Fil info
23:26Cyclisme - Thibaut Pinot se rapproche https://t.co/JUlJDvST31
23:23Basket - Boulazac n'a pas droit à l'erreur https://t.co/Ofc0JtTnTb
23:13La une du Vendredi 26 Mai 2017 https://t.co/3cI9vLcftJ
22:41International - Donald Trump risque de plomber le climat https://t.co/Qcx60rEhvE
22:40International - Une enquête internationale https://t.co/qQgCFjMXw7
22:38France - Caroline De Haas, figure de la lutte contre la loi Travail face à El Khomri https://t.co/I2PgOPxoyL
22:35International - Première poignée de main entre Trump et Macron à Bruxelles https://t.co/SMJViJ9KN2
19:22Châteauroux - Jobdating pour trouver une nounou au relais assistants maternels https://t.co/cmfaq7Vfmr
19:19Indre - Territoire à énergie positive : 1 566 000 euros pour le PNR https://t.co/k9iGldrcUt
17:45Sainte-Feyre - Où sont passées les valeurs sociales de la MGEN ? https://t.co/43C0mEOlAV
17:40Après une première session fructueuse l’année dernière, ils remettent le couvert. L’Amoma (Association des... https://t.co/FlOnYyx1Gl
17:37Ahun - Les pieds sur terre et le cœur sur la main https://t.co/SpdpJdAsG4
17:03Le Blanc - Pascal Szkolnik, un designer scénographe aux talents multiples https://t.co/yIrd2OJO2D
16:59Argenton-sur-Creuse - Les puces des couturières ont connu un vif succès https://t.co/So9o5lZC2k
16:56La Châtre - Les talents de Maurice mis en lumière https://t.co/5JVrfHRtdD
16:52Cluis - Zorro tire l'épée jusqu'à samedi https://t.co/tI77vH4lQt
15:24Région - La circulation perturbée https://t.co/KidqFZf5BC
09:39 https://t.co/KvHzyyO6ge . Tout est dit! Vigilance et détermination Peugeot doit s'engager

Faim d’un peu de considération

Hier, des salariés et des représentants du personnel ont entamé une grève de la faim dans le hall du CHU pour dénoncer le sous-effectif chronique dont souffre l’hôpital régional universitaire.

«J’avoue que j’ai la boule au ventre. On va rester ici dans ce couloir 24h sur 24 et l’ai un peu l’impression d’entrer en prison. C’est un cri de rage à la hauteur de la souffrance qu’endurent les collègues au quotidien. Voir les collègues pleurer, moi je n’en peux plus. Mais cette fois, on ne perdra pas.» Jeune père de famille et représentant de la CGT, Aymeric est l’un des trois du CHU qui ont décidé hier d’entamer une grève de la faim afin que les revendications du personnel, notamment en terme d’effectif soient enfin prises en considération.
«Ici, il y a environ 500 infirmières en arrêt. Les cas de burn-out se multiplient. Tous les jours, on nous rappelle sur nos temps de repos et sur nos congés annuels, décrit Jacqueline Lhomme-Léoment qui elle aussi a décidé d’exprimer sa colère en cessant de s’alimenter. Une action inédite dans un établissement où l’on connaît les dangers de ce type d’action. Mais après 40 ans de boîte, Jacqueline estime ne plus avoir d’autres choix. «Evidemment je sais les risques que je prends. Evidemment mes filles s’inquiètent. Vous savez, on est au bout du rouleau et on a tout essayé pour faire comprendre à la direction que ça ne pouvait pas continuer ainsi.» «C’est une action extrême, aussi extrême que ceux qui se suicident sur le lieu de travail, lâche Thierry Collas (Sud). Quand on demande des renforts, la direction nous parle de rentabilité. Quand on parle des malades, on nous répond T2A. On n’a plus le choix, on ne peut plus tenir. Dans une entreprise privée, on serait déjà allé aux prud’hommes. Le personnel est épuisé.»
Dans le grand couloir qui mène aux ascenseurs, deux tentes de fortune marquent le campement improvisé de la CGT et de Sud, dont les représentants vont payer de leur personne. De nombreux usagers s’arrêtent et signent la pétition. «Je suis d’accord à 100% avec vous, lance l’un d’eux au militant qui lui tend un stylo. Quand on est hospitalisé on se rend compte à quel point il manque de monde dans les services.»
La situation vécue au CHU illustre les effets de la cure d’amaigrissement subie par le personnel soignant. En cause les lois Bachelot et Touraine. «Et cette année, on prévoit encore 22.000 suppressions de postes», dénonce Thierry Collas. Avant la grève de la faim débutée hier, la CGT et Sud ont plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme. Il y a une dizaine de jours, deux mobilisations consécutives ne sont pas parvenues à inverser la tendance. «Lors des négociations, le directeur général ne s’est même pas déplacé, déplore Aymeric Martin. Et ces représentants n’ont rien annoncé d’autre que le statu quo. C’est une insulte.» Avertie de la grève de la faim qui se dessinait, la direction n’a pas plus réagi. «On nous dit qu’il n’y a pas de moyens mais par contre, le directeur général a revu à la hausse l’investissement dans les murs, s’interroge un syndicaliste. On privilégie clairement les opérations immobilières et financières». «Et ce sont les agents qui sont considérés comme une simple variable d’ajuste-ment», résume Thierry Collas.
«Hier après-midi, le directeur général n’a apporté aucune réponse aux points précis que nous lui avons soumis, explique Florence Metge. (CGT) Il nous a promis qu’il nous répondrait mais quand, on ne sait pas.» Il y a pourtant urgence notamment dans le grand couloir du CHU où on commence sérieusement à avoir les crocs.
Par Jérôme Davoine

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.