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21:49Très nombreux avec notre maire Vincent Millan pour défendre notre territoire de mobilité https://t.co/gCKHfA1Hga
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Convergence de tous les possibles

Manif du 13 juin

Après 2005 et une mobilisation sans pareil pour la défense des services publics déjà à Guéret, plus de 5.000 personnes se sont retrouvées dans la capitale creusoise samedi pour défendre notre «bien commun», les services publics, dans un esprit revendicatif mais avant tout festif.Des petites marguerites ont essaimé partout dans les rues de Guéret samedi, jour de la grande manifestation de la Convergence nationale. Ils n’étaient peut-être pas 10.000 comme attendu mais les 5.000 personnes (2.200 selon la police) présentes à Guéret ont montré leur détermination à lutter contre la casse des services publics, incessante depuis de nombreuses années.
De l’Oise, des Hautes-Alpes, des Hautes-Pyrénées, de la Charente...  ils étaient là dès le matin sur le village des services publics pour aller à la rencontre des associations, des collectifs, des partis politiques. A la mairie de Guéret dont il a été salué l’aide matérielle, des sujets comme la santé, la réforme territoriale, la gestion de l’eau, les traités européens comme le TISA ou le TAFTA ont été discutés par bon nombre de personnes dans une seule idée : se rassembler pour lutter et avancer. Comme en Grèce ou en Espagne où les avancées de Syriza et Podemos ont pu se faire grâce à l’engagement de tous.
Une énergie positive qui donne espoir
En début d'après-midi, ce sont ces milliers de personnes, militants associatifs, politiques, syndicalistes, élus, citoyens qui  défilent dans les rues de Guéret au rythme de la batacuda. Fabien Commun, la «mascotte» des services publics est également au devant du cortège. Dans les rangs, chacun défend son hôpital, sa maternité, sa trésorerie, son train... «La santé, c’est vital, pas le capital» «Je suis Intercités», «Moi, président, j’abandonne le train, à moi de vous faire préférer le bus»...  «On n’a pas envie de se retrouver dans un désert, avoue un représentant de la CGT des Hautes-Pyrénées pleinement concerné par le démantèlement des services publics. Il faut avoir une autre pensée du territoire avec une autre répartition des richesses». Christine est venue de Caen avec la Convergence des hôpitaux en lutte contre l’austérité, «il fallait que l’on soit là, c’est la convergence des convergences. C’est un symbole». «Les services publics sont primordiaux, essentiels, avouent Thierry et Mireille de l’Indre. d’où la nécessité d’être là et de les défendre au quotidien». «C’est notre bien commun», assure-t-on dans les rangs. Didier, secrétaire général de la FSU des territoriaux était là il y a dix ans mais est revenu pour dire que la situation s’est dégradée, «on est en train de déposséder les citoyens des services publics !» Il y a dix ans, Jean-Luc Mélenchon était là aussi tout comme François Hollande qui, lui, ne l’est plus aujourd’hui. Le coordonnateur du Parti de Gauche se dit trompé, trahi. Bertrand Giraud du Comité de défense de la gare de Saint-Sébastien (23) et des autres services publics le rappelle également, «les boules de neige avaient une signification». «C’est une nécessité vitale d’avoir les services publics, ils permettent le développement social et économique», note Isabelle Mathurin, responsable nationale du Parti communiste sur les services publics. «On est là pour servir ce que nos politiques veulent nous enlever», martèle Michel Gauchi, maire de Janaillat (Creuse) en écharpe. Même la pluie n’a pas  empêché les manifestants de crier pour défendre leurs services publics. Et si la colère est là, l’espoir aussi. «Il faut créer les conditions de réappropriation des territoires, créer des rapports de force», note Jean-Jacques Paris, ancien conseiller général de Bègles (Gironde). Pour Olivier Dartigolles,  porte-parole du PC, «cette journée fait du bien, ça donne la pêche. Les choses sont possibles. Il faut se donner l’objectif de le mettre en œuvre dans les politiques publiques». Et Guéret n’est pas un aboutissement mais que le début du cheminement pour réinventer les services publics du XXIe siècle.

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