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Pour l’égalité des parents devant la loi

Société

Depuis le mois d’août, l’association équité parentale a une existence officielle, ayant déposé ses statuts en préfecture, mais elle a commencé à mener des actions depuis le mois de février 2018.

De plus en plus de mariages se terminent en divorce, et les enfants issus de l’union peuvent devenir un enjeu pour faire souffrir l’autre.
Dans la majorité des cas, les divorces se passent à l’amiable, les parents s’entendent pour que leurs enfants en pâtissent le moins possible, et la garde alternée s’impose doucement comme le meilleur moyen pour y parvenir. ça, c’est quand tout se passe bien et que les ex époux arrivent à s’entendre. Mais on le sait, ce n’est pas toujours le cas, et dans notre société qui évolue moins vite que ses citoyens, il n’est pas rare que les tribunaux attribuent la garde à l’un, et un week-end sur deux à l’autre, le premier étant majoritairement la mère. C’est ce que dénonce équité parentale dont le président, Stéphane Lambert, note que ne voir ses bambins que quatre jours par mois, « c’est être un parent sponsor, un parent loisir, mais pas un éduquant ». Si quand les parents n’arrivent pas à trouver un accord, la garde est confiée au père dans moins de 10 % des cas, des mamans, faisant partie de ce faible pourcentage, demandent elles aussi leurs droits, et se sont rapprochées de l’association. Comme son nom l’indique, elle demande l’égalité parentale, soit « l’application des lois existantes ». Car Stéphane Lambert ne le cache pas, quand le couple se présente au tribunal des affaires familiales, le père doit justifier « qu’il veut ses enfants, qu’il peut s’en occuper, mais sa voix est moins présente. Le divorce est devenu habituel dans nos sociétés occidentales, on doit apprendre à le gérer. Il faudrait réussir à appliquer les lois, être dans l’intelligence et l’égalité, pour l’intérêt des enfants ».  Normalement, quand l’enfant est reconnu par ses deux parents, l’autorité parentale est conjointe, et aucun ne peut prendre une décision engageant le quotidien de l’enfant, déménagement loin du lieu de vie précédent, changement d’école..., sans l’approbation de l’autre. « Actuellement, on est dans un système de prise d’otage. Il arrive qu’un enfant disparaisse de l’école contre l’avis du père, et qu’on le retrouve 200 km plus loin ». Certains pères engagent même des détectives privés pour retrouver leur progéniture... Stéphane Lambert précise tout de même que si le schéma familial le plus courant reste celui d’une mère et d’un père, il essaie de parler le plus souvent de « parent », les couples homosexuels avec enfants pouvant aussi se séparer, et le parent n’étant pas la génitrice (pour les femmes), a encore moins de droits que dans un couple marié, mais le même amour envers l’enfant.

Des actions et une permanence
Avant même sa création officielle, l’association équité parentale a mené des actions, comme le 16 mai 2018.
Ce jour là, devant 30 tribunaux du territoire national, métropolitain comme ultra-marin, des parents se sont rassemblés pour demander l’égalité hommes/femmes devant le juge aux affaires familiales, et l’application des lois existantes. Le 16 janvier, c’est devant les préfectures qu’elle portait ses revendications, parmi lesquelles le fait que les policiers prennent les plaintes que veulent déposer les parents dont l’ex conjoint ne respecte pas les termes de la séparation. « Quand ça ne se passe pas bien, l’état et les services sociaux ne font pas leur travail, ni la justice d’ailleurs. Chaque parent acquiert l’autorité parentale de fait à la naissance. On ne peut pas ensuite dire à l’un qu’il ne l’a plus, car dans le cas où il n’y a pas de dysfonctionnement avéré, pourquoi serait-il exclu de l’éducation de son gosse ? »  L’association demande donc que la résidence alternée devienne la règle et non plus l’exception, comme le défendait le projet de loi Latombe, malheureusement rejeté, qui proposait la double résidence pour l’enfant avec double adresse administrative afin que tout ce qui concerne l’école la santé, bref le quotidien de l’enfant soit envoyé aux deux parents. « Lr a tout fait pour que ça ne passe pas, Lrem aussi » lâche Stéphane Lambert. Il dénonce aussi « un parti pris dans la façon dont est écoutée la mère par rapport au père ». L’association tient une permanence tous les premiers lundis du mois à la Maison des associations à Périgueux (18 h/20 h).
Tous renseignements et contacts sur sospapa24.com (blog qui n’a rien à voir avec Sos papa), sur le site equiteparentale.com, et on peut prendre rendez-vous sur stephane@equiteparentale.com en envoyant les pièces jointes par mail afin que lors du rendez-vous, les responsables de l’association aient auparavant pu s’y plonger.