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Hommes et seniors frappent aussi à la porte de l'îlot femmes

Violences conjugales

Les victimes de violences conjugales -femmes et hommes- qui sont aussi des seniors, peuvent frapper à la porte de l’Îlot femmes. Ici, on n’exige pas qu’elles remplissent des papiers.

« Ou bien on vient spontanément sonner à notre porte, ou bien on nous contacte après avoir été dirigé par le 115 ou l’association France Victimes ».A l’association l’Îlot femmes(1) -et pourquoi pas écrire phonétiquement l’Île aux femmes- il y a en permanence deux professionnelles pour recevoir les personnes victimes de violences conjugales–une intervenante sociale et une psychologue. La structure est née en 2013. En 2016, 154 personnes avaient franchi sa porte ; en 2018, elles étaient 228. « A la personne qui nous demande de l’aide, on ne fait pas tout, de sorte de valoriser ses compétences ». Par exemple, celle-ci prendra elle-même ses rendez-vous pour accomplir des démarches. Si tant est qu’elle en engage. « On ne lui dit pas ce qu’elle doit faire». En revanche, elle apprend ici tout ce qu’elle peut faire. « Ce n’est pas parce qu’une femme a conscience qu’elle subit des violences qu’elle est prête à quitter celui qui les exerce ». Quand elle franchit le pas, c’est bien rarement d’un coup« La séparation s’opère par allers et retours, qui permettent à celle-ci de vérifier qu’elle aura son autonomie -un emploi, une formation- et qu’elle a restauré de la confiance en elle. D’autant qu’elle a souvent la garde des enfants ».  Le jour où elle partira, l’Îlot femmes sera aussi là. « Après une séparation, il faut entretenir des relations avec celui qu’on a quitté pour les enfants ».

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Des hommes aussi appellent au secours

« On a de plus en plus d’appels d’hommes victimes de violences ou de leur entourage ou bien encore d’hommes qui se sentent violents ». S’il y a historiquement peu de place pour évoquer les cas des hommes souffre-douleurs -déjà parce que ce sont les femmes qui sont généralement victimes de violences dans un couple, mais aussi parce que nos codes de la virilité ne le prévoient pas- l’Îlot femmes constate donc qu’un début de changement est en train de s’opérer. De la même façon, prendre conscience qu’il faut revoir son comportement est une épreuve. Qui sont ces proches qui se substituent aux intéressés, qui restent donc majoritairement des intéressées ? « Une grand-mère, un oncle, un cousin… qui ne savent pas comment se positionner vis-à-vis de la victime ».

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Les couples de seniors exposés aussi

« La plus jeune des femmes que l’association a reçue a 14 ans, la plus âgée, 82 ans ». C’est une autre nouveauté. « Aujourd’hui, les seniors, même au seuil de la vieillesse, se remettent en couple et ils ont une vie intime ». Or, on sait qu’en vieillissant, les troubles de la personnalité « se renforcent ». Celui ou celle qui était si prévenant(e) « peut se transformer en tyran ». Or, les deux professionnelles ont intégré qu’ « à partir de 50 ans, le passage à l’acte est plus fréquent ». Les violences conjugales qui se passent des mains -harcèlement, maltraitance psychologique- restent des violences à part entière. Et le travail des professionnelles de l’Îlot femmes se complique. « Les mots ne se voient pas. Au point que si l’on nous montre 2 ou 3 SMS qui témoignent de ces violences silencieuses, on n’est pas toujours en mesure, nous, d’y reconnaître des preuves ».

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Impossible évaluation

« Les personnes qui frappent à notre porte peuvent se faire appeler par un prénom d’emprunt ».C’est d’ailleurs souvent le cas. « Il arrive qu’on ait 2 ou 3 Océane… ». Il arrive aussi souvent qu’elles demandent à être reçues, puis se volatilisent ou bien reviennent 3 ans plus tard. « Comment évaluer le nombre de victimes que l’on sauve ? Comment apprécier que quelqu’un va mieux ? ».A l’Îlot femmes, « on demande des chiffres, c’est vrai ». Sauf qu’ici, « on ne fait signer aucun papier ».En revanche, avec 6 années d’existence, l’association a acquis du « recul ». Cette notion de distance est d’ailleurs aussi essentielle pour l’intervenante sociale et la psychologue. C’est qu’il s’agit d’entendre des tombereaux d’horreur sans se retrouver « à plat ». Reste que l’une comme l’autre ont bien en tête qu’elles incarnent « l’espoir ». Mais elles se défendent toujours de juger. Déjà pour que leurs interlocuteurs ne se mettent pas à penser C’est la dame qui sait mieux que moi« Nous n’avons ni cape rouge, ni collants bleus. Être professionnelles, c’est aussi accepter d’être parfois impuissantes ».

Fabienne Ausserre

1/ l’association est rattachée au service d’accompagnement aux familles en difficulté -SAFED.