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Marcel Delord nous a quittés

Nécrologie

L’enfant des Renardières s’en est allé. Marcel Delord, ancien maire communiste de Perpezac-le-Noir est décédé dimanche d’une cruelle maladie à l’âge de 75 ans.
Né le 18 février 1940 à Fontaynas, à un kilomètre des Renardières de Perpezac-le-Noir, dans la métairie Front, Marcel Delord grandit dans une famille de métayers. Ses origines modestes ne l’empêchent pas de faire des études et de devenir professeur de mathématiques au lycée municipal (puis collège) d’Uzerche où il fit toute sa carrière.
Il s'intéresse très jeune à la politique, en lisant des journaux communistes. Avec son oncle René, il assistait aux réunions de cellule du Parti et à la fête de section de Vigeois, au Bois la Croix. Révolté par la guerre en Algérie, il participait à toutes les manifestations pour la paix. Il créa sur son canton un groupe de l’Union des Jeunesses Agricoles de France dans lequel il animait des échanges politiques. Son militantisme et son intérêt pour la commune le conduisirent à s’engager en politique.
En 1971, il devint conseiller municipal PCF. Pendant toute la décennie, il fut le chef de file de l’opposition et fut très actif. Il devint maire en 1983 et enchaîna les mandats jusqu’en 2008. «On lui doit le premier lotissement communal, la salle polyvalente, le plan d’eau mais aussi la construction de la nouvelle école», commente Francis Chalard, le maire actuel qui fut son premier adjoint. Si Perpezac-le-Noir est aujourd’hui une commune attractive, c’est en partie grâce à lui. «Il a su moderniser tout en préservant le caractère rural du territoire. Il a maintenu la voirie, les équipements, les commerces, l’artisanat», ajoute l’édile.
Charismatique, communicatif, il aimait sa commune et ses administrés. «Sa mairie, c’était sa vie. Il y passait beaucoup de temps». Son action fut récompensée puisqu’il fut chevalier dans l’Ordre National du Mérite. Candidat malheureux à la fonction de conseiller général, il cessa la politique en 2008. C’est quelques années après que lui vint l’envie d’écrire ses souvenirs pour les transmettre à ses petits-enfants. En 2014, il publie «L’enfant des Renardières» aux éditions Maïade dans lequel il retrace son enfance et la vie simple dans les campagnes à cette époque. Son ouvrage est présenté à la foire du livre de Brive puis au Salon du livre de Paris. Le succès rencontré l’encourage à écrire la suite. Mais il laisse l’œuvre inachevée...
Ses obsèques ont lieu ce mercredi matin à 10 heures. Un hommage public lui sera rendu sur la place de l’église à l’issue de la cérémonie religieuse. A son épouse Danièle, à ses enfants et petits-enfants, amis et proches, notre journal, pour lequel il fut correspondant, présente ses plus sincères condoléances.