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Enfants précoces mais fragiles

Valérie Duband est une coach un peu particulière... elle est spécialisée dans l’enfance et l’adolescence. Elle a tenu une conférence sur les enfants précoces en Creuse, et sera demain à Limoges.

«Tout le monde est un génie ; mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide». Valérie Duband a cité Einstein pour débuter sa conférence sur les enfants précoces.

A l’initiative du Rectorat de Limoges, une formation s’est récemment déroulée sur le thème de la précocité. Une vingtaine de personnels de l’Education Nationale, enseignants ou conseiller en orientation, en ont bénéficié. L’objectif du Rectorat de Limoges est de permettre à ces professionnels formés, d’intervenir en tant que personnes-ressources auprès de leurs pairs, dans leurs établissements, afin d’affiner leur interventions auprès de ces élèves atypiques. Les élèves intellectuellement précoces se trouvent confrontés à nombre de difficultés au cours de leur scolarité. Des élèves atypiques présentent parfois ce que l’on nomme «des troubles dys» (dyspraxie, dysgraphie, dysorthographie), avec un QI hétérogène. Il ne s’agit pas d’un trouble psychologique, mais peut entraîner des troubles psychologiques. On a aujourd’hui les preuves scientifiques d’un fonctionnement cérébral différent des autres. Depuis quelques années, des initiatives ont vu le jour, visant la prise en charge de leurs spécificités.

Cette formation interne à l’Education Nationale était animée par Valérie Duband. Coach, spécialisée dans l’enfance et l’adolescence, elle intervient dans les établissements scolaires en remédiation auprès d’enfants en échec scolaire ou en difficultés d’apprentissage, comme coordinatrice dyslexie dans un collège lyonnais. En parallèle, Valérie Duband anime des conférences, et des formations en gestion mentale auprès des enfants et/ou de leur famille. Maman d’enfants atypiques elle-même, elle sait de quoi elle parle, et offre un panel d’outils pratiques, efficaces et concrets : «ce qui est avantageux, c’est que la mise en place d’outils spécifiques pour les EIP, Enfants Intellectuellement Précoces, fonctionnent également pour les autres. Ces méthodes peuvent aider tous les élèves».

Haut Potentiel Intellectuel

Les enfants concernés ont un QI supérieur à la normale. Lorsque classiquement tout un chacun possède une moyenne de 100, l’enfant précoce présente bien plus. Nommés à tort durant longtemps «surdoués», cette appellation est aujourd’hui caduque... parce qu’ils sont dotés d’une sensibilité exacerbée qui les fragilise parfois. Leurs connaissances sont étonnantes et sont acquises très tôt, certes, mais ils auront tendance à surprendre, à dérouter leurs enseignants, pouvant apparaître comme provocateurs, à l’écart de l’autorité. Le malaise s’installe, l’incompréhension, parfois.

Intervenir

«Quand un enfant est dans la peur, il n’est plus dans l’apprentissage. Il peut ainsi mettre à mal sa sécurité», précise Valérie Duband. En effet, les tensions créées par ces malentendus peuvent rendre la fréquentation de l’école insupportable. Lorsqu’un enfant vit ce qui s’avère être un décalage, quand il n’a pas les mêmes jeux que ses camarades, quand il a peur de ne pas être compris... s’ensuit une souffrance pour lui et ses parents. Pour l’enseignant parfois aussi, se sentant remis en cause dans son rôle, éprouvant des difficultés à cerner son élève, seul qu’il est à appréhender sa classe constituée d’un véritable patchwork d’élèves tous différents.

Le rôle des parents

Il est prépondérant dans ces circonstances. Valérie Duband le résume parfaitement : «vous, parents, devez être des supporters, au bord du terrain lorsque votre équipe gagne, sur le même bord du même terrain lorsqu’elle perd». Bien dit, car en effet, les parents doivent, à chaque nouvel enseignant, présenter leur enfant, sa différence, et les moyens de l’atténuer. Non sans avoir au préalable cherché, étudié, et compris ce qui se passait.

Pour ce faire, le diagnostic est un passage indispensable. Si des enfants à Haut Potentiel Intellectuel peuvent suivre leur chemin d’écoliers sans entrave, le plus grand nombre traverseront des difficultés. C’est à ce moment que les parents doivent orienter leur enfant vers un professionnel afin que celui-ci évalue le QI, via des tests. Un mot résume les besoins des enfants à Haut Potientel, les enfants atypiques : «bienveillance». Et celui-ci est la clé de bien des situations difficiles.


  • 20aine

Une vingtaine d’enseignants du Rectorat de Limoges ont suivi une formation sur le thème de la précocité. A leur tour, ils interviendront dans les établissements.

  • Troubles dys

De divers ordre, la dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, pèse sur l’enfant en posant des obstacles à ses apprentissages. Prenons l’exemple de la dyspraxie. Celleci entraîne une maladresse dans la motricité fine et les gestes du quotidien. Dans ce cas, apprendre à faire ses lacets devient une épreuve, comme enfiler un vêtement.

  • La conférence

Après Sainte-Feyre, en Creuse, Valérie Duband interviendra demain jeudi 20 novembre à l’ESPE (ancien IUFM), à Limoges, à 18h30, et donnera une conférence gratuite et ouvert à tous.