Fil info
08:37Corrèze : Platonov, "une comédie de la vie" -> https://t.co/kPgGM9Nu9o
06:20Région : Maladie de Lyme : 1700 nouveaux cas par an en Limousin -> https://t.co/cWUlQqoHiK
06:18Région : «On peut licencier pour pas cher» -> https://t.co/fBP3LCdZWW
20:22Dordogne : Des caresses et des films porno pour éduquer sa belle-fille -> https://t.co/5b139lGFfV
19:24Dordogne : Ils demandent une évolution du droit -> https://t.co/MMMIAjLHVD
19:05Indre : Bluesberry, une sixième édition à la croisée des styles -> https://t.co/vuo8Bnznqv
19:04Châteauroux : Cinq habitants à l’honneur -> https://t.co/l6MTplEGb5
18:18Bergerac : Souvenir de Johnny Clegg à Bergerac -> https://t.co/iBexb9iiSZ
18:10Bergerac : Pétition et tractage, les personnels des Urgences ne lâchent rien -> https://t.co/uifEjW6eJ7
18:02RT : Des sites de baignade, contaminés aux cyanobactéries sont fermés en Limousin : les plans d'eau d'Auzances, Chénéra… https://t.co/Qb0Iut9P8l
17:15RT : UNE VALIDATION ABERRANTE DES BARÈMES MACRON PAR LA COUR DE CASSATION https://t.co/ddPWMejXPO
17:15Des sites de baignade, contaminés aux cyanobactéries sont fermés en Limousin : les plans d'eau d'Auzances, Chénéra… https://t.co/Qb0Iut9P8l
17:04RT : De Rugy ajoute l'indignité à l'incurie. Son honneur n'a pas été livré aux chiens. Il n'a pas subi 1 campagne de pre… https://t.co/PHf51TSwUB
17:04RT : Selon Christophe Barbier, la démission de Rugy est la conséquence du trotskisme d'Edwy Plenel. Voilà. Faut pas croi… https://t.co/kNSBoXEPxh
17:03RT : Vous ne savez pas où partir cet été ? Allez donc faire un tour à et passez par la plus belle gare du monde… https://t.co/StacqQXLqF
17:00RT : Alors qu’elle vient d’être nommée ministre de l’écologie vient de laisser partir pour le troisième… https://t.co/woCwSITPMy
16:23# # - : Un beau jour pour la Vienne -> https://t.co/iOImmXigcE
16:13Indre : Commémorations à Sainte-Sévère-sur-Indre, Pérassay et Vijon -> https://t.co/g8as7mOw8w
15:54Dordogne : Révolte au lycée -> https://t.co/ixsJL8bmAK
15:51Périgueux : Macadam revisite les frontières du Jazz -> https://t.co/gzTXU9TE33
14:59France : Mauvaise nouvelle pour les salariés: la Cour de cassation valide le plafonnement des indemnités pour licen… https://t.co/YuJdjlJ4xE
14:49France : Mauvaise nouvelle pour les salariés: la Cour de cassation valide le plafonnement des indemnités pour licen… https://t.co/1aMhTInzsL

Conseil municipal à couteaux tirés

Politique

La salle du conseil municipal de Périgueux était comble hier soir, investie par de nombreux commerçants opposés à la vente de la dalle Montaigne après avoir manifestés silencieusement au préalable.
Premier point à l’ordre du jour, la réitération du bail emphytéotique administratif pour la centrale solaire de Lansinade. Un projet qui a vu le jour sur la commune de la Chapelle Gonaguet et qui permettra de fournir de l’électricité à 7 500 foyers de Périgueux soit environ 30 000 personnes. Une décision qui a recueilli l’unanimité et dont se sont réjouis Robert Barbancey pour les Verts et Marie Moulènes de Génération-S.
Puis est venu le dossier du jour la cession des emprises pour l’édification du quartier Montaigne. Un projet « important pour la transformation commerciale de Périgueux » a estimé Antoine Audi avant de se lancer dans une longue évocation de dates sur l’historique et les différents votes concernant ce projet en expliquant qu’il avait obtenu le label Cœur de ville et qu’à ce titre la Caisse des dépôts serait partie prenante dans l’opération (à la condition qu’elle le soit à une hauteur comprise entre 40 et 49 %). Avant de lancer le débat le maire a promis de « respecter tout le monde : le promoteur qui investit 18 millions, les voix qui se questionnent et s’opposent. Mais je fais la part des choses entre ceux qui posent des questions légitimes, ceux qui font de la désinformation et ceux qui ont des arrières-pensées politiques ». Il faut reconnaître que le maire a eu, devant ce nombreux public, un ton beaucoup plus cordial qu’à certains autres conseils municipaux. Puis il a passé la parole au promoteur Jean-Marie Pacaud qui a présenté son projet comme, « une vraie tendance car on sait que les consommateurs veulent revenir en centre-ville. Il s’agit donc de mettre à disposition des mètres carrés supplémentaires qui ne sont pas disponibles pour créer de l’animation et redonner du sens à la visite en ville ». Concernant le contenu de ces îlots, il précise, « ce ne seront pas que des enseignes car elles ne se multiplient pas comme ça et beaucoup sont en périphérie donc il n’est pas question de les déplacer » avant d’affirmer que « Périgueux, ça me passionne, c’est un vrai coup de cœur ». Une déclaration accueillie par un rire jaune des commerçants. Le projet de plus de 6 000 m² est censé accueillir des commerces au rez-de-chaussée et des services de restauration, de loisir ou encore médicaux à l’étage. Le promoteur s’est bien entendu refusé à donner les noms des enseignes qui allaient s’installer si ce n’est Mac Donald’s qui a déjà signé. Mais il a cité pêle-mêle une enseigne d’équipement de la maison, une enseigne alimentaire bio, une enseigne High tech, un club de fitness et un café restaurant français. « Il reste dix cellules de libres et certains commerçants de Périgueux ont dit qu’ils s’y installeraient mais ne veulent pas être nommés ». Une fois encore les commerçants ont accueilli ces déclarations avec des rires. Il a déclaré que le projet n’avait pas changé par rapport à l’appel d’offre, « la surface dédiée aux services est de 11 % au lieu de 10 ». Le promoteur espère débuter les travaux à la fin de l’année pour une durée d’environ 14 mois. Hussein Khairallah de la majorité avait cependant besoin de précisions quant aux erreurs d’estimations du promoteur qui ont conduit à baisser le prix de la dalle Montaigne de plus de 1,45 millions d’euros afin d’avoir la garantie que « nous ne nous retrouvions pas dans la même situation dans quelques mois ».
Un projet sans profit...
Le promoteur a expliqué que lors de l’appel d’offre il avait été bousculé et que le prix des loyers au mètres carré était trop haut et moins attractif. Cette baisse lui permet de tirer les prix vers le bas. Il va même jusqu’à déclarer, « j’ai renoncé à toute idée de marge de profit, je le fais parce que je suis attaché à ce projet » (éclats de rires dans la salle). Puis Delphine Labails a rappelé son opposition au projet, « en 2010 vous étiez arc-bouté contre ce projet durant votre campagne et en 2015 vous exhumez ce projet qui avait été porté par l’équipe de Michel Moyrand sous une autre forme. Sauf qu’entre temps vous avez voté l’extension de la surface de vente de Leclerc alors que vous auriez dû vous y opposer en tant que maire de Périgueux et que les boulevards sont passés de quatre à deux voies ce qui créé des problèmes de circulation qui poseront des problèmes pour accéder au quartier Montaigne, enfin le stationnement gratuit de Tourny a été remplacé par du payant. C’est un projet caduque, dénaturé, qui va concurrencer les commerçants et on brade cet espace en perdant 1,45 millions d’euros qui auraient été bien utiles pour les finances de la ville ». Reprenant l’idée lancée il y a plus d’un an par le collectif Périgueux et Pourquoi Pas , elle a demandé un moratoire afin que ce sujet attende les élections de 2020, lui expliquant au passage qu’il ignorait totalement les 2 000 signatures de la pétition contre le projet. Elle a ensuite demandé à ce que le vote se fasse à bulletin secret. Une demande reprise par Laurent Rouquié qui a réaffirmé son opposition, « baisser le prix de 40 % ne répond plus aux conditions de l’appel d’offre. Et à ce prix il doit rester dans le patrimoine communal. Vous nous refaites le coup de la semaine de quatre jours où vous n’aviez pas écouté les enseignants, les parents d’élèves et l’inspection académique. Là vous n’écoutez pas ceux qui sont le mieux à même de juger à savoir les commerçants dont beaucoup disent qu’ils ne survivront pas à la nouvelle phase de travaux que vous leur imposez cet été ». Une intervention applaudie par les commerçants à qui Antoine Audi a demandé de rester silencieux.
Elisabeth Dartencet a ensuite pris la parole rappelant qu’elle s’était avec quatre autres élus positionnée publiquement contre ce projet et a aussi demandé un moratoire. « Seul vous persistez à poursuivre en en faisant quelque chose de déterminant. Retirez ce point de l’ordre du jour et reportez le, sinon vous conterez vos soutiens et dans les jours qui suivent je remettrais ma démission ». Antoine Audi lui a répondu qu’il appréciait qu’elle prenne ses responsabilités en démissionnant tout en ajoutant, « en revanche, je ne suis pas sensible aux menaces ». Marie Moulènes outre son opposition a fait part de propositions comme la réorganisation des cellules commerciales vacantes avec un projet qui soit davantage dans l’esprit de l’économie sociale et solidaire « avec des espaces verts, des restaurants solidaires, des tiers lieux, et des échoppes d’artisans ». Robert Barbancey y verrait également un lieu, « de promenade, de rencontre, d’échange » et déplore cette perte pour la commune. En bon premier lieutenant, Laurent Mossion a rappelé le soutien total de la majorité comparant la situation à celle de 1838 où il était question de céder un terrain sur lequel vit le jour le bâtiment qui plus tard abritait les Nouvelles galeries. Après avoir apporté une réponse assez brève aux arguments des uns et  des autres le maire a fait voter les élus sur le principe du vote à bulletin secret qui a été approuvé. Après dépouillement le maire qui pouvait compter sur 22 voix a pu faire passer son projet avec 20 voix pour, quatorze contre et un vote blanc.
Dans le clan Audi, la chasse aux deux traîtres est ouverte....
Philippe Jolivet