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« Cette délibération n’aurait jamais dû exister »

Politique

Il manquera une délibération à l'ordre du jour du conseil municipal de Périgueux ce jeudi 11 octobre 2019. En effet, l'ordre du jour a été entamé, hier. Précisément, le conseiller municipal Laurent Rouquié, candidat à la mairie au scrutin 2020, l'avait évoqué, également hier, en même temps qu'il sortait de sa réserve

 

« Je me félicite que la délibération qui prévoyait de soumettre au vote la possibilité, pour le maire, d’ester en justice contre ses opposants et/ou contre les commerçants ait été, hier, retirée de l’ordre du jour du conseil municipal de ce jeudi soir ». A tout dire, l’élu Laurent Rouquié, qui emmène la liste Mon parti c’est Périgueux ! pour gagner la mairie, juge sans barguigner que celle-ci « n’aurait jamais dû figurer au programme des votes» car elle est « inadmissible ». L’ex adjoint aux finances comprend que le premier magistrat Antoine Audi « recule parce qu’il n’a pas le choix ». Il a en effet calculé sur quels votes le maire pouvait compter, entre opposition historique et nouvelle opposition et... « le maire aurait été mis en minorité ». C’est l’occasion de refaire le point sur le projet Montaigne, qui paraît fortement patiner. D’autant que Laurent Rouquié ne se fait pas à la manie qu’on raconte les histoires qui le concernent à sa place. « Pendant la campagne, Antoine Audi nous avait dit que comme le projet Montaigne avait été initié par son prédécesseur Michel Moyrand, c’était nul ». Avis auquel Laurent Rouquié ne s’était pas du tout rallié, d’autant qu’un « vrai problème d’attractivité » existait déjà. Aussi, celui-ci avait dit que le dossier méritait que l’on s’y penche. Un point-de-vue aussitôt balayé par Antoine Audi. De fait, ledit projet n’était pas des promesses de campagne.

 

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Basculement

« Or, quoi qu’en dise Antoine Audi, ce n’est pas moi qui ai remis le sujet Montaigne sur le tapis ». Et Laurent Rouquié de reprendre l’histoire qu’il a vécue, lui. « Eiffage était un peu à l’initiative de l’idée de Michel Moyrand a lancée et finalement, Antoine Audi a reçu ses représentants ». Laurent Rouquié se souvient précisément de la suite. « Aussitôt après, Antoine Audi m’a consulté ». Ce qui est en effet différent de la version qui évoque au contraire « une sollicitation » de l’ex adjoint aux finances. « Voilà comment on a étudié le dossier ». Un comité de pilotage est alors mis en place. Il va élaborer un cahier des charges. « Il y avait deux conditions indépassables : la venue de la locomotive H&M et l’empêchement d’ôter des commerces à Périgueux ». Sauf que l’enseigne H&M est allée tirer un autre train, à Trélissac. C’est le moment où le projet bascule. Voilà que ce sont des bureaux, des cabinets de médecins... qui sont aussi censés investir Montaigne. « Et, les bureaux, ça ferme du vendredi soir au lundi matin. En termes d’attractivité le samedi...».

 

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Montaigne : le temps des soldes

« En février 2018, les Domaines ont livré leur estimation : le projet valait 3,6 M €, ce qui comprenait le financement des travaux alentours ». Laurent Rouquié s’interroge sur ce qui a pu motiver une nouvelle estimation par les mêmes six mois plus tard... très éloignée. Le promoteur avait-il du mal à boucler son programme ? Toujours est-il qu’il est advenu comme « un miracle ». Le nouveau chiffre avancé est en effet cette fois 2,15 M €. « Soit moins 40 % pour l’emplacement qui est en plein coeur de Périgueux ». Et quel sera le nombre d’enseignes ? Quelles enseignes sont attendues ? Rien ne filtre. Mais le secret qui entoure le projet ne surprend pas Laurent Rouquié. « Déjà, du temps du comité de pilotage, il existait des réunions en dehors ». Toujours est-il qu’aujourd’hui, « ça bloque l’emplacement et les investisseurs ». Alors maintenant, « si le projet ne se fait pas », le candidat a une alternative, mais il sera bien temps de l’évoquer. Sauf que, question méthode, celui-ci assure que ce n’est pas celle de Antoine Audi, qui s’appliquera. « Il y aura concertation avec les investisseurs et les habitants ».

 

Fabienne Ausserre