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Avoir 20 ans dans un pays conservateur

Festival Ôrizons

Jusqu’au 1er juin la chapelle du centre culturel de la Visitation à Périgueux accueille l’exposition photo de Catalina Martin-Chico consacrée aux femmes du Yémen,  Au-delà du voile, dans le cadre du festival Ôrizons.

Catalina Martin-Chico est photojournaliste. Originaire de Madrid et ayant vécu à Bordeaux et Paris, elle présente à la Visitation une exposition inédite, consacrée aux femmes du
Yémen.
C’est en 2007 qu’elle s’est rendue pour la première fois dans ce pays, « et il m’a accrochée » confie-t-elle. Elle y est retournée tous les ans jusqu’en 2014, mais la guerre ayant éclaté ensuite, elle n’a depuis pu s’y rendre qu’une semaine en 2017. « étant une femme, j’avais accès aux femmes dans ce pays extrêmement conservateur, ce qui était un avantage et une force que j’ai saisis ». Pendant des années, elle a suivi quatre soeurs âgées de 17 à 21 ans, « qui m’ont dévoilé ce que signifiait avoir 20 ans et être femme dans un pays comme ça, sans être mariées. Elles m’ont appris beaucoup de choses sur la société ». Mais après le Printemps arabe en 2011, où elles ont été actives, elles ont dû changer de numéros de téléphone et déménager, et le contact est rompu malgré les efforts de la photographe pour les retrouver. Lorsqu’elle a pu retourner au Yémen, c’était en 2017, et elle n’a eu qu’une semaine pour réaliser un reportage pour, « parler d’un pays qui est en guerre, et dont on ne parle pas ». Elle sourit doucement quand elle entend prétendre que les armes françaises vendues au Yémen ne tuent pas, selon notre brave gouvernement, jamais avare de contre-vérités. « J’ai des photos d’enfants amputés, parce qu’ils jouaient dehors quand une bombe est tombée à côté d’eux » indique-t-elle. Durant les guerres, la situation des femmes, dans les pays où elle n’est déjà pas enviable, se complique et s’aggrave. « Ce problème est sous documenté, car nous sommes très peu à avoir accès à elles. J’ai donc décidé de rajouter des photos de la guerre ». Elle confie que ce qui l’a choquée quand elle s’est rendue pour la première fois au Yémen, « c’est que 50 % de la population est invisible. Ce sont des fantômes noirs. ça secoue quand on descend de l’avion, mais ça m’a fait prendre conscience de la force d’être une femme journaliste, pour aller voir au-delà du voile ». Elle précise que porter le niqab n’est imposé ni par la religion, ni par la loi, « mais par la tradition. Le Yémen pratique un islam modéré, et j’ai entendu des pères dire à leurs filles qu’elles n’avaient pas obligation de se voiler. Mais comment sortir dans la rue tête nue et en vêtements occidentaux quand toutes les autres femmes sont voilées ? »

Saveurs d’orient aux restaurants
Pour la première année des restaurateurs s’unissent au festival Ôrizons pour proposer, durant l’événement, des plats aux saveurs orientales.
Quinze chefs de l’hypercentre de Périgueux ou à proximité ont accepté de jouer le jeu, et durant le festival proposeront un plat alliant Périgord et Moyen-Orient.  Ce parcours gastronomique est une nouveauté pour cette manifestation, et son initiateur, Nicolas Lux, se réjouit que le festival devienne, grâce à eux, « le carrefour des rencontres culturelles et gastronomiques ». Boulgour façon risotto et aiguillette de poulet, couscous périgourdin, boulettes de viande, mezzé façon libanais, soupe aux épices, souris d’agneau aux dattes et coriandre, pizzas avec de la crème curry, sauce au yaourt et à la menthe, desserts, même coktail sans alcool à la menthe et au gingembre pour accompagner un jus de fraise, tous ont fait preuve d’imagination pour concocter des recettes inattendues et qui ne demandent qu’à être dégustées.
Les organisateurs espèrent pérenniser ce rendez-vous, et que l’an prochain, ils soient plus nombreux à « faire ce clin d’oeil, à travers leur carte, au festinal » reprend Nicolas Lux. Jusqu’au 2 juin, vous pourrez donc, en plus des nombreuses animations proposées par ôrizons, allier le plaisir du palais à celui des expositions, concerts, rencontres, lectures..., inscrits au programme de cette 11e édition.

Les restaurants
66 Degrés , 66 Green, Little Cocotte, La bouteille bleue, La Gueule du Four, Le Clos St Front, La Péniche, Le Clin d’oeil, 6e Sens, Chez Fred, Hercule Poirot, Calebasse Café, Chez Wouam, et Chez Nico.