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Train-train, revoilà l’idée du TGV à Limoges

haute-vienne

Hier à Limoges, un comité de soutien pour le TGV à Limoges tenait réu-nion au buffet de la gare des Bénédictins.
A la baguette, Christian Jouhaud, ancien cadre SNCF, coordonnateur du comité de soutien  de la pétition «TGV 2017 Limousin-Paris» qui annonce avoir recueilli un millier de signatures. A ses côtés, des représentants du monde économique, institutionnel, touristique, sportif ou association de consommateurs louant chacun à leur tour la nécessité de disposer au plus vite des quarante-trois rames du TGV Atlantique (qui seront remplacées dès juillet prochain par les rames «Océanes» sur l’axe Bordeaux-Tours-Paris) afin de mettre la capitale à 2h50 de Limoges. Au nom une nouvelle fois de l’aménagement du territoire, du développement économique du Limousin, de la valorisation de nos savoir-faire, de l’attrait touristique et de l’essor de nos pôles de formation. Après l’envoi de la LGV Limoges-Poitiers au terminus des prétentions locales, cette proposition représente pour Christian Jouhaud «une vraie alternative à saisir, qui plus est applicable à très court terme.» D’autant que le président de la Nouvelle-Aquitaine «Alain Rousset a dit que cela lui semblait une bonne idée.»
Sur le plan technique, Guy Dintrat estime que la structure des voies de la ligne Polt peut accueillir les rames TGV «sans aucun problème. Et la vitesse sera augmentée de 20%.» Et s’il reconnaît que le surcoût de maintenance de tels équipements est évalué à 30%, il constate que jusqu’à présent «jamais la SNCF n’a reporté ce surcoût sur le prix du billet. La preuve, sur des distances égales, Bordeaux-Angoulême en TGV c’est 27 euros et Limoges-Châteauroux sans TGV c’est 27,5 euros.»
Moins enthousiaste mais bien présent à cette réunion, Marcel Bayle pour la CRI (Coordination des riverains impactés, opposant à la LGV Limoges-Poitiers) estime que «l’intérêt de cette pétition c’est de faire reparler de la ligne Polt et d’acter le renoncement à la LGV. C’est une proposition intéressante avec un avantage : l’immédiateté.»
Une vaste mobilisation pour un projet rapide, peu onéreux, qui ne devrait rien coûter à l’usager, avec un large soutien du monde économique et de l’arc politique et sans conséquences environnementales, voilà qui a tout pour plaire.
Dans un salle, un particulier douche néanmoins quelque peu l’élan général. «Le TGV entre Brive et Lille, ça a déjà existé. Pourquoi ça n’a pas duré ? En outre, le développement de la grande vitesse par Lyon jusqu’à Montpellier et par Bordeaux jusqu’à Toulouse ne pose-t-il pas la question du devenir de la ligne Polt jadis l’un des axes ferroviaires principaux du pays ?» Plus définitif, André Thépin, autre figure de la fronde anti-LGV, rafraîchit un peu plus l’atmosphère : «C’est une bêtise car rien n’assure que ne se sera pas plus cher et avant de la faire circuler ces rames à pleine vitesse, on en a encore pour des années de travaux sur les voies.» Ce que semble confirmer cet ancien agent SNCF, engagé il a plusieurs décennies dans l’aventure du Capitole «à l’époque le train le plus rapide du monde. Limoges était alors à 2h17 de Paris. Mais sans s’arrêter en chemin. Il y a aussi le problème des passages à niveau dans la région Centre où on perd à chaque fois l’équivalent de 4 à 5 mn.» Mais pour les pro TGV, il ne faut pas attendre. Car si on ne se positionne pas sur ces rames bientôt disponibles, d’autres le feront. Et nous en serions alors encore quitte pour regarder passer les trains...
Jérôme Davoine

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