L’Association périgourdine d’action culturelle clôture sa saison

Pour l’occasion, l’association recevait le photographe Bernard Blanc. Il se définit comme « un artisan de l’art pictural numérique ou quand l’image fixe devient mobile et sonore. Cela entraine une symbiose entre l’image et la musique ». Bernard Blanc a créé le studio du Dauphin, dans lequel il réalise à partir de ses prises de vues, des petits films dans lesquels il arrive à donner une vie à ses photos.
« Grâce à différents appareils photos numériques dont certains sont de petits compacts, j’arrive à prendre des prises de vues comme je le ressens. Ensuite, grâce à un logiciel spécial, je peux donner vie à ces photos et à les faire se mouvoir dans mes petits films ».
Bernard a choisi beaucoup de sites du sud de la Dordogne, de ce Périgord noir qui le fascine. Ainsi au gré des films, on va pouvoir retrouver des châteaux tels Beynac, Castelnaud ou encore les Milandes. En outre, et c’est un travail plus introspectif, il a mis en scène  des maximes ou des poèmes de Khalil Gibran qui fut un poète libanais d’expression arabe et anglaise, et un artiste peintre. Il séjourna en Europe et passa la majeure partie de sa vie aux États-Unis. Son recueil de textes poétiques en anglais « The Prophet », publié en 1923, devint particulièrement populaire pendant les années 1960 dans le courant de la contre-culture et les mouvements new age. Son œuvre poétique le fit comparer à William Blake.
C’était une bonne idée pour Bernard Blanc que de réhabiliter l’œuvre de ce libanais qui, malheureusement, à l’exception de quelques érudits, est bien tombé dans l’oubli.
A l’issue de ces projections, les membres de l’association se sont retrouvés autour d’un somptueux buffet, auquel était convié des anciens conférenciers de l’année. Outre Bernard Blanc, bien sûr, on notait la présence d’Alessandro Testa qui a fait une conférence sur la chute de l’empire romain et surtout l’arrivée des grandes invasions. Il y avait également Marie-Béatrice Ricaud dont la conférence sur La Boétie était digne d’éloges. Elle a expliqué avec maestria le « Discours de la servitude volontaire » d’Etienne de la Boétie, plaidoyer quelque peu subversif qui, dans sa critique du pouvoir pyramidal, méritait d’être découvert et explicité au pays de Montaigne.
Et c’est là-dessus que l’année de l’APAC s’est terminée en attendant la prochaine. Sans dévoiler le thème principal, le fil conducteur de l’année, disons simplement qu’elle sera consacrée à l’architecture dans tous ses états. Là encore, des grands noms seront associés à ces interventions.
J-P. Pouxviel

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