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Non soigné, un malaise se transforme en plainte

Société

C’est une situation qu’on a laissé pourrir depuis des années qui atterrit aujour-d’hui entre les mains de la justice. Après avoir durant près de 15 ans alerté sur des problèmes comportementaux et relationnels, un praticien a porté plainte.

Depuis 2003, le docteur Sami Haddad, obstétricien, alerte sa direction sur des problèmes relationnels et comportementaux avec ses collègues.
Il était une règle à la maternité de Périgueux, tous les cinq ans le chef de service changeait. Arrivé en 1998 dans ce service, en provenance de la région parisienne, Sami Haddad a découvert des fonctionnements qui l’ont un peu heurté : « à l’époque, il y avait beaucoup de privé au sein de l’hôpital. Je n’étais pas d’accord avec ça, et j’ai refusé de pratiquer une activité libérale ». Il dénonce aussi la problématique de l’Ivg, indi-
quant : « je suis très attentif à ce droit, et au droit des citoyens ». Il semblerait que ce ne soit pas le cas de tous ses collègues... Dès son arrivée, il a dû se battre pour faire reconnaître son incapacité à réaliser des échographies, « car je n’y vois pas en 3D ». Il affirme que la réponse reçue est : « d’accord, aucune de tes patientes n’aura d’échographie », ce qui est la base officielle du conflit, et c’est contre le code de déontologie, qui stipule que nous devons nous porter assistance ». Puis, alors que les années passant, il aurait dû remplacer son collègue en tant que chef de service, comme il était établi avant son arrivée, « la loi a changé, et le docteur Darwiche, qui était en place, le reste à vie ». à peu près à la même époque a été créé le pôle pédiatrie obstétrique gynécologie, et en 2009 le docteur Haddad a été élu chef de pôle, le docteur Darwiche restant chef pour l’obstétrique et la gynécologie, un pédiatre prenant la tête de la pédiatrie. Mais quatre mois plus tard, les règles ont de nouveau changé et c’est la direction qui désigne les chefs de pôle. Alors que tout le personnel soignant souhaitait que le Dr Haddad conserve son poste, trois médecins s’y sont fermement opposés. « Là, j’ai pris en coup, et j’ai pensé quitter l’hôpital, mais j’ai de bonnes relations avec tout le personnel, et finalement, j’ai décidé de rester ». Mais la violence exercée par un troisième praticien du site, « verbale, mais aussi physique » a conduit à la tenue d’un conseil de surveillance extraordinaire, qui a réalisé une enquête. à l’époque, Sami Haddad avait déjà déposé une plainte au pénal (en 2006) contre ce médecin qui l’avait insulté. Ce dernier avait été condamné en première instance, et obtenu un non-lieu en appel. « J’aurais pu contre-attaquer, mais j’en avais assez ».
Il a alors décidé de prendre de la distance avec l’hôpital en postulant au poste d’obstétricien du réseau Aquitaine (c’était en 2010, il est devenu Nouvelle-Aquitaine ensuite), à mi-temps. Mais là encore, les choses se sont compliquées. L’Agence régionale de santé (Ars) accorde aux hôpitaux une enveloppe destinée à leurs praticiens effectuant plusieurs missions dans le cadre de la mutualisation. C’était le cas du docteur Haddad, travaillant à mi-temps à l’hôpital, et à mi-temps pour le réseau. « L’hôpital de Périgueux avait encore de l’argent dans cette enveloppe, que l’Ars a refusé d’augmenter. La direction m’a alors dit n’avoir pas les moyens de me payer, je l’ai attaquée devant le tribunal administratif, et j’ai gagné ». Mais les délais de cette juridiction font que la décision est tombée juste au moment où un nouveau directeur était nommé. En 2012, Sami Haddad est revenu à temps plein à la maternité, après six ans d’une mission qui aura permis de faire certifier A par la Haute autorité de santé toutes les maternités d’Aquitaine. « Ces six ans m’ont réconcilié avec mon métier. J’ai vu que ce n’était pas moi le problème ». Avec le réseau a également été signé un protocole régional sur l’Ivg, et il a formé 160 médecins et sage-femmes aux consultations sur la contraception et les dispositifs sans douleurs. Mais quand il a commencé à organiser ces stages, « le chef de service m’a mis des bâtons dans les roues ». Difficultés d’accès au bloc, tracasseries diverses et variées, un geste violent, devant une patiente et d’autres témoins sont devenus le quotidien de ce professionnel qui, après s’être adressé à sa direction, à l’Ars, après deux enquêtes internes qui ont confirmé ces dérapages, et voyant que rien ne bouge, a décidé de déposer deux plaintes au pénal, contre son chef de service et contre la direction de l’hôpital, avec constitution de partie civile. Ni l’Ars, ni le docteur Darwiche, ni la direction n’ont répondu à nos sollicitations. En revanche, au sein de l’hôpital, la situation est connue, et il suffit de se rapprocher du personnel ou des syndicats pour le vérifier, ce que nous avons fait.