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Première visite guidée du château de Chabenet

Si d’aucuns connaissent le majestueux château de Chabenet par le biais d’évènements marquants comme le spectacle vivant joué en 2012 par « Être pontcabanois » ou encore Plumes en Berry, le salon du livre qui a pris ses marques depuis ces deux dernières années, et bien encore d’autres manifestations tendent peu à peu à « démocratiser » ce lieu historique.

Pour la première fois de sa longue histoire, une visite guidée a eu lieu mardi, dévoilant aux curieux visiteurs, une face méconnue de son architecture. Le petit-fils de l’un des propriétaires du château a découvert avec émotion ce que fut la propriété de son grand-père, Pierre Billon, pendant près de dix ans.
Louise Boulanger, guide stagiaire pour la communauté de communes Éguzon-Argenton-Vallée de la Creuse, a présenté cette visite dans le cadre d’un partenariat entre la CDC et la Fédération des chemins de la guerre de Cent Ans. L’objectif est de valoriser cette richesse singulière du patrimoine médiéval civil, conjuguée à celle non moins remarquable du patrimoine religieux, qui caractérise la région entre sud du Berry et nord du Limousin, se prolongeant à l’est du Poitou jusqu’à Chauvigny, et à l’ouest du Bourbonnais jusqu’à Huriel. La finalité est triple : valoriser auprès des habitants de l'espace concerné le patrimoine médiéval souvent méconnu et susciter une appropriation accrue d'un épisode marquant de l'identité régionale ; inciter à la valorisation des sites et des lieux liés au Moyen Âge et à la guerre de Cent Ans, en accompagnant les propriétaires et les animateurs par une expertise scientifique et technique ; constituer un nouvel axe d'itinérance touristique régionale en valorisant la cohérence et la richesse de cet espace de frontières culturelles et politiques au Moyen Âge, et l'importance de cette période pour la constitution d'une identité locale particulière. Le territoire du projet s'étend sur une dizaine de communautés de communes contigües.
Un château né à la fin de la guerre de Cent Ans
La guerre de Cent Ans, terminée depuis 1453, a ravagé les campagnes, le pays est en proie aux pillages et pourtant, dans ce chaos, le château de Chabenet va voir le jour sous l’impulsion de Josselin du Bois, écuyer de Montmorillon, conseiller et chambellan du roi Louis XI (Saint-Louis), bailli des montagnes d’Auvergne et seigneur de Chabenet. Sa construction commence dans la seconde moitié du XVe siècle, vers 1466 et est achevée en 1471. Ce miracle se produit grâce à l’aide d’amis bien placés et le roi, conscient que les fiefs alentours étaient « mouvants », comptait sur son chambellan pour faire respecter l’autorité royale. « Le château est plus ostentatoire que défensif et relève plus du simple hostel, comme le désignait Josselin du Bois, précise Louise Boulanger. Néanmoins, les fossés sont profonds d’environ 15,50 mètres et il domine largement la Bouzanne ». Moyennant la somme de 450 livres et 327 écus, Guy de Chauvigny, seigneur d’Argenton et de Châteauroux accepte qu’il relève d’Argenton.
Les traces d’un premier pont-levis sont bien visibles par la présence de feuillures. Trois blasons burinés pendant la Révolution représentent les armes des rois de France, de Guy Imbert de Brillac et de Josselin du Bois. Aujourd’hui, le château est ouvert sur la campagne, ce qu’il n’était pas à l’époque de sa construction.
Au cours de la visite, on apprend que le petit-fils de Josselin, Jean dit le Rouge, condamné à mort par contumace pour le rapt de Françoise Claveau, fille du procureur des causes royales de Poitiers, et réfugié chez son voisin Aubert de Montjohan, seigneur de Prungé, échange le château du Langon en Vendée contre celui de Chabenet, en 1544. Au début des guerres de religions, le lieutenant Claude de La Châtre le tient pour la Ligue contre les troupes royales. En 1587, le château est pris par le roi de Navarre et devient l’un des rares lieux de culte protestant autorisé par l’Édit de Nantes. En 1635, l’édifice est en partie démantelé par ordre du cardinal de Richelieu. C’est la première d’une longue série de modifications architecturales.
La visite se poursuit dans les cuisines où la guide évoque le château après les seigneurs et ses nombreuses réfections, notamment celle d’un certain Marec, qui, en 1987, remplaça le carrelage par des carreaux médiévaux provenant du château de Sarzay ! Inédit, l’accès à la charpente au cinquième et dernier étage par l’escalier hélicoïdal en pierre. Vue plongeante sur la vallée de la Bouzanne, les huit tours, au nombre de quatorze à l’origine, et la piscine de l’actuel propriétaire, la société Hapimag. Les visiteurs traversent ensuite le château pour rejoindre la bibliothèque, nichée au deuxième étage dans l’une des tours. Dernier point de vue sur le château depuis les jardins en contrebas et la fontaine. Une véritable découverte de ce lieu transformé au cours des siècles suivant le contexte politique du moment et la vision de la restauration des monuments en cours.
Réservation obligatoire à l’office de tourisme d’Éguzon au 02 54 47 43 69.

Les propriétaires du château
1466, Josselin du Bois ; 1533, Jean du Bois, dit le Rouge.
1544, Aubert de Montjohan, seigneur de Prungé.
1585 à 1735, la maison protestante Pierre-Buffière.
1809, la famille de Poix ; 1850, Louis Thomas Benjamin, Comte de Poix, puis sa nièce Joséphine de Boisé.
1940, après avoir été racheté par M. Leclerc, charcutier traiteur parisien, il devient la propriété de Louis Willème, industriel à Nanterre.
1970, il passe dans les mains d’un autre industriel, Pierre Billon.
1988, M. Marek l’acquit avec l’intention d’en faire une école de langues pour cadres de haut niveau.
En 1996, M. Pétraud (distributeur de produits paramédicaux).
De 1999 à nos jours, Hapimag (société suisse de résidences de vacances).

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