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Nadia Zrari, l'ange gardien du SDIS 24

Justice

Les sapeurs pompiers ont toute la sympathie des Périgourdins. Mais, que leur maison brûle, et ils se retournent souvent vers le SDIS 24, notoirement solvable. Espérant tenir le moyen de lui faire payer tous les dégâts.

« Le service juridique du SDIS de la Dordogne, c’est un gros truc, avec beaucoup d’argent en jeu tous les ans ». Ou bien les personnes secourues saisissent la justice pour mettre en cause l’intervention des hommes du SDIS 24 -c’est la part la plus importante- ou bien le SDIS 24 porte plainte parce que ses hommes ont été victimes d’incivilités, ou bien encore, au sein du SDIS 24, des sapeurs pompiers contestent leurs émoluments. Aussi, le SDIS 24 s’est-il doté d’un service juridique qui lui est propre. « On m’a demandé de quitter le poste de responsable des ressources humaines que j'y occupais pour le créer »Nadia Zrari, bardée de 2 diplômes de 3e cycle de droit, a intégré la structure en 2002, « quand l’approche juridique ne faisait qu’émerger », s’est attelée à cette mission avec le tempérament qui la caractérise. Dans son bureau, au-dessus de la photo de ses enfants, elle a affiché une maxime : Qui veut faire quelque chose trouve un moyen, qui ne veut rien faire trouve une excuse. L’enthousiasme, aussi, est sa marque de fabrique. « Je suis fière de travailler pour des gens qui nous sauvent ». Nadia jongle avec 4 téléphones –fixes, mobiles- parle à la vitesse de l’éclair, se remémore sur le champ le dossier pour lequel on la sollicite. Elle sait que, le plus souvent, son interlocuteur va tenter de récupérer de l’argent auprès de son employeur parce qu’il le sait solvable. Avec autant de courtoisie que de fermeté, la jeune femme décoche les articles de loi qui pulvérisent les arguties qu’on lui sert, démonte les raisonnements boiteux. Sans cesse, Nadia Zrari fonctionne en mode speed.

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Pas un sou au-delà de « la part du feu »

« Pour accéder au lieu où les sapeurs pompiers ont été appelés en urgence, ils ont cassé le portail qui était fermé à clé. S’il s’agissait d’un incendie, les personnes secourues vont réclamer au SDIS le montant de la facture de l’ensemble des dégâts… Mais le SDIS ne paie éventuellement que la part du feu ». Et après que Nadia Zrari a vérifié que les plaignants racontent toutde l’histoire. Un entrepôt doit obéir à une réglementation, un gîte, également…«Il arrive souvent qu’en négociant son contrat d’assurance, le plaignant ait tenté de faire des économies… et demandé à ce que la case du bris de porte soit décochée… ». Un détail que Nadia va non seulement chercher, mais trouver. « Avant la création de ce service juridique, le SDIS payait systématiquement tous les dégâts… ». Ce temps-là a basculé dans le passé. « Sachant que, conjointement, maintenant, on fait attention aux portes. Les sapeurs pompiers sont priés de ne pas agir de façon disproportionnée ». Autre exemple illustrant de recours en responsabilité civile : une maison a brûlé, malgré l’intervention des sapeurs pompiers. Les propriétaires leur reprochent d’ « avoir mis trop de temps pour arriver ». Nadia Zrari rappelle que le SDIS 24 a maillé notre grand territoire -pour rappel rural…- autant que faire se peut. « Reste qu’à chaque départ en intervention, il faut trouver les hommes qui ont ouvert leur bip, le plus à proximité du lieu où l’on est appelé… ». Et de rappeler que le SDIS 24, c’est seulement 230 sapeurs pompiers professionnels pour 1 500 volontaires -dédommagés trois francs six sous- et 110 personnels administratifs et techniques.

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Incivilités et risques du métier

« On n’est pas en région parisienne… et on n’observe pas de phénomènes d’imitation dans notre département rural ». Alors oui, les insultes à l’adresse des sapeurs pompiers, les crachats… il y a aussi en Dordogne toutes ces « incivilités », mais dans une proportion qui n’a rien de la violence émeutière qu’on peut parfois observer dans les quartiers périphériques des métropoles : en 2018, Nadia en a recensé 4. « C’est un sujet qui a toutefois toute l’attention du préfet Perissat, qui s’applique à réunir les professions victimes d’incivilités ». Ici, on reçoit pourtant aussi des coups« Mais ils ne sont pour la plupart pas intentionnels. Typiquement, c’est l’affaire du type ivre qui est réveillé par un homme du SDIS ». Et cette fois, on glisse l’évènement dans la colonne des risques du métier. En tout état de cause, « généralement, c’est l’officier qui dépose plainte, pas les sapeurs pompiers ». Alors il y a aussi les faux appels, qui polluent le quotidien, sans toutefois l’encombrer : la gêne est ressentie sur le champ, strictement. Ainsi, « en 2018, il y en a eu 3 ».  Hep, remember pour le fun« Dans les années 2000, c’étaient souvent des enfants qui les passaient pour s’amuser ». Le SDIS 24 réplique à ce phénomène « en faisant de la sensibilisation ». En tout état de cause, si celui qui reçoit un appel qui lui fait douter de la réalité de la situation décrite -« il entend pouffer de rire au bout du fil »doit quand même déclencher une intervention. « Pour être sûr de ne pas passer à côté, on part même sur ce que l’on appelle des suspicions de canulars ».

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Le 18, centre de renseignements objectifs

« Je n’ai pas eu ma prime de feu ». Charge à Nadia Zrari de vérifier, de rectifier s’il y a effectivement lieu : le SDIS est aussi, sur le plan du fonctionnement, une entreprise, où aucune ne doit gripper. Son expérience de responsable RH lui facilite la tâche. Et puis voilà que tombent des réquisitions« Le SDIS collabore beaucoup avec la gendarmerie et la police ». Pour mener leurs enquêtes, ces dernières ont besoin des bandes sonores du 18 et de renseignements. En outre, des sapeurs pompiers sont aussi plongeurs et ils sont sollicités dans les cas les plus tragiques. Leurs cartographies des feux de forêt sont également une mine d’informations. Tout comme leurs compte-rendu, « qui sont en général traités dans la journée ». Nadia Zrari fait état de 47 réquisitions en 2015 et de 30 cette année, qui n’est pas terminée -à la mi-septembre.

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La réalité, à l’état brut

« Je me souviens d’un feu qui avait été allumé… pour que des vaches qui paissaient dans un pré se réfugient… dans le camping à proximité…». N’espérez pas apprendre grand-chose de notre imagination à Nadia Zrari, qui en a vu des vertes et des pas mûres« La personne âgée qui nous appelle au secours… Est-elle réellement tombée… ou est-ce qu’elle veut rejoindre son déambulateur, qu’elle ne peut plus atteindre ? ».Au SDIS, on n’en veut pas à cette appelante : elle est en détresse… et l’exemple de cette détresse-là permet aussi d’appréhender la palette des situations auxquelles sont confrontés les hommes du SDIS. Il arrive aussi que le drame gagne leur camp. Ainsi, il y a plusieurs années, deux sapeurs pompiers volontaires du SDIS24, pour qui le secours « est une activité », ont été mis en examen, après un accident mortel. « Pour maladresse, négligence… ». Non seulement ils étaient intervenus sur une scène tragique, mais, rentrés au centre de secours, le ciel leur était tombé sur la têteA l’audience, « il nous a été opposé un défaut d’appréciation de la détresse oxygène. Admettons… mais est-ce que des gestes mieux adaptés auraient sauvé la victime ? Comment peut-on définir une obligation de moyens ? ». Cependant, les mis en examen « ont su s’expliquer » et la justice a prononcé un non-lieu. « Le métier de sapeur pompier est très exposé. Au quotidien, quand on les sonne en composant le 18, ils ne savent pas ce qu’ils vont trouver : une arme, un chien dangereux…»Or, le plus souvent, ce sont eux qui arrivent les premiers sur les lieux.

Fabienne Ausserre