Fil info
11:02 hélas ne pourra pas lui rendre hommage

Ex-Altia : le ton se durcit !

Hier, les représentants CGT d’ex-Altia La Souterraine invitaient les élus municipaux, du département, de la région ainsi que représentants de l’Etat à venir montrer leur soutien aux salariés après le retrait partiel de Renault. Plusieurs élus ont pris des

Au début du mois, les salariés d’ex-Altia La Souterraine prenaient un nouveau coup de massue dans leur long combat pour sauver leur avenir. Renault décidait de revenir sur ses engagements initiaux et de baisser de 30 % les commandes de pièces.

Une nouvelle vécue comme une trahison par les salariés qui comptent ne pas en rester là, malgré une cession qui semble se préciser (*). Les représentants du personnel ont décidé de soumettre au vote deux actions d’ampleur.

Depuis hier, 14 h, une urne est postée devant le local du CE pour que soit décidé par les salariés le blocage total du site. «Toute cette inertie nous amène à prendre des décisions aux lourdes conséquences qu’on ne voulait pas prendre», explique Jérôme Imbert, représentant CGT des salariés. Les votes ont lieu jusqu’à ce matin. Les résultats seront connus ce midi. De même, les salariés ont voté un déplacement en fin de semaine ou au début de la semaine prochaine jusqu’au siège de Renault, pour faire entendre leur voix et leur colère, d’une manière ou d’une autre. «Si les hauts placés ne peuvent pas faire pression sur Ghosn, nous, on va le faire», affirme Yann Augras.

Les représentants CGT des salariés ont jusque-là privilégié le dialogue. Ce moyen ne porte pas ses fruits selon eux : «On a toujours essayé d’être constructif, dans le dialogue. Mais est-ce que c’est la bonne méthode ?», se demande Vincent Labrousse.

Dans la pression que les salariés souhaitent imposer à Renault, l’Etat doit avoir son rôle, en tant qu’actionnaire minoritaire. Selon Christian Chocquet, préfet de la Creuse, «l’Etat a un pouvoir de pression mais n’a pas la main sur les manettes». Ce que conteste Christian Audouin, conseiller régional de Limousin Terre de Gauche : «Ceux qui sont minoritaires chez Renault, sont aussi majoritaires au gouvernement. Si la volonté est fermement établie, le gouvernement a les moyens de contraindre Renault à tenir ses engagements».

Dans cette lutte, «tout le monde doit être uni», martèle Yann Augras. Une quarantaine d’élus avait fait le déplacement jusqu’au site. Michel Vergnier, député, Christian Chocquet ou encore Jean-François Muguay, maire de La Souterraine, ont déjà envoyé des courriers. Face à l’urgence de la situation, Michel Vergnier et Christian Choquet  ont pris hier des engagements rapides : ceux de contacter après la réunion les hautes instances de l’Etat pour une demande de rendez-vous et un dialogue plus affirmé entre Renault et l’Etat. Yann Augras préférerait un travail plus collectif.

Alors que le site d’ex-Altia entre dans la dernière ligne droite, plusieurs coureurs de fond du site semblent à court de souffle. Christian Audouin leur a demandé de ne pas lâcher : «Si vous êtes encore là aujourd’hui, c’est parce que vous vous êtes battus. Il faut maintenant aller au bout de ce combat».

* Le 24 novembre, le tribunal de commerce de Paris décidera du projet de cession à GM&S Industry. Le maire de La Souterraine, Jean-François Muguay l’affirme : le dirigeant Gianpiero Colla est «en contact avec une banque de la région pour ouvrir un compte sur La Souterraine concernant le projet». Le dirigeant serait également en contact avec Renault pour «améliorer les choses».


Altia Bessines

L’audience intermédiaire au Tribunal de commerce à Paris, hier, a repoussé à vendredi le sort de l’usine d’Altia Bessines. Le potentiel repreneur Steva a besoin de quelques jours supplémentaires pour boucler son budget. Il manquerait entre 500.000 à 1 million d’euros pour finaliser la reprise.

Pour Bruno Grimaux de FO, «il vaut mieux que les clients financent un projet industriel plutôt qu’une fermeture !».

nike free run 5.0 orange