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L’Huma, patrimoine intellectuel, culturel et politique

Société

La soirée de soutien au journal l’Humanité, organisée par la fédération départementale du Pcf, a attiré des gens convaincus, et venus entendre les arguments pour se faire le relais de la défense de ce quotidien. L’idée est venue du musicien Christophe Lasnier, qui a proposé d’offrir un concert avec son trio Vurma, et un débat a précédé cette animation en présence d’un journaliste de l’Huma, Sébastien Crépel.

Sauver l’Huma, c’est quelque part faire oeuvre de salubrité publique. Comment imaginer en effet un paysage médiatique sans ce journal qui depuis plus de 100 ans porte la voix des invisibles, des « sans rien », bref de cette majorité qui n’est pas silencieuse mais qu’on n’écoute jamais ?
Même s’il est un des quotidiens perdant le moins de lecteurs, contrairement à ses concurrents, et que depuis sa mise en redressement judiciaire il a enregistré 4 000 abonnements, la baisse des recettes publicitaires, celle des aides publiques, « et le refus des banques de nous accompagner dans le développement et la modernisation du journal » indique Sébastien Crépel, concourent à étrangler financièrement ce titre. Christophe Lasnier avait ouvert le débat en rappelant : « On peut donner de l’argent pour Notre-Dame de Paris parce que c’est notre patrimoine, mais l’Huma est aussi notre patrimoine ». Julien Chouet, secrétaire départemental du Pcf lui emboîtait le pas en soulignant la place donnée à la culture et aux débats d’idées dans ses colonnes, regrettant de constater que si, en quelques jours, près d’un milliard d’euros ont été récoltés pour la cathédrale, « il n’y a pas grand monde qui se lève pour l’Huma. Deux journaux affichent leurs affinités politiques, l’Huma et le Figaro, mais le premier n’étant affilié à aucun grand groupe, présente une ligne éditoriale libre. Et nous avons besoin aujourd’hui de journaux indépendants, dont la ligne éditoriale n’est pas dictée par des groupes financiers ou des grands patrons. Ce quotidien décrypte des choses qu’on ne trouve dans aucun autre ». Cette indépendance n’est plus partagée en France que par trois quotidiens, l’Huma, la Marseillaise, et l’écho, et Sébastien Crépel a insisté sur ce point, lançant : « L’Humanité n’est pas à vendre, et c’est cette indépendance que nous payons au prix fort ». Le redressement du titre, malgré la mobilisation qui a permis de récolter plus de deux millions d’euros depuis le début de l’année, passera obligatoirement par un plan social. Le but est qu’il soit le moins étendu possible, pour que le journal puisse conserver un maximum de ses forces vives, ce qui passe par une reconquête des recettes, « mais surtout du lectorat, pour élargir notre audience et notre influence ». L’enjeu n’est pas que comptable, il tient aussi à l’indispensable pluralité de la presse, « qui meurt de son uniformisation, car aucun autre titre ne concurrence l’Huma. Le pluralisme, c’est la variété d’idées qu’on trouve dans les journaux. Sans l’Huma, elle sera amputée. Il est le garant d’une grande partie du pluralisme de la presse ». Les participants au débat, une bonne quarantaine rejoints ensuite par d’autres militants retenus ailleurs et venant soutenir cette cause en assistant aux moments musicaux et de convivialité, ont tous exprimé leur attachement pour ce journal, « qui m’a fait découvrir le monde » pour Violette Folgado, présidente du comité Dordogne-Palestine, « qui montre qu’une autre société est possible » pour l’Ud-Cgt, « qui donne la parole à tous » pour Jacques Teyssier, ancien journaliste ayant envoyé un mot de soutien lu par Vincent, des Jeunes communistes, et insistant sur l’avenir de la presse, « devenue aujourd’hui une marchandise, propriété de grands groupes financiers qui l’utilisent pour défendre leurs intérêts. L’Humanité est le seul quotidien indépendant qui continue à porter la voix des invisibles. C’est un patrimoine irremplaçable, celui de l’intégrité de la gauche, et il est adossé aux mouvements populaires et culturels ».

Pour soutenir l’Humanité, vous pouvez vous adresser au Pcf périgourdin, place du 8 mai 1945 à Périgueux (05 53 06 69 81), ou sur humanite.fr/mot-cle/souscription-pour-lhumanite  

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