui sont ici, et qui font ce pays. Au début, ils pensaient tous retourner dans leur pays une fois leur carrière faite, mais l’histoire fait qu’ils sont restés. Ce n’est pas un choix, c’est un fait » précise Samia Messaoudi. Elle estime qu’il est des questions qu’on doit se poser sur l’immigration. « J’ai l’impression que je ne suis pas un problème. Je dis « je », mais c’est collectif. Après, on peut se questionner sur le fait qu’il y ait du chômage, du racisme, des inégalités. Mais parlons ensemble, vivons ensemble dans cette société, où on veut montrer du doigt, stigmatiser, parce qu’on ne s’appelle pas Pascal Martin. Mais même si nous portons des noms à consonance étrangère, nous appartenons à la France. Aimez vous parler, aimez être ensemble ». S’enrichir du partage, d’une histoire différente, est un leitmotiv pour cette journaliste indépendante de la presse écrite et radio. Quand elle a demandé aux élèves de s’exprimer, il en fallait un pour se lancer, et c’est un lycéen de Pablo-Picasso à Périgueux qui a eu le courage de le faire. Il a expliqué l’histoire de sa famille, son père né en Algérie et « exporté en France après la guerre (d’Algérie bien sûr, ndlr) par son père ». La famille s’est installée à Paris, et quand il est devenu adulte, le père du jeune lycéen s’est retrouvé, par les hasards du travail, à Périgueux. C’est là qu’il a rencontré sa femme, une Française originaire de la Réunion, et comme un accroc dans la belle affirmation d’une République française une et indivisible, le garçon raconte : « mon grand-père maternel a décroché un emploi en France, et il est venu avec ses enfants. Là, ils ont commencé à comprendre que la vie est mieux en métropole, beaucoup plus valorisante qu’à la Réunion, où en plus les droits sont différents ». à l’issue de cette rencontre, des lycéennes sarladaises confiaient : « on a appris à connaître d’autres cultures, et la difficulté à devenir Français, surtout pour les papiers. Une élève, Gitanne et donc Française, a également confié qu’il était compliqué pour elle de s’intégrer, car son mode de vie est différent, et sa communauté n’a pas autant de droits que les autres citoyens »

Les partenaires
Amnesty international, Clara magazine, Mouvement de la paix, planning familial, Réseau éducation sans frontière, 100 pour 1 toit, Union départementale des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés (Udasti).

Le programme des jours à venir
Aujourd’hui au Théâtre : 11 h : «Vivre ensemble », rencontre avec  Samia Messaoudi. 12 h : « L’innommable, un récit autobiographique du génocide des Tutsi », rencontre avec Adelaïde Mukantabana (éditions l’Harmattan coll. Ecrire l’Afrique). 14 h : « Les migrants en bas de chez soi », (éditions du Seuil), rencontre avec Isabelle Coutant, sociologue au Cnrs et « Sous le viaduc - Une histoire d’amour » (éditions Bleu autour), rencontre avec Leïla Sebbar, autrice. 15 h : table-ronde : « Ici et là-bas, les parcours migratoires des  femmes » en présence de Jocelyne Bougeard, co-rapporteur du Haut conseil à l’égalité en France (Hce) dans le cadre du rapport « Situation des femmes demandeuses d’asile en France », Christiane Boischot, membre d’Amnesty International, Hélène Coulon, présidente de 100 pour 1 Toit, l’Udasti de Dordogne, et de Marie Reix, avocate, spécialiste du droit des étrangers. 16 h 30 : « Dire et écrire », restitution des écrits ou des cris, nés des rencontres avec des femmes d’ici et d’ailleurs.
17 h : « Pionnières » (éditions du Rouergue), rencontre avec  Marie-Thérèse Lacombe et des productrices / agricultrices locales.
19 h 30 au Palace (rue Bodin) :  « Mai 68, c’est quoi ? J’en sais rien, viens, donne-moi la main », théâtre musical de et par Faïza Kaddour, en hommage à Colette Magny. 21 h : « Amours sorcières », concert de et par Julie Lagarrigue et ses musiciens.Tarifs : un spectacle tarif plein 12 euros, tarif réduit 8 euros, deux spectacles tarif plein 20 euros, tarif réduit 12 euros.
Mon corps, mes droits, mobilisation, aujourd’hui de 9 h à 12 h 30 :  chaque jour, dans la sphère publique comme privée, des  milliers  de femmes et de jeunes filles sont   victimes de privations, de harcèlements, de viols, de violences... Amnesty International Périgueux tiendra une table de presse et proposera des pétitions à signer pour défendre les droits des femmes à travers le monde. Place de l’ancien Hôtel-de-Ville.
Danse orientale égyptienne, atelier découverte, à 10 h 30 au Château Barrière. La danse orientale est  initialement une danse spontanée   et improvisée. Le corps est un instrument qui interprète la musique, sur des tempos saccadés ou des rythmes envoûtants et joyeux.  
Danse persanne, atelier découverte, 14 h 15 à la Filature (salle de danse 1). La danse classique iranienne possède une longue  histoire, héritée des danses de la cour des Rois Qajar (1786-1925), elle  fut longtemps interdite aux femmes. Ce stage animé par Padideh  Pourmir (née à Téhéran, formée au conservatoire de Paris) alterne moments dansés et temps d’échanges. à 16 h 15 au même endroit, place à la danse afghane. Populaire, festive, sur des musiques aux  accents indiens, la danse afghane   fait partie de la matrice des danses  de la Route de la Soie. Suite aux événements dramatiques survenus en Afghanistan, peu de femmes  osent encore danser. Animé par  Padideh  Pourmir, cet atelier alterne moments dansés et temps d’échanges sur leurs origines. Une    occasion de se rappeler que danser pour le plaisir est une chance.
« Aliénor d’Aquitaine, une femme de son temps », conférence à 14 h à l’auditorium du Théâtre. Épouse, deux fois reine, mère  de  rois et de princes, elle marque  l’architecture et la littérature de  son temps par un sceau durable  qui perdure bien après sa mort.   Conférence de Véronique Proust,  historienne diplômée de l’Ecole du Louvre et de l’Institut d’art de   la Sorbonne, directrice d’Europ  Explo, suivie d’une évocation de Périgueux et les fils d’Aliénor autour de dégustations « à la Table d’Aliénor » en extérieur.
Mercredi 13 mars : pause-café ado, rencontres, échanges, à 14 h salle Montaigne au Théâtre. Un  moment d’échanges et de débats  sans tabous ni contraintes autour  de différentes thématiques (le regard de l’autre, la vie affective et l’envie affective, se maquiller : pour qui ? pourquoi ?, etc.).
Jeudi 14 mars, de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30; portes ouvertes de l’Ilot femmes, 1 rue Jacques le Lorrain, pour découvrir les lieux et  rencontrer l’équipe.
Le mois du droit des femmes se poursuit jusqu’au 30 mars, et vous pouvez retrouver tout le programme (attention, certaines animations sont sur réservation), sur le site internet de la mairie de Périgueux.