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Un bilan «positif malgré tout»

Hier à la station de Lanaud, la chambre régionale d’agriculture tenait son assemblée générale. L’occasion de revenir sur l’action menée après une petite année d’existence.

Sécheresse, grippes aviaires, filière viande en crise, aides de la PAC toujours bloquées dans les tuyaux de l’administration...
Dans ce contexte bien morose, le monde agricole peut toutefois identifier un motif de satisfaction. A écouter le président Dominique Graciet, la mise en place de la chambre régionale d’agriculture à l’échelle du territoire néo-aquitain constitue en effet un élément «positif. Nous avons gagné notre pari en réussissant à nous organiser au plus tôt afin d’accompagner les agriculteurs face aux différentes crises. Nous avons su réorganiser la chambre régionale et on clôture ce premier exercice en positif. C’est la preuve que notre modèle économique tient la route.»
Ainsi, en un peu plus de 12 mois, plusieurs services ont vu le jour, notamment le groupement d’achat et des postes comme les polices d’assurance ou la téléphonie. Un organigramme a également été rédigé et «toutes les problématiques ont conduit à la création de groupes de travail.» Un volontarisme que le président Graciet estime fondamental ne serait-ce que pour établir «des règles identiques pour tous les agriculteurs de ce territoire.»
Chargée du lobbying auprès des services de la Nouvelle-Aquitaine, la nouvelle chambre régionale d’agriculture a déjà, aux dires de son président «réussi à débloquer des verrous. Lors de la construction du premier budget de la région, nous avons bénéficié d’une écoute particulière.» Et sur l’enveloppe demandée de 15 millions, les représentants du monde agricole ont été entendus. «Ce budget est acté en autorisation de programme. A nous maintenant de le consommer.» Sur cette somme, plus des 2/3 sont fléchés pour le plan de compétitivité avec l’amélioration des exploitations. Une manne plus que nécessaire quand on sait que, avant la fusion des chambres, chacune avait eu tendance à «surconsommer les aides européennes» qui courent pourtant jusqu’à l’horizon 2020.
Bref, dans cette réorganisation contrainte par la loi NOTRe, les  voyants sont au vert. «Nous avions le désir de faire la course en tête, exprime Dominique Graciet. D’autant qu’après la fusion des régions, la deuxième étape de la réforme territoriale va influer sur la définition du rôle des départements et des intercommunalités.» Ce qui ne sera pas sans conséquences sur le réseau des chambres départementales. «Et il faudra que ce réseau soit prêt et façonné en fonction de ces futures évolutions, dont on ne connaît encore pas exactement le réel contour. En tout cas, à notre niveau, nous nous sommes donné les moyens de travailler.»
«Débats vivants, virils et corrects»
Outre ces questions purement administratives, l’assemblée générale de la chambre a permis d’aborder, à travers l’étude de plusieurs motions, les nombreux problèmes agricoles. Avec des débats «vivants, virils et corrects», résume Dominique Graciet. On pense là aux divergences des différents groupes sur la motion concernant la grippe aviaire, le président tapant du poing sur la table pour que l’on n’oppose pas les filières entre elles. Et puis on a aussi évoqué «la mise en œuvre des aides de la PAC dans un contexte où les agriculteurs doivent subir des contrôles alors que les aides ne sont toujours pas arrivées», constate Luc Servant, vice-président de la chambre.
Par Jérôme Davoine

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