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Mon sexe n’est pas mon genre

Société

A l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie, le collectif Lgbt Dordogne organisait une soirée à la Filature de l’Isle à Périgueux, autour de la transidentité. Deux films suivis d’échanges ont permis d’aborder ce sujet encore méconnu, et parfois difficilement appréhendable.

Pour certains d’entre nous, notre sexe correspond à notre genre. Mais pour d’autres, ce n’est pas si simple.
Naître dans un corps de femme et se sentir profondément homme, ou l’inverse, est une souffrance que ne peuvent comprendre que ceux qui la traversent. Il en est aussi qui naissent avec les attributs des deux sexes, et ce sont alors les parents et le médecin qui décident de celui qui sera annoncé à l’état-civil. Une fois cette démarche faite, difficile de revenir en arrière, et si l’enfant ne se sent pas à sa place dans celui qui lui a été attribué, c’est ensuite un parcours du combattant pour en changer, même si on ne parle que du volet strictement administratif. « La loi pourrait évoluer » précise Stéphane, du collectif Lgbt Dordogne. « C’est actuellement à l’étude, et dans ces cas précis, la décision pourrait revenir à l’enfant une fois atteint l’âge de 16 ans ». Les deux films projetés durant la soirée traitaient de ce sujet :« Fille ou garçon, mon sexe n’est pas mon genre», et « Vos papiers », de bruce, qui sera présent pour échanger avec le public après la projection. Ils traitent tous deux des problématiques d’identité administrative et des difficultés rencontrées pour changer sa carte vitale, ses pièces d’identité... Trois personnes concernées par la transidentité ont témoigné de leur vécu. Charlie, Sacha et Sarah ont tous trois changé de vie à des âges et des périodes différentes de leur existence. « C’est de toutes les façons compliqué » remarque Stéphane,  « car il faut lutter sur deux fronts : celui du regard des autres, ce qui est peut-être le plus facile, et celui de son propre regard ».  Pour Sarah, ce dernier point, « ce combat intérieur », a été le plus difficile. « Au même titre que l’homosexualité, on le vit tous de façon différente, car on évolue dans des milieux divers. Il y a donc des choses qui sont plus ou moins acceptées en fonction de ces der-niers » reprend le militant. Malgré tout, la hausse des agressions homophobes prouve que certains ont encore une vision très manichéenne des êtres humains, qui devraient être tous semblables dans leurs envies, besoins et comportements, même sexuels. Leur augmentation peut être attribuée à deux paramètres : le mariage pour tous a mis au grand jour les attentes d’une partie de la population par rapport à ses droits à s’aimer et à vivre son ou ses amours comme elle l’entend (ce que font déjà les hétérosexuels),  et par conséquent à fait sortir du bois les obscurantistes de tout poil. « Avant, on en parlait très peu, car c’était caché. Mais quand il y a eu des décès liés à la sexualité différenciée des victimes et que ça a été reconnu, ça a été une avancée». Pour autant, il note que ces agressions sont « en dents de scie. Elles ont explosé il y a six ans lors des discussions autour du mariage pour tous, puis c’est retombé, mais ça revient périodiquement ». Il constate que l’acceptation des Lgbt rentre de plus en plus dans les moeurs, « ce qui fait que lorsqu’il y a des agressions, ça se voit plus, et les victimes hésitent moins à porter plainte ». Des associations, comme Sos homophobie ou France-victimes les aident et les accompagnent, et les forces de l’ordre ont été mieux formées à ces problématiques. Des artistes, sportifs, personnalités politiques n’hésitent plus aujourd’hui à révéler qu’’ils sont Lgbt, et « ça décomplexe, ça rassure, ça lisse l’image » estime Stéphane. « Mais il faudra encore du temps ». Le combat pour la transidentité débute, et il est dé-sormais nécessaire d’expliquer ce que c’est exactement. Si l’homosexualité, « c’est une femme qui aime une femme, ou un homme qui aime un homme, ça reste binaire » plaisante Stéphane. Là, il peut s’agir d’une personne très féminine, mais dans un corps masculin, ou l’inverse, ce qui implique qu’il faut accepter un corps qui ne renvoie pas du tout l’image de ce qu’on est profondément. Le collectif Lgbt de Dordogne a été créé il y a trois ans, pour être ouvert à tous ceux qui ont besoin de soutien, de conseils, d’accompagnement... Il est toujours à la recherche de bénévoles.

Ce que dit la loi
En cas d’agression, si le caractère homophobe ou transphobe est retenu, la peine encourue est portée à un an d'emprisonnement et 45 000 € d'amende. La diffamation privée est punie d'une contravention de 38 €. Si le caractère homophobe ou transphobe est retenu, la peine encourue est portée à 1 500 €.