Fil info
11:54Une semaine décisive s'annonce pour . https://t.co/uu5q4vDD7X https://t.co/gD7HPn6ebG
11:50RT : Cette semaine, ça passe ou ça casse https://t.co/DsV07lgRpi
09:07Dans notre édition aujourd'hui : - Nouvelle-Aquitaine : en 2050, 1 million de plus mais à 90% de plus de 65 ans -... https://t.co/prMitTqUwl
23:41La une du Samedi 24 Juin 2017 https://t.co/7i8ntKJA32
22:30International - L’Europe libérale reprend du poil de la bête https://t.co/SQqCfzB7By
22:15Tulle - «Tulle fait sa comédie», le retour de la soirée de l’humour à l’Auzelou https://t.co/fIZB2MVBWE
22:08Corrèze - Ils innovent aujourd’hui pour demain https://t.co/N6PdQ8Kg6W
21:28Corrèze - Les enfants se mêlent de la mémoire de la Grande Guerre https://t.co/wXj9HWdMjM
21:25Région - En 2050, 1 million de plus mais à 90% de plus de 65 ans https://t.co/1b1iddNUBE
19:14Indre - 601 participants au concours national de la résistance https://t.co/LMwxOrzTB8
19:12Indre - La Maison de Reuilly a été inaugurée https://t.co/dAYQsTqrry
19:10Indre - Les jeunes pêcheurs en concours https://t.co/YtkWdCnQMa
19:04Vicq-sur-Breuilh - Poésie, jour et nuit de 15h jusqu’à plus d’heure! https://t.co/CKSRjrdR1t
19:01Saint-Junien - Bravo aux jeunes diplômés de l’Outil en Main https://t.co/CsYhlqpZ7Q
18:43Dordogne - Canicule : les personnes âgées sous surveillance https://t.co/Rsp7uEnEla
18:24Haute-Vienne - Le pastel revient à Feytiat https://t.co/IbllkOaSPA
18:22France - Jidaï, nouveau compagnon de Bruno https://t.co/sMPbVNSQfx
18:19Haute-Vienne - Gagner en vitalité dans les territoires ruraux https://t.co/VTMPu09sub
18:16Haute-Vienne - Le président de l’ALSEA veut «aller de l’avant» et continuer de protéger https://t.co/sU545QtmkJ
18:13Les salariés de GM&S Industry avait un rendez-vous important vendredi matin au tribunal de commerce de Poitiers... https://t.co/WQkwU8NjND
18:11Région - Une dernière semaine décisive https://t.co/tu2t76ViZV
18:09Région - Une dernière semaine décisive https://t.co/8bOt2D8khE
18:08Champagnat : la crèche fermera le 29 juin.... https://t.co/xYhLUTlZ6z
17:41Après la Haute-Vienne et la Corrèze, c’est en Creuse que la direction interdépartementale des routes du... https://t.co/ifMVgo9gZW
17:39Creuse - Aux abords des chantiers, des engins mais aussi des agents https://t.co/sWYqcghyAz
17:37Il était une fois un petit festival qui a fait son trou, à la manière des musiciens de Brême, tout simplement par... https://t.co/izvDLUto7E
17:35Creuse - Mômes à la page, structures au maillage https://t.co/ytgl9OTEIL
17:30Dordogne - Toujours plus pour le tri https://t.co/j3CQ78G5AY
16:37Région - Alain Nocus l’emporte https://t.co/C8py4gY9Xn

Faim d’un peu de considération

Hier, des salariés et des représentants du personnel ont entamé une grève de la faim dans le hall du CHU pour dénoncer le sous-effectif chronique dont souffre l’hôpital régional universitaire.

«J’avoue que j’ai la boule au ventre. On va rester ici dans ce couloir 24h sur 24 et l’ai un peu l’impression d’entrer en prison. C’est un cri de rage à la hauteur de la souffrance qu’endurent les collègues au quotidien. Voir les collègues pleurer, moi je n’en peux plus. Mais cette fois, on ne perdra pas.» Jeune père de famille et représentant de la CGT, Aymeric est l’un des trois du CHU qui ont décidé hier d’entamer une grève de la faim afin que les revendications du personnel, notamment en terme d’effectif soient enfin prises en considération.
«Ici, il y a environ 500 infirmières en arrêt. Les cas de burn-out se multiplient. Tous les jours, on nous rappelle sur nos temps de repos et sur nos congés annuels, décrit Jacqueline Lhomme-Léoment qui elle aussi a décidé d’exprimer sa colère en cessant de s’alimenter. Une action inédite dans un établissement où l’on connaît les dangers de ce type d’action. Mais après 40 ans de boîte, Jacqueline estime ne plus avoir d’autres choix. «Evidemment je sais les risques que je prends. Evidemment mes filles s’inquiètent. Vous savez, on est au bout du rouleau et on a tout essayé pour faire comprendre à la direction que ça ne pouvait pas continuer ainsi.» «C’est une action extrême, aussi extrême que ceux qui se suicident sur le lieu de travail, lâche Thierry Collas (Sud). Quand on demande des renforts, la direction nous parle de rentabilité. Quand on parle des malades, on nous répond T2A. On n’a plus le choix, on ne peut plus tenir. Dans une entreprise privée, on serait déjà allé aux prud’hommes. Le personnel est épuisé.»
Dans le grand couloir qui mène aux ascenseurs, deux tentes de fortune marquent le campement improvisé de la CGT et de Sud, dont les représentants vont payer de leur personne. De nombreux usagers s’arrêtent et signent la pétition. «Je suis d’accord à 100% avec vous, lance l’un d’eux au militant qui lui tend un stylo. Quand on est hospitalisé on se rend compte à quel point il manque de monde dans les services.»
La situation vécue au CHU illustre les effets de la cure d’amaigrissement subie par le personnel soignant. En cause les lois Bachelot et Touraine. «Et cette année, on prévoit encore 22.000 suppressions de postes», dénonce Thierry Collas. Avant la grève de la faim débutée hier, la CGT et Sud ont plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme. Il y a une dizaine de jours, deux mobilisations consécutives ne sont pas parvenues à inverser la tendance. «Lors des négociations, le directeur général ne s’est même pas déplacé, déplore Aymeric Martin. Et ces représentants n’ont rien annoncé d’autre que le statu quo. C’est une insulte.» Avertie de la grève de la faim qui se dessinait, la direction n’a pas plus réagi. «On nous dit qu’il n’y a pas de moyens mais par contre, le directeur général a revu à la hausse l’investissement dans les murs, s’interroge un syndicaliste. On privilégie clairement les opérations immobilières et financières». «Et ce sont les agents qui sont considérés comme une simple variable d’ajuste-ment», résume Thierry Collas.
«Hier après-midi, le directeur général n’a apporté aucune réponse aux points précis que nous lui avons soumis, explique Florence Metge. (CGT) Il nous a promis qu’il nous répondrait mais quand, on ne sait pas.» Il y a pourtant urgence notamment dans le grand couloir du CHU où on commence sérieusement à avoir les crocs.
Par Jérôme Davoine

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.